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Arkhangelsk et la réserve de biosphère de Kenozerskiy

La nord-ouest de la Russie comprend les Républiques de Carélie et de Komi, le District Autonome des Nenets, les provinces d’Arkhangelsk, Vologda, Kaliningrad, Kirov, Leningrad, Mourmansk, Novgorod et Pskov, ainsi que Saint-Pétersbourg. Il existe un lien historique entre toutes ces régions. (Pour des raisons administratives, le Consulat Général du Canada à Saint-Pétersbourg couvre les régions suivantes : Saint-Pétersbourg, Leningrad, Novgorod, Pskov, Arkhangelsk, Mourmansk, la République de Carélie, le District Autonome des Nenets et la République de Komi).

Ces territoires ont en commun des particularités naturelles, géographiques, climatiques, historiques et culturelles, qui sont à la base du développement socio-économique de leurs populations. Ils se situent au nord-ouest de la Russie, bordés au nord par la mer de Barents, la mer Blanche et la mer de Kara, et au sud-ouest par la mer Baltique. Les pays frontaliers sont la Norvège, la Finlande, les pays baltes et la Pologne.

La population du nord-ouest de la Russie est d’environ 17 millions d’habitants (soit 11% de la population totale du pays), ce qui représente plus de trois fois le population finlandaise toute proche. Près de 70% de cette population est urbaine. La superficie totale de la région est de 1,8 millions de kilomètres carrés − soit 10,5% du territoire russe −, ce qui est plus grand que les cinq pays scandinaves (la Suède, la Finlande, la Norvège, l’Islande et le Danemark) qui, réunis, font 1,6 millions de kilomètres carrés. Environ un tiers de la population du nord-ouest de la Russie vit à Saint-Pétersbourg.

Le climat de la région est continental modéré : les étés y sont chauds et humides, les hivers rudes, avec de fortes chutes de neige. La nature est diversifiée, allant des déserts de l’Arctique aux forêts. Les paysages sont, pour la plupart, plats, avec de nombreux lacs et rivières, dont les plus longs sont les lacs Ladoga, Onega, Beloye et Ilmen. Plusieurs rivières sont navigables et elles constituent un véritable réseau de navigation, permettant un commerce direct entre les mers du nord et du sud et les différentes zones économiques de Russie.

Les richesses naturelles de base de la région sont de vastes gisements de charbon, ainsi que des minerais de cuivre, de nickel, d’apatite, de bauxite, de néphéline et de manganèse, des gisements de pétrole, de gaz, d’huile de schiste et enfin, la tourbe. C’est, en outre, du nord-ouest de la Russie que proviennent 60% de la production de bois de la partie européenne du pays.

Les industries de base de la région sont la production de machines et d’outils, le traitement du métal et du bois, les chantiers navals, la métallurgie, l’industrie de la pâte à papier et du papier, la chimie, l’extraction de pétrole, de gaz et d’huile. La production de biens de consommation et de matériel électronique est également assez bien développée. Dans le secteur agricole, l’élevage (pour la viande et pour la tannerie), ainsi que la culture de légumes et du lin dominent. L’industrie de la pêche est, elle aussi, bien développée. Suite au démantèlement de l’Union Soviétique, la reconstruction des ports de Saint-Pétersbourg, d’Arkhangelsk, de Mourmansk et de Kaliningrad, ainsi que la construction de nouveaux ports sur la mer Baltique, sont essentielles pour le développement économique futur.

Le nord-ouest de la Russie, vaste réseau d’institutions scolaires et de centres d’enseignement supérieur, rassemble une grande partie du potentiel scientifique du pays.

20% de minerais de fer, 18% du laminage, 15% de l’acier, 17% de l’acide sulfurique, ainsi que des quantités considérables de dérivés du pétrole et du gaz proviennent du nord-ouest de la Russie, tout comme plus du quart de la production nationale de bois et 56% de la production de papier journal. La région fournit aussi près de 20% de la production de poissons et autres fruits de mer, et 30% de ses produits industriels sont exportés vers plus de 50 pays étrangers.

L’économie du nord-ouest de la Russie est en majeure partie basée sur sa richesse en matières premières. C’est en effet là que sont concentrés à peu près 72% des réserves d’apatite du pays et pratiquement 100% de l’exploitation russe de ce minerais, environ 77% des réserves de titane, 45% des réserves de bauxite, 19% des réserves en eau minérale du pays, et près de 18% des réserves de diamant et de nickel. Enfin, la production de pétrole et de charbon constitue également un secteur de plus en plus important de l’économie russe.

Le nord-ouest de la Russie abrite de célèbres centres culturels, des monuments architecturaux, historiques et culturels de renommée internationale. Avec sa nature et son climat uniques, la région offre la possibilité de développer divers types de tourisme. Les récentes réformes sont cruciales pour l’économie locale dont l’orientation, durant l’ère soviétique, était essentiellement militaire. L’expérience du renouveau industriel et du développement des entreprises privées de la dernière décennie ouvre la voie à la coopération, aux investissements dans la production et à la réalisation de projets.

D’importants liens et contacts entre le nord-ouest de la Russie et d’autres régions de la Fédération Russe, ainsi que le Commonwealth des Etats Indépendants et des pays étrangers, dans les domaines du commerce et de l’industrie, constituent une base solide pour de prometteuses réformes du marché.

La taille de ce marché potentiel, l’abondance et la diversité de ses ressources naturelles, la main d’œuvre hautement qualifiée, la base scientifique et technique fortement développée, alliées aux atouts d’une position géographique stratégique (au cœur du réseau de transport commercial international) sont un atout considérable qui contribue à rendre le climat favorable aux investissements.

Les gisements de pétrole et de gaz de la plate-forme du District des Nenets et de la mer de Barents sont les plus attractifs pour les investissements. A eux seuls, leur plus grands projets sont estimés à près de vingt-cinq milliards de dollars de production. Selon des prévisions d’experts, ce district pourrait devenir le deuxième plus gros producteur de fuel du pays. Si on entame l’exploitation industrielle des réserves de pétrole et de gaz de la plate-forme, cela lancera le développement des côtes de la région : une telle initiative créera des emplois pour la population locale et l’industrie de la défense, jusqu’ici très présente sur une grande partie du territoire, subira une reconversion.

Selon les autorités régionales, les priorités actuelles en matière d’investissements sont les suivantes : les produits de haute technologie, la reconversion des zones militaires, le développement de nouveaux gisements de ressources naturelles, le développement d’un réseau national de transport, la protection de l’environnement, le développement du tourisme et la création de nouvelles infrastructures.

Les activités des autorités administratives et législatives de la région, destinées à améliorer l’attractivité de celle-ci, sont parvenues à leurs fins : elles ont fait du nord-ouest de la Russie une des régions les plus attractives du pays, pour tout investisseur potentiel.

Saint-Pétersbourg et la Province de Leningrad se rangent parmi les leaders russes en termes d’investissements étrangers directs ; la République de Komi et la Province d’Arkhangelsk font partie des vingt régions les plus avancées de la Fédération Russe. Le nord-ouest de la Russie occupe la seconde place pour les investissements étrangers directs, après le District Central Fédéral.

Parmi les investisseurs étrangers dans le nord-ouest de la Russie, on retrouve de grandes compagnies multinationales telles que General Electrics, ABB, Siemens, JT-International, Philip Morris, Wrigley, Nestlé, Coca-cola et Pepsi-cola, Conaco, Caterpillar, Procter et Gamble, ICN Pharmaceuticals, De Biers, etc. La Finlande est par ailleurs un partenaire traditionnel et un investisseur important dans la région : 80% des investissements finlandais à l’étranger se font dans cette partie de la Russie.

Bien que l’environnement économique soit quelque peu complexe, la tendance à l’exportation vers l’Ouest est à la hausse, avec environ neuf mille partenariats entre la région et l’étranger, qui représentent 40% des rentrées économiques de Saint-Pétersbourg.

Les investissements dans les industries extractives et le traitement des matières premières resteront évidemment considérables. Des compagnies aussi bien portantes que Vologodskaya Severstal, Novgorodsky Acron, KomiTEK, les chantiers nationaux intégrés de Kolsky de fer et d’acier (Province de Mourmansk), ou encore l’usine intégrée de Kotlasky de pâte à papier et de papier (Province d’Arkhangelsk), pourraient être d’un intérêt certain pour des investisseurs.


Tout ce qui relève du développement et de la modernisation des systèmes de transport est une priorité particulière pour le nord-ouest de la Russie. Il y n’y a actuellement qu’un seul centre de transit dans la région - Saint-Pétersbourg, où l’on trouve des grands-routes, un chemin de fer, des voies d’eau et un port. Ceci dit, ce « réseau » fonctionne de plus en plus souvent mal, surtout lorsque des cargos arrivent au port. La solution du problème pourrait être la formation d’un réseau de terminaux maritimes spécialisés, qui réduiraient les « embouteillages » au niveau des autres voies de transport.

La Réserve de biosphère de Kenozerskiy

La Réserve de biosphère de Kenozerskiy (Fédération de Russie), dans le nord-ouest du pays, comprend des écosystèmes de forêts vierges de taïga et une zone tampon dans laquelle les techniques de sylviculture durable sont pratiquées. C’est aussi une zone de transition dont les activités, comme le tourisme mais aussi l’artisanat et le commerce traditionnels, sont relancées. Le site est un habitat d’importance mondiale pour les oiseaux migrateurs et il présente des écosystèmes forestiers et marécageux uniques.

Le parc national Kenozerskiy a été crée le 28 décembre 1991. Le parc national Kenozerskiy couvre une surface de 100 km2. Il contient environ 100 Monuments historiques d’importance exceptionnelle.

Arkhangelsk

L’océan arctique, situé entièrement dans la région polaire du nord, est le plus petit des océans du monde et le plus peu profond. Il est relié à l’océan pacifique par le détroit de Bering. Les ports principaux de l’océan arctique sont les villes russes de Mourmansk et d’Arkhangelsk (Archangel). Arkhangelsk a été fondée en 1584 par le tsar russe Ivan le Terrible.

Le premier professeur à l’Académie des sciences et le premier académicien russe en chimie, Mikhaïl Vassiliévitch Lomonossov, fils du pays

Né près de Kholmogory, dans le gouvernement d’Arkhangelsk, fils de pêcheur, Mikhaïl Vassiliévitch Lomonossov apprit à lire et à écrire auprès d’un paysan durant les longues veillées d’hiver, s’intéressa beaucoup à la grammaire slave, qu’il sut bientôt par coeur. En décembre 1730, il s’enfuit secrètement de la maison paternelle, gagna la grande cité à pied en se cachant dans un convoi de poissons, se fit admettre dans une école claustrale et, au bout de quatre ans, fut envoyé à l’Académie de Kiev.

Il apprit les langues anciennes, surtout le latin qui lui servit de moyen de communication avec les savants européens, à l’Académie slavo-gréco-latine, où les conditions d’existence étaient plutôt misérables : "Touchant une bourse de trois kopecks par jour, je ne pouvais en consacrer plus d’un demi au pain, un autre demi au kvas, réservant le reste pour le papier, les chaussures et autres nécessités de l’existence. J’ai passé ainsi cinq années sans renoncer à la science." Au début de 1736, il fut envoyé à l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, qui lui permit d’accroître ses connaissances à l’étranger. À Marbourg, il étudia la physique avec Christian Wolff (1679-1754), et cultiva en même temps les belles lettres. En 1739, à Freyberg, il s’initia à la chimie, à la géologie et à l’industrie minière. Rentré en Russie en 1741, il ne tarda pas à être remarqué par la nouvelle impératrice Élisabeth Pétrovna, et fut nommé professeur de chimie à l’Académie des sciences, en août 1745. Il s’efforça de développer la science russe encore balbutiante, et se querella avec les Allemands qui dirigeaient l’Académie. Il s’occupa d’abord de physique, puis de chimie, et, dans la dernière partie de sa vie, surtout de sciences naturelles et appliquées.

Il fut nommé aussitôt membre adjoint de l’Académie des sciences. Il devint par la suite membre titulaire de l’Académie (1751), directeur du gymnase et de l’université (1760), conseiller d’État (1764).

Nommé en 1758 directeur du département de géographie à l’Académie, il lança une vaste enquête topographique, ethnique et économique, dont il ne put exploiter les résultats, car ils mirent plus de dix ans à parvenir !

Vers la fin de sa vie, la plus curieuse activité de Lomonossov fut la confection de plusieurs belles mosaïques (La Bataille de Poltava , Pierre le Grand ), grâce à ses expériences sur la coloration du verre ; une équipe de techniciens formés par lui mena à bien une partie de ses projets.

Il mourut à Denissovska au moment où l’impulsion de Catherine II et le progrès des Lumières commençaient d’animer le vaste empire russe.

Catherine II lui fit des funérailles magnifiques, et son corps fut inhumé dans l’église Saint-Alexandre-Nevsky, où Voronzov lui a fait construire un tombeau. Un autre monument lui a été élevé à Arkhangelsk en 1838.

Il a eu parmi ses contemporains la réputation d’un illustre savant, et Euler a parlé dans les termes les plus enthousiastes de ses travaux sur la physique, la chimie, la minéralogie et la métallurgie. Mais il a été plus admiré encore comme écrivain. Le "père de la littérature russe moderne", comme on l’a surnommé, a réalisé une véritable évolution de la langue russe, qu’il a à la fois polie et considérablement enrichie. Ses célèbres poésies comprennent : deux volumes d’odes, parmi lesquelles on remarque surtout ses Méditations du soir et du matin sur la grandeur de Dieu, qui ont été traduites en français, un poème épique en deux chants sur Pierre Ier, la Petriade, deux tragédies dans le genre français, des hymnes religieux, des cantiques, des chants profanes, etc. On lui doit en outre une Histoire de la Russie, une Chronologie russe, une bonne grammaire russe, toutes de grande valeur et un Cours de rhétorique !

Mikhaïlo Vassiliévitch Lomonossov, grand philologue et savant russe

L’Académie impériale des Sciences russes, dont les bases furent posées par Pierre le Grand à St-Pétersbourg, en 1724, ne fut réalisée que sous Catherine I, en 1725. Sous la présidence de Cyrille Razoumovski, fils de l’ancien favori d’Élisabeth, l’Académie des sciences, fondée par Pierre le Grand et Catherine Ire, commençait à faire parler d’elle : elle publiait des livres et des traductions et composait un étonnant cabinet des curiosités ’Kounstkamera’.

Saint-Pétersbourg, qui n’avait encore que 74 000 habitants, prenait figure de capitale en 1724. L’Italien Rastrelli bâtissait le Palais d’Hiver, le monastère de Smolny pour les filles de la noblesse, traçait le plan de Tsarskoé Sélo (le Versailles russe) et le palais de l’Académie des sciences.

Montée sur le trône en 1762, Catherine II a pour ambition de poursuivre l’œuvre civilisatrice de Pierre 1er. Protectrice des lumières, elle lit l’Esprit des lois de Montesquieu, dont elle s’inspire pour rédiger son Nakaz, et achète les bibliothèques de Voltaire et de Diderot. Le frère de Potemkine traduit Rousseau, Ivan Ivanovitch Betski, le conseiller de l’impératrice s’inspire directement des idées de Rousseau pour rédiger ses projets d’établissements d’enseignement impériaux.

Pierre le Grand avait tenté de répandre chez ses sujets quelques éléments de civilisation. Un demi-siècle plus tard, Catherine II tenait à compléter l’œuvre de Pierre Ier en accordant son soutien à tous ceux dont le talent contribuait à imposer l’image d’une Russie devenue l’égale de l’Europe dans la diffusion des Lumières.

Mikhaïlo Vassiliévitch Lomonossov, grand philologue et savant russe s’efforça de développer la science russe encore balbutiante, et se querella avec les Allemands qui dirigeaient l’Académie. Occupant de son activité proprement encyclopédique l’intervalle qui sépare les deux règnes, Lomonossov représente avec éclat le type même de l’intellectuel, inconnu jusqu’alors dans un pays aux traditions culturelles presque exclusivement populaires et religieuses : "Il fut à lui seul notre première Université", disait Pouchkine.

Manuscrits "Les évangéliaires d’Arkhangelsk de 1092, classés par l’UNESCO"

Les évangéliaires d’Arkhangelsk de 1092 sont des manuscrits de première importance dans l’histoire universelle de la philosophie et de la culture. Ces évangéliaires donnent une idée précise du stade de développement de la littérature russe ancienne, de ses écoles et ateliers de copistes, et de la propagation du slavon. Les évangéliaires d’Arkhangelsk sont uniques du point de vue de la linguistique, de la paléographie et la codicologie (parchemin, 20 x 16,6 cm, 178 feuillets illustrés).



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