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Comédie-ballet ’Le Clair ruisseau’ du Théâtre Bolchoï de Moscou à Paris !

Du 07/01/2004 au 24/01/2004 , Paris-Moscou

Le Clair ruisseau a été créé le 4 avril 1935 au Théâtre Maly de Leningrad et repris au Théâtre Bolchoï de Moscou, le 30 novembre 1935. Fedor Lopoukhov avait imaginé une amusante comédie du genre vaudeville, mettant en scène des danseurs classiques venus passer quelques jours à la campagne. La rencontre entre les artistes et les paysans d’un kolkhoze, prétexte à maintes plaisanteries et quiproquos, permettait à Lopoukhov de déployer son inventivité en créant des danses villageoises inspirées du folklore et de nombreuses scènes comiques.

Troisième programme

Le Clair ruisseau

Comédie-ballet en deux actes et quatre tableaux
Sujet d’Adrian Piotrovski et de Fedor Lopoukhov
Création le 4 avril 1935 au Théâtre Maly de Leningrad
Nouvelle production le 18 avril 2003 au Théâtre Bolchoï de Moscou

LA CREATION DU CLAIR RUISSEAU

Le Clair ruisseau a été créé le 4 avril 1935 au Théâtre Maly de Leningrad et repris au Théâtre Bolchoï de Moscou, le 30 novembre 1935. Fedor Lopoukhov avait imaginé une amusante comédie du genre vaudeville, mettant en scène des danseurs classiques venus passer quelques jours à la campagne. La rencontre entre les artistes et les paysans d’un kolkhoze , prétexte à maintes plaisanteries et quiproquos, permettait à Lopoukhov de déployer son inventivité en créant des danses villageoises inspirées du folklore et de nombreuses scènes comiques. Le ballet obtint un grand succès auprès du public, mais un éditorial - publié en février 1936 dans La Pravda et intitulé « Ballet infidèle » - devait entraîner la disparition du ballet du répertoire du Bolchoï. En effet, au moment de la création du Clair ruisseau, une attaque officielle était déclenchée contre Chostakovitch - dont la musique était déclarée « formaliste » et ne traitant pas d’une manière assez sérieuse des problèmes de la vie des kolkhoziens. On reprochait également à Lopoukhov d’avoir déployé un monde imaginaire pour le ballet et de ne pas avoir retranscrit la réalité des fermes collectives, s’éloignant ainsi du genre officiel de cette période, le « Drambalet », qui privilégiait une danse "réaliste", inspirée de situations de la vie réelle. Le ballet ne devait jamais être repris avant 2003. LE BALLET D’ALEXEI RATMANSKY « Lorsque je me suis intéressé à la partition du Clair ruisseau, j’ai immédiatement pensé : quelle terrible injustice qu’un tel travail soit oublié sur l’étagère d’une librairie depuis des décennies et ne soit pas interprété sur scène. Aussi, lorsque le Théâtre Bolchoï m’a demandé de créer une oeuvre pour la compagnie, j’ai choisi ce ballet de Chostakovitch. Dans la partition qu’il a écrite pour le livret de Piotrovski et Lopoukhov, Chostakovitch a consciemment retranscrit toutes les péripéties de l’intrigue. Fidèle à l’approche des créateurs, j’ai remonté une comédie, tout en supprimant les répétitions pour réduire le ballet de trois à deux actes. Je suis heureux que Le Clair ruisseau soit à nouveau au répertoire du Bolchoï, là où il doit être. »

Alexei Ratmansky

LA MUSIQUE

« Créer un ballet sur un thème soviétique est une tâche difficile et une grande responsabilité. Mais je n’ai pas peur de la difficulté. Rester dans les sentiers battus est peut-être plus facile et plus sûr, mais c’est également ennuyeux, inintéressant et dépourvu de sens.
La musique, de mon point de vue, doit être légère, divertissante et surtout « dansable ». J’ai intentionnellement pensé à un vocabulaire tranché qui serait compréhensible à la fois par le spectateur et l’interprète.
Le Clair ruisseau est mon troisième ballet sur un thème soviétique. Je considère les deux premiers - L’Age d’or (1930) et Le Boulon (1931) - comme particulièrement réussis d’un point de vue dramatique. Leur défaut majeur, me semble-t-il, est de tenter de portraiturer notre vie ; les auteurs du livret ont échoué à tenir compte des caractéristiques spécifiques de ces ballets. Montrer la réalité socialiste dans un ballet est une entreprise sérieuse. Elle ne peut être approchée superficiellement. A l’évidence, je ne peux imaginer que ma troisième tentative ne sera pas couronnée de succès mais dans le cas contraire, cela ne me dissuadera pas de composer un quatrième ballet soviétique. »

Dimitri Chostakovitch

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) fait ses études au Conservatoire de Leningrad. Sa Symphonie n°1, composée en 1926, remporte un succès populaire international. Il fréquente alors les mouvements de l’avant-garde révolutionnaire et développe un style mordant, désinvolte et rythmiquement exubérant. L’usage sans préjugé de la dissonance, le recours à des thèmes populaires et au jazz, une agressivité rythmique marquée qui souvent tombe dans la caricature s’ajoute à la volonté de traduire, par un langage communicatif, les idéaux révolutionnaires. Le changement et les mutations politiques qui suivent l’arrivée de Staline, le contraignent à freiner ses élans expérimentaux. Il amende son style dans le sens d’un romantisme tardif, créant des oeuvres de circonstance, mais réussissant plusieurs fois à maintenir un certain équilibre entre les pressions du régime et sa propre poétique. Trois de ses partitions originales sont dédiées au ballet. L’Age d’or (1930), présenté comme une critique de l’Occident, lui vaut quelques déboires avec les autorités soviétiques en raison de l’ambiguïté du portrait qu’il fait du peuple russe. Il en ira de même avec Le Boulon (1931) qui se déroule dans une usine et avec Le Clair ruisseau (1935), pour lequel Chostakovitch avait repris les musiques de ses deux précédents ballets.

ARGUMENT

PREMIER ACTE
Scène 1

Dans les steppes, une gare sur la ligne de chemin de fer du Nord Caucase. C’est le début de l’automne. Une troupe d’artistes de la capitale est attendue pour prendre part aux fêtes de la moisson, qui marquent la fin des travaux des champs. Des membres de la ferme collective la plus proche, « Le Clair ruisseau », sont venus accueillir leurs invités. Parmi eux, le fermier Gavrilych ; l’écolière Galya ; l’étudiant agricole Piotr et sa femme Zina. Les derniers à arriver sont deux habitants d’une datcha : un vieil homme et sa femme.

A l’exception de Zina, tous se dirigent vers le quai et reviennent avec les artistes : une danseuse, son partenaire et un joueur d’accordéon. Zina et la danseuse réalisent rapidement qu’elles se sont connues à l’école de danse avant que Zina n’épouse Piotr et ne vienne travailler à la ferme collective - où personne ne soupçonne qu’elle a, jadis, été danseuse.
Restées seules, les deux amies s’observent avec curiosité et se lancent dans une démonstration de danse pour voir laquelle des deux se souvient le mieux de ses anciennes leçons.
Gavrilych et Piotr les rejoignent. Ce dernier, troublé, courtise la danseuse tandis que Zina éprouve ses premiers tourments de jalousie.

Scène 2

Au milieu des gerbes de blé, un groupe d’ouvriers agricoles prépare joyeusement la fête du lendemain. La troupe d’artistes les rejoint et offrent les cadeaux qu’ils ont apportés pour les plus « valeureux » d’entre eux. Les gagnants des prix sont chaleureusement acclamés et les réjouissances se transforment en danse.
Alors que tout le monde se retire, le vieil habitant de la datcha murmure à l’oreille de la danseuse qu’il souhaiterait la revoir et sa femme formule la même proposition à son partenaire. Piotr est, de son côté, de plus en plus charmé par la ballerine qui paraît si brillante et talentueuse. Zina est désespérée, mais son amie la danseuse lui assure qu’elle ne s’intéresse guère à son mari et propose de jouer un tour à Piotr et aux deux vieux habitants de la datcha : elle s’habillera avec le costume de son partenaire et ira voir la femme de la datcha ; son partenaire, déguisé en danseuse, se rendra au rendez-vous avec le mari, tandis que Zina retrouvera Piotr, vêtue du costume de la danseuse.

DEUXIEME ACTE

Scène 3

Une chaude nuit méridionale. Une clairière cernée de buissons et d’arbres. Tous sont assemblés. Le vieil homme de la datcha, sa femme et Piotr pensent chacun à leurs rendez-vous galants. De leur côté, la danseuse, son partenaire et Zina mettent leur plan à exécution. Le vieil homme de la datcha arrive en bicyclette. Pour impressionner la danseuse, il a endossé un costume de chasse. Sa femme apparaît, apprêtée pour son rendez-vous, chaussons de danse aux pieds, et surprend son mari. Alors qu’elle se lance à ses trousses, elle est entraînée à l’écart par la danseuse, vêtue du costume de son partenaire. Entre alors Piotr, qui ne reconnaît pas sa femme, déguisée en danseuse. Zina plaisante avec lui et le séduit avant de disparaître dans les buissons.

Scène 4

Le lendemain en début de matinée. C’est la fête des moissons. Le champ est transformé en une scène improvisée pour les artistes. Piotr attend impatiemment que le spectacle commence afin de revoir la danseuse. Mais à son grand étonnement, deux ballerines, visage masqué et habillées à l’identique, apparaissent sur scène. Leur danse terminée, elles dévoilent leur identité. Piotr réalise alors que sa « modeste femme » est à la fois une travailleuse de tout premier ordre et une merveilleuse danseuse. Il implore timidement son pardon.
Les festivités se terminent en une danse générale à laquelle tout le monde participe.

ALEXEI RATMANSKY - chorégraphie

Alexei Ratmansky étudie à l’Ecole de danse de Moscou. De 1986 à 1992, puis de 1995 à 1997, il est soliste au Ballet du Théâtre de Kiev. Il interprète les principaux rôles du répertoire : La Belle au bois dormant, Le Lac des cygnes, Casse-Noisette, Giselle, Cendrillon, La Fille mal gardée... De 1992 à 1995, il danse au Royal Winnipeg Ballet (Canada) dans les oeuvres de George Balanchine, Frederick Ashton, Anthony Tudor, John Neumeier, Rudy van Dantzig, Twyla Tharp. Il rejoint le Ballet Royal du Danemark en 1996, où il danse dans les ballets de Bournonville (La Sylphide, Napoli), ainsi que dans Don Quichotte de Noureev, Symphony in C et Rubies de Balanchine, Suite en blanc de Lifar, Manon de MacMillan, L’Odysée de Neuemeier, Gaîté parisienne de Béjart, Grass de Mats Ek et Jardi Tancat de Nacho Duato. Il signe ses premières chorégraphies au Théâtre Bolchoï de Moscou avec Les Charmes du maniérisme (1997), Capriccio (1997) et Les Rêves du Japon (1998), oeuvres qui renouvellent le sens scénique de la virtuosité russe et libèrent les artistes de l’académisme. Il a récemment créé Le Baiser de la fée et Le Poème d’extase (1998) au Théâtre Mariinski ; Le Rêve de Turandot (2000) et Casse-Noisette (2001) pour le Ballet Royal du Danemark ; Le Vol (2001) pour le Ballet de Copenhague ; Lea (2001) au Théâtre de Danse de Alexei Fadeyechev ; Cendrillon (2002) au Théâtre Mariinski ; L’Oiseau de feu (2002) pour le Ballet Royal de Suède et Le Clair ruisseau (2003) au Ballet du Théâtre Bolchoi.

« Artiste émérite d’Ukraine », il a reçu le prix Nijinski en 1992. En janvier 2004, Alexei Ratmansky prendra la direction du Ballet du Théâtre Bolchoï.

PALAIS GARNIER
Place de l’Opéra
75009 PARIS
Tél. 08 36 69 78 68

Premier programme :

- Janvier 2004 : 7, 8, 9, 10, 11 (matinée)

Deuxième programme :

- Janvier 2004 : 15, 16, 17, 18 (matinée)

Troisième programme :

- Janvier 2004 : 21, 22, 23, 24

Spectacle à 19h30, sauf les matinées à 14h30

Du 07/01/2004 Au 24/01/2004 :
- de 19:30 à 22:30
- le mercredi, jeudi, vendredi, samedi.

Tarifs d’entrée : Tarif en prévente (plein tarif) : 81,8€

Tarif en prévente (demi tarif) : 75,8 €.

© samedi 10 janvier 2004, par Russie.net

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