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Ballet ’La Fille du Pharaon’ du Théâtre Bolchoï de Moscou à Paris !

Du 07/01/2004 au 24/01/2004 , Paris-Moscou

La Fille du Pharaon est le premier grand ballet spectaculaire que Marius Petipa compose en Russie où, depuis 1847, il a repris des oeuvres d’autres chorégraphes ou monté des ballets en un acte. Pour la première fois, il chorégraphie de grands pas d’ensemble, de nombreuses variations, auxquels s’ajoutent danses de caractère et scènes de pantomime.

Second programme

La Fille du Pharaon

Ballet en trois actes et neuf tableaux
Sujet de Jules-Henri Saint-Georges et Marius Petipa d’après le roman de Théophile Gautier Le Roman de la momie.

Création le 18 janvier 1862 au Théâtre Bolchoï de Saint-Pétersbourg

Nouvelle production le 5 mai 2000

LA FILLE DU PHARAON DE MARIUS PETIPA

La Fille du Pharaon est le premier grand ballet spectaculaire que Marius Petipa compose en Russie où, depuis 1847, il a repris des oeuvres d’autres chorégraphes ou monté des ballets en un acte. Pour la première fois, il chorégraphie de grands pas d’ensemble, de nombreuses variations, auxquels s’ajoutent danses de caractère et scènes de pantomime. Créé en 1862 au Théâtre Bolchoï de Saint-Pétersbourg (avec Petipa dans le rôle de Lord Wilson), La Fille du Pharaon - d’après Le Roman de la momie (1857) de Théophile Gautier - connût un succès retentissant. Le ballet fut remonté en 1864 au Théâtre Bolchoï de Moscou et Alexandre Gorski créa sa propre version en 1905. La dernière représentation de La Fille du Pharaon fut donnée en 1926, au Théâtre Mariinski, avec Marina Semenova dans le rôle d’Aspicia.

LA RECONSTITUTION DE PIERRE LACOTTE

Invité par le Ballet du Théâtre Bolchoï à remonter La Fille du Pharaon, Pierre Lacotte a effectué un long travail de recherches afin de réunir les éléments dispersés de cette oeuvre oubliée (partition, chorégraphie, costumes, décors). Il a consulté les archives de nombreux musées et collections privées. Il a fait également appel à la mémoire d’anciens danseurs et a puisé dans le répertoire que Lioubov Egorova (son professeur) lui avait transmis et qu’elle avait appris de Marius Petipa à Saint-Pétersbourg. Celle-ci lui a ainsi raconté et montré de nombreux passages de ce ballet, dans lequel elle avait interprété le rôle d’Aspicia. Cependant, si la partition de Cesare Pugni a pu être reconstituée grâce aux documents originaux, ce ne fut pas le cas pour la chorégraphie de Petipa. Seules quatre variations originales figurent dans le ballet, ainsi qu’une variation de Gorski. Pierre Lacotte a dû réduire le ballet (qui durait à l’origine quatre heures) et compléter la chorégraphie dans le vocabulaire, le style et l’esprit de Marius Petipa. Les décors et costumes, fidèles à l’atmosphère de l’Egypte ancienne, ont été recréés dans un style plus contemporain que les originaux retrouvés sur les photos et les esquisses. La Fille du Pharaon est un grand ballet qui s’inscrit dans la tradition romantique, un spectacle exotique et féerique avec des défilés impressionnants, de grandes scènes de groupe et de nombreux solos et pas de deux.

RESUME DU BALLET

Lord Wilson, un jeune anglais, voyage en Egypte avec son serviteur, John Bull. Au pied d’une pyramide, ils rencontrent une caravane de marchands qui les invite sous leur tente. Une violente tempête oblige le groupe à se réfugier rapidement dans la pyramide. Le gardien demande à ces hôtes inattendus de respecter le lieu, tombeau d’Aspicia la fille d’un des plus puissants Pharaon d’Egypte.
Après avoir fumé une pipe d’opium avec les marchands, Lord Wilson, enivré par les fumées, se trouve projeté en rêve à l’époque pharaonique : il devient Taor et tombe amoureux d’Aspicia qu’il sauve des griffes d’un lion.
Le Pharaon, malgré sa reconnaissance, a d’autres projets pour sa fille et accorde la main d’Aspicia au Roi de Nubie. Afin d’éviter ce mariage, les jeunes gens s’enfuient et se réfugient dans la cabane d’un pêcheur sur les bords du Nil. Alors que Taor est absent, le Roi de Nubie, accompagné de ses gardes, fait irruption dans la cabane. Pour leur échapper, Aspicia plonge dans le fleuve où elle est accueillie par le puissant Dieu du Nil. Celui-ci exauce son voeu, celui de revoir Taor, et la renvoie sur la terre ferme. De retour au Palais, elle apprend que Taor a été condamné à mort par le Pharaon, qui l’accuse d’avoir enlevé sa fille. Elle se déclare alors prête à subir le même sort que son amant si son père ne lui rend pas la liberté. Touché par la profondeur des sentiments d’Aspicia, le Pharaon revient sur sa sentence et bénit le couple.
Au plus fort des réjouissances, une pyramide apparaît dans la brume à la place du Palais. Lord Wilson se réveille et, regardant la tombe de la fille du Pharaon, se remémore son rêve merveilleux.

LA MUSIQUE

« Travailler sur la partition de La Fille du Pharaon me causa, dès le début, maints problèmes. La partition devait normalement se trouver dans les archives du Théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg, mais je n’y découvris que la musique du premier acte. Tout ce que nous possédions au Théâtre Bolchoï de Moscou étaient les partitions pour les différents instruments (qui dataient de 1864), ainsi qu’une partition pour piano publiée avant la Révolution. J’appris par la suite que la musique de La Fille du Pharaon avait été découverte en France. Il ne s’agissait, en fait, que la partition pour violon. De son côté, Pierre Lacotte est arrivé à Moscou avec sa propre version musicale du ballet, travaillé et enregistré par le pianiste dans des tempi différents. Mon travail consista donc à réunir ces différentes partitions (celles pour piano, pour instruments individuels et pour violon) en une seule. Je voulus m’assurer, pour la postérité, que tout avait été préservé dans sa forme originale. J’ai donc rassemblé toute la musique, l’ai travaillée sur informatique et c’est ainsi que les passages perdus furent entièrement réorchestrés. Le style musical de La Fille du Pharaon est celui de Cesare Pugni : personne, aujourd’hui, ne joue ni n’orchestre de cette façon. La musique du ballet est très agréable mais, à proprement parler, elle avait besoin d’être réarrangée. Travailler sur cette partition fut extraordinairement intéressant car elle date d’une époque où la Russie et ses ballets étaient à leur apogée. J’aime me souvenir de notre histoire : je voudrais que cet "esprit historique" reste présent dans le ballet. »

Alexander Sotnikov

Pierre Lacotte - chorégraphie, décors et costumes

Né en 1932, Pierre Lacotte a été formé à l’École de danse de l’Opéra de Paris. Entré dans le Corps de Ballet en 1946, il est choisi par Serge Lifar pour être soliste dans Septuor (avec Claude Bessy). Nommé « Premier danseur » en 1951, il danse le répertoire, ayant souvent pour partenaires Yvette Chauviré, Lycette Darsonval ou Christiane Vaussard. L’une de ses premières chorégraphies (La Nuit est une sorcière, musique de Sydney Béchet) est primée par la Télévision belge en 1954, ce qui l’incite à démissionner de l’Opéra pour continuer à créer.
Il fonde en 1955 sa propre compagnie, « Les Ballets de la Tour Eiffel », qui se produit au Théâtre des Champs-Elysées (chorégraphies de Solstices - musique de Daniel Wayenberg ; Gosse de Paris - musique de Charles Aznavour ; Concertino - musique de Vivaldi). Il poursuit parallèlement sa carrière d’interprète. Il est invité à danser à New-York avec Melissa Hayden au Metropolitan Opera, à Londres avec Violette Verdy, au Bénélux, en Allemagne et en Suisse. Il est sollicité par plusieurs Festivals qui lui commandent des ballets : Such Sweet Thunder (Duke Ellington) à Berlin, la chorégraphie d’Hippolyte et Aricie (Rameau) pour le Festival du Marais, Le Combat de Tancrède (Monteverdi) pour Aix-en-Provence. Devenu directeur des Ballets des J.M.F. (Jeunesses Musicales de France) en 1963, il y crée - en sept ans - plusieurs ballets (dont Bifurcations, Hamlet, Penthésilée, et La Voix en collaboration avec Edith Piaf). C’est en écrivant un livre sur le ballet romantique qu’il retrouve, en 1968, des documents sur La Sylphide de Philippe Taglioni (1832), lui permettant de remonter l’oeuvre. Réalisée d’abord pour la télévision (en 1971), La Sylphide est ensuite portée à la scène, l’Opéra de Paris ayant invité le chorégraphe et ses interprètes (Ghislaine Thesmar et Michaël Denard) à reprendre l’oeuvre au Palais Garnier (le 9 juin 1972). Il remontera ensuite ce ballet à Tokyo, Buenos Aires, Prague, New-York, Monte-Carlo, Novossibirsk, Rome, Helsinki et Rio de Janeiro.

Depuis, Pierre Lacotte est devenu le "spécialiste" des reconstitutions des oeuvres du répertoire romantique : Coppélia et le pas de six de La Vivandière (Arthur Saint-Léon), ainsi que le pas de deux du Papillon (la seule chorégraphie de Marie Taglioni) pour l’Opéra de Paris et le Kirov de Saint-Pétersbourg, La Fille du Danube de Taglioni pour le Théâtre Colón de Buenos Aires, Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot (décors et costumes d’après la création de 1841) pour le Ballet du Rhin, les Ballets de Monte-Carlo et le Ballet National de Nancy, Nathalie ou la laitière suisse (Taglioni) pour Ekaterina Maximova et le Ballet Classique de Moscou (1980), Marco Spada d’après Joseph Mazilier pour Rudolf Noureev à l’Opéra de Rome (1981) et à l’Opéra de Paris (1985), La Gitana (Taglioni) au Ballet National de Varsovie (1993), L’Ombre (Taglioni) au Ballet National de Nancy (1993), Le Lac des fées (Taglioni) au Staatsoper de Berlin (1995), Le Lac des cygnes (Petipa et Ivanov) au Ballet National de Nancy (1998), La Fille du Pharaon (Petipa) avec le Ballet du Théâtre Bolchoï à Moscou (2000) et Casse-Noisette (Petipa et Ivanov) à l’Opéra National d’Athènes (2000).

Il a également remonté des oeuvres de Mikhaïl Fokine : L’Oiseau de feu pour l’École de danse de l’Opéra (en 1991 et 2000), Le Spectre de la rose pour le Ballet de l’Opéra (en 1997) et Les Danses polovtsiennes du Prince Igor pour les Ballets de Monte-Carlo (en 1986). En 2002, Pierre Lacotte a remonté Coppélia pour le Ballet de Shanghai (Chine) et présenté Ondine avec le Ballet du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, en février 2003. Après avoir enseigné au Conservatoire National Supérieur et à l’Opéra de Paris, il a été nommé en 1985 - aux côtés de Ghislaine Thesmar - directeur des nouveaux « Ballets de Monte Carlo ». Il y créé Te Deum de Georges Bizet et Vingt-quatre heures de la vie d’une femme d’après Stefan Zweig sur une musique d’Hervé Niquet. En 1988, il rejoint le Ballet de l’Opéra de Vérone, avant d’être nommé directeur artistique du Ballet National de Nancy et de Lorraine (poste qu’il occupe de 1991 à 1999). Commandeur des Arts et Lettres, il est l’auteur - avec Jean-Pierre Pastori - d’un livre : Tradition (Editions Favre, 1987).

PALAIS GARNIER
Place de l’Opéra
75009 PARIS
Tél. 08 36 69 78 68

Premier programme :

- Janvier 2004 : 7, 8, 9, 10, 11 (matinée)

Deuxième programme :

- Janvier 2004 : 15, 16, 17, 18 (matinée)

Troisième programme :

- Janvier 2004 : 21, 22, 23, 24

Spectacle à 19h30, sauf les matinées à 14h30

Du 07/01/2004 Au 24/01/2004 :
- de 19:30 à 22:30
- le mercredi, jeudi, vendredi, samedi.

Tarifs d’entrée : Tarif en prévente (plein tarif) : 81,8€
Tarif en prévente (demi tarif) : 75,8 €.

© jeudi 8 janvier 2004, par Russie.net

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