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2006 L’Année de l’Arménie en France ’Arménie, mon amie’

Le 30 septembre 2006

Le coup d’envoi de l’Année de l’Arménie a eu lieu à Erevan le 30 septembre 2006 avec l’inauguration de la place de France et le concert de Charles Aznavour, place de la République.

Le coup d’envoi de l’Année de l’Arménie a eu lieu à Erevan le 30 septembre 2006 avec l’inauguration de la place de France et le concert de Charles Aznavour, place de la République.

La singularité de l’Année de l’Arménie tient dans le fait qu’elle rend compte de l’expérience his-torique
d’un peuple très ancien et de son rayonnement en dehors des frontières de l’actuelle République. « Arménie, mon amie » évoque ainsi le destin arménien dans toutes ses dimensions, de l’histoire mythique qui débute avec l’Arche de Noé échouée au sommet du Mont Ararat jusqu’à la tragédie du génocide de 1915, traumatisme historique dont la mémoire structure encore fortement l’identité arménienne, et qui a jeté ce peuple sur les chemins de l’exil : « J’ai connu les douleurs de ce monde mensonger, je souffre l’absence de mes compagnons ; Grue, n’as-tu
pas une petite nouvelle de notre pays ? » écrivait le grand compositeur Komitas.

Cette Année de l’Arménie en France convie d’abord le public français à découvrir une histoire dense et tourmentée, dont témoigne l’exceptionnelle richesse du patrimoine arménien parvenu jusqu’à nous. Certaines expositions reviennent plus particulièrement sur l’ancienneté du peuple arménien : c’est le cas de « Au pied du Mont Ararat, splendeur de l’Arménie antique » (Arles) qui présente une sélection d’oeuvres de la période dite d’Ourartou (IXe - début VIe siècle avant J.-C.),
premier « Etat » centralisé arménien et l’un des plus puissants de l’antique Proche-Orient, mais également de la période achéménide, puis hellénistique et romaine.

L’exposition intitulée « Dans les montagnes de l’Arménie - Trésors du Musée de Gumri - 500 000 ans d’histoire » (Saint-Raphaël et Rouen) revient, elle, sur la manière dont les recherches archéologiques conduites dans la région du Chirak éclairent l’histoire des origines de l’occupation humaine en Arménie. Elle s’appuie sur les collections du dépôt de Gumri, vestige du grand musée régional détruit par le séisme de 1988, mais également sur des objets en provenance du Louvre et du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye.

L’histoire tourmentée de la civilisation arménienne s’est poursuivie après la chute du Royaume de Cilicie en 1375. Jusqu’en 1918, les Arméniens constituent un peuple sans Etat, pour l’essentiel dispersé dans les Empires ottoman, perse, et russe à partir de 1828. Malgré les vicissitudes de l’histoire, ce peuple a su préserver une identité très forte. Ainsi quand en 1603, Shah Abbas décide la déportation de 300 000 Arméniens de Djoulfa (située actuellement en Azerbaïdjan) vers la nouvelle capitale de l’Empire perse, Ispahan, les Arméniens créent une cité, La Nouvelle Djoulfa, où pendant quatre cents ans, ils maintiennent leur identité en symbiose avec l’environnement islamique et établissent des liens culturels, artistiques et commerciaux jusqu’en Europe, aux Indes et en Extrême-Orient, ainsi que le montre une série de photographies, d’estampes, de tableaux et de gravures exposées à la Maison des arts d’Antony. L’identité arménienne est structurée par le christianisme et la langue. Avec "Armenia sacra", le Musée du Louvre présente ainsi, pour la première fois, une exposition consacrée à l’art chrétien arménien depuis la conversion de l’Arménie (IVe siècle) jusqu’à l’aube du XIXe siècle, à travers deux
cents oeuvres parmi lesquelles figurent des manuscrits enluminés, des reliquaires, des objets d’orfèvrerie
ou encore une trentaine de khatchkars (littéralement "croix de pierre"), véritables professions
de foi gravées dans la pierre sans équivalent ailleurs. Parallèlement, le Musée des Tissus et des arts décoratifs et le Musée de Fourvière de Lyon exposent également de splendides pièces d’art liturgique arménien (tentures de choeurs, calices, évangéliaires...) provenant du Musée historique d’Erevan et du trésor du siège-catholicossat d’Etchmiadzine (capitale religieuse).

© samedi 30 septembre 2006, par Russie.net

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