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Cycle ’Armenia sacra’, l’art sacré chrétien arménien

21 février - 21 mai 2007

En lien avec l’exposition ’Armenia sacra’, la Galerie de la Melpomène et
fossés du Louvre médiéval, Manifestation organisée dans
le cadre d’’Arménie, mon amie’, Année de l’Arménie en France.

Musée du Louvre :
- Exposition
- Conférences,
- L’oeuvre en scène,
- Lecture, concert,
- Films.

Le musée du Louvre présente pour la première fois une
exposition consacrée à l’art chrétien, depuis la conversion de l’Arménie - au début du IV e siècle - par saint Grégoire l’Illuminateur jusqu’à l’aube du XIX e siècle. Née aux marges de Rome, au pied du mont Ararat
où se serait échoué l’Arche de Noé, l’art chrétien arménien s’est d‘abord épanoui aux frontières de Byzance et de l’Islam, puis au contact de l’Orient des croisades, avant de se renouveler, à l’ombre des empires
perses et ottomans.

Exposition "Armenia sacra"

Le musée du Louvre présente pour la première fois une exposition entièrement consacrée à l’art arménien, qui tente, à travers un choix de deux cents oeuvres emblématiques provenant d’Arménie, de rendre compte de la spécificité et de l’éclat de l’art chrétien des Arméniens, depuis leur conversion au début du IV e siècle, jusqu’à la fin du XVIII e
siècle. C’est aussi la première fois qu’un grand nombre de sculptures monumentales provenant des sites les plus importants d’Arménie accompagne les manuscrits et objets somptuaires. Ce sont non seulement des stèles, des chapiteaux mais également plus d’une trentaine de khatchkars, grandes dalles de pierre ornées de croix,
dressées à la verticale, véritables professions de foi des
Arméniens, sans véritable équivalent ailleurs.


L’exposition bénéficie des prêts exceptionnels du Musée et du
Trésor du Saint-Siège d’Echtmiadzine, du Musée d’Histoire de
l’Arménie et de la Bibliothèque du Matenadaran à Erevan.

Installé par saint Grégoire l’Illuminateur aux marges de Rome et
du royaume perse, au pied du mont Ararat où se serait échouée
l’Arche de Noé, le christianisme arménien adopte au début du
V e siècle un nouvel alphabet, révélé par Dieu au moine Mesrop
Machtots, et conquiert son indépendance spirituelle pour
devenir, dès le VI e siècle, le ciment identitaire d’une nation.

L’art chrétien arménien s’épanouit d’abord aux frontières de
Byzance et de l’Islam, puis au contact de l’Orient des croisades,
avant de se renouveler, à l’ombre des empires perses et
ottomans. L’Arménie sait affirmer sa foi sans faille durant des
siècles en dépit des aléas de l’Histoire. Les oeuvres présentées
illustrent l’extrême singularité et la richesse artistique qui ont
résulté de ces confrontations successives.

Le musée du Louvre propose aux visiteurs un parcours en deux
parties : une partie des khatchktars est déployée dans les fossés
du Louvre médiéval, leur offrant une disposition proche de celle
de l’extérieur ou de l’abri des sanctuaires, ce qui évoque leur
environnement en Arménie. D’autres khatchkars, les objets
précieux, reliquaires et manuscrits sont exposés dans la galerie
de la Melpomène, au rez-de-chaussée du musée, dans un espace
de forme basilicale adapté à leur destination.

Après un parcours devant les khatchkars des fossés du Louvre médiéval, le visiteur est invité à découvrir l’exposition suivant six sections chronologiques :

- 1 - IV e -V e siècle Conversion et naissance de l’alphabet.
Les dernières persécutions de l’empereur Dioclétien influencent le roi d’Arménie Tiridate IV, allié de Rome contre les Perses. En 301, Gayané et Rhipsimé et leurs quarante compagnes chrétiennes sont martyrisées. Le roi se convertit enfin sous l’impulsion décisive de saint Grégoire l’Illuminateur et l’Arménie est le premier état au monde à devenir officiellement chrétien. Un récit postérieur décrivant Tiridate changé en sanglier à cause de ses méfaits et reprenant forme humaine grâce à sa conversion, est peint de façon savoureuse dans un manuscrit du XVI e siècle : Recueil de textes relatifs à l’Histoire arménienne. Plusieurs épisodes légendaires y reflètent la période fondatrice du christianisme arménien.

Un siècle plus tard, le moine Mesrop Machtots invente un alphabet national, reçu comme un don de Dieu. La traduction en langue arménienne des textes sacrés illustre le désir d’autonomie de l’Etat et de son Eglise, parallèlement à la mise en place d’une liturgie issue des traditions grecque et syrienne.

L’église s’affirme comme ferment d’unité au moment où l’Arménie devient le lieu d’affrontements incessants entre l’Empire romain d’Orient et les Perses.
- 2 - VI e -VII e siècles. Le premier âge d’or et l’autocéphalie.
L’Arménie, partagée entre ses puissants rivaux, privilégie dans le domaine religieux « l’unique nature divine du Christ incarné » en l’affirmant dans deux synodes réunis à Dvin en 553 et 555. Indépendante des églises grecque et latine et largement dominée par les Perses, l’église arménienne devient au VIe siècle "autocéphale" se dotant de son propre chef : le catholicos. Les vicissitudes politiques se succèdent : après l’installation par les Perses d’un gouverneur dans la ville de Dvin, les Byzantins reconquièrent leur influence avant de céder la place aux Arabes au milieu du VII e siècle. Une architecture religieuse d’une variété et d’une richesse extraordinaires se développe jusqu’à la création d’une Province d’Arménie par le califat en 699.

Plusieurs éléments de pierre sculptés montrent cet art nourri, aimant les empâtements, que l’on retrouve sur de grandes stèles de pierre christianisée. La stèle de Vank’ Xaraba, sculptée sur ses quatre faces montre la Vierge et la conversion de Tiridate. Un linteau provenant de Dvin est décoré des vendanges profanes ou mystiques tandis qu’un fragment de chapiteau présente dans de grands enroulements le Christ au dessus de la croix. Une des pièces les plus spectaculaires est un chapiteau à l’aigle provenant de l’extraordinaire église circulaire de Zvarnots aujourd’hui en ruine. Certains des plus anciens feuillets peints sur parchemin conservés au monde sont présentés à l’exposition. Datant du VI e ou VII e siècle, ils ont été réunis à un manuscrit plus tardif et forment l’Evangile d’Echtmiadzine. Ces peintures exceptionnelles reflètent des influences syrienne et palestinienne.

- 3 -VIII e -XIII e siècles. Résurrection des "royaumes" depuis les invasions arabes jusqu’aux invasions mongoles.

L’Eglise est alors le principal interlocuteur du califat au détriment des familles princières. Mais les Byzantins remportent de nouveaux succès militaires et l’Arménie peut jouer désormais de l’affrontement des deux empires. La résurrection d’une royauté arménienne suprême au X e siècle, quoique vassale de Bagdad, inaugure un siècle de prospérité. Elle domine diverses principautés érigées en royaumes satellites. En 964 est fondée une nouvelle capitale, Ani, sur la route reliant le califat à Constantinople.

Les Byzantins sont menacés, puis défaits en 1071 et repoussés par les Turcs seldjoukides tandis qu’une dynastie géorgienne forme un royaume plus au nord. Elle reprend Ani en 1198 mais le fragile équilibre est rompu par l’invasion des hordes mongoles de Gengis Khan dans les années 1250.

C’est au X e siècle qu’apparaissent les khatchars, grandes dalles de pierre monumentales, dressées à la verticale et sculptées de croix, dont certains sont datés tel celui de Noradous, sculpté en 996. On peut comparer leurs motifs avec les croix de bronze retrouvées en fouilles à Ani. L’Arménie développe alors entre Byzance et Islam un art chrétien ou princier très spécifique dont plusieurs témoignages sont présentés à l’exposition. Les portes du monastère de Mus/Mouch présentent des vantaux ornés de motifs géométriques d’inspiration islamique, encadrés d’une frise de combats et d’animaux fantastiques. Le reliquaire de saint Etienne compte parmi les plus anciens conservés. La grande croix de Jarjaris en argent était destinée à un autel ou à servir de croix de procession. D’autres objets reprennent des formes
islamiques telles des aiguières ou un bassin. Enfin, certaines peintures de manuscrits reflètent plutôt l’influence de Byzance, métamorphosé par le génie arménien, ainsi une belle Annonciation d’un Evangile du XI e siècle. Deux manuscrits extraordinaires montrent l’essor soudain d’un art de cour : L’Evangile de la reine Mlkéde et l’Evangile d’Echtmiadzine.

- 4 - XII e -XIV e siècles. L’Arménie cilicienne.

Devant les invasions, des habitants de l’Arménie majeure quittent leur terre d’origine et s’installent plus à l’ouest en Cilicie, où se forment quelques principautés dominées par deux familles. Ces
principautés sont au coeur des échanges militaires et commerciaux intensifiés par les trois premières croisades (1095-1098, 11145-1148 et 1188-1192). L’une des familles princières obtient même une couronne de l’empereur germanique. Lorsque la quatrième croisade s’empare de Constantinople en 1204, l’Arménie cilicienne est devenue un des états-clés du proche-Orient. L’alliance du roi Hétoum I er avec les Mongols permet de lutter contre les Seldjoukides. Le catholicos condamné à l’errance finit par rejoindre la capitale, Sis, en 1293. Mais en 1375, les Mamelouks d’Egypte s’emparent de la ville et mettent fin à deux siècles d’un renouveau artistique d’une extraordinaire beauté.

Quatre manuscrits datés et magnifiquement enluminés sur fond d’or, grands chefs-d’oeuvre de l’art arménien, témoignent du raffinement atteint en Cilicie : les Elégies de Grégoire de Narek de 1173, l’Evangile de Malatia de 1268, aux images peintes par l’artiste Toros Roslin, le Lectionnaire commandé par le futur roi Hétoum en 1286, et l’Evangile dit des huit Peintres de 1320.

- 5 - XIII e -XV e siècles. La Grande Arménie.
La Grande Arménie se trouve intégrée au vaste sultanat mongol de Perse. S’ouvre dès le milieu du XIII e siècle un temps de stabilité et de prospérité lié à la "pax mongolica" et aux échanges avec l’Occident, l’Orient et l’Extrême-Orient. Mais les rivalités entre Turcomans et héritiers mongols du XIV e siècle inaugurent une période d’anarchie et de désolation qui culmine avec les invasions de Tamerlan entre 1387 et 1402. Les combats de Turcomans rivaux ruinent les dernières familles princières. Seule l’Eglise,
retranchée dans les monastères, incarne encore une forme de pouvoir et l’unité de la nation. Le Catholicos, installé en Cilicie, est réinstallé sur les lieux historiques du christianisme arménien à Valarchapat/ Echtmiadzine lors d’un concile tenu en 1441.

Les arts s’épanouissent encore au XIII e siècle dans plusieurs domaines et à partir du XIV e siècle émerge, malgré le déclin général, l’art de la région du Vaspourakan. Le prince Pros/Proch fait édifier vers 1300 le sanctuaire de Spitakavor. Un relief aux influences perse et seldjoukide, provenant de cet édifice, est présenté à l’exposition et montre le prince Amir Hasan chassant. Parmi les objets conservés les plus remarquables de l’art arménien est présenté au Louvre un reliquaire de la Vraie Croix en or et pierres précieuses commandé par le prince Eatchi Prochian et offert au monastère de Khotakerats. Des
Evangiles des XIII e et XIV e siècles sont ornés de peintures plus simples, aux matériaux moins coûteux, mais la description des épisodes de l’Histoire sainte, parfois inspirées aussi de l’art perse, est très vivante et savoureuse. On peut retrouver ainsi dans une image de la Présentation au Temple, divers motifs
ornementaux semblables à des objets montrés dans l’exposition.

- 6 - XV e -fin XVIII e siècles. Entre Perses et Ottomans.
Cette période est marquée par la guerre entre Perses et Ottomans jusqu’en 1638. Un renouveau artistique se développe cependant au XVII e siècle et un art arménien, attachant et diversifié, se répand jusqu’en Perse même lorsque Shah Habbas déporte en 1605-1606 la population de la ville de Djoulfa, au
sud-ouest de la province, jusqu’à Ispahan où les Arméniens créent un nouveau quartier, la Nouvelle-Djoulfa.

Les influences artistiques en terre arménienne sont alors multiples et proviennent même d’Occident.

Une bannière de procession en soie brodée, datée de 1448, exceptionnellement conservée, montre les personnages fondateurs du christianisme arménien. Les khatchkars adoptent un aspect très effilé où les croix sculptées sont incluses dans des motifs perses. Les missionnaires romains franciscains,
dominicains et jésuites, atteignent l’Arménie et propagent les formes de l’Eglise latine, qui circulent également par la gravure. Un reliquaire en forme de bras bénissant contient des restes des saints Thadée et André, tels les reliquaires occidentaux du Moyen-Age. Une coiffe sacerdotale en argent et argent doré, datée de 1611, adopte en revanche une forme originale, propre à l’église arménienne. Enfin, des objets et ornements liturgiques des XVII e et XVIII e siècles, en textile ou métal précieux, prennent des
formes contrastées, parfois occidentales ou plus anciennes, tels une mitre brodée, un calice baroque ou un verseur de saint Chrême en forme de colombe symbolisant le saint Esprit.

Auditorium du Louvre
Accès par la pyramide du Louvre et les galeries du Carrousel
Accès privilégié de 9h à 18h par le passage Richelieu
Informations : 01 40 20 55 55 du lundi au vendredi de 9h à 19h

Conférences

- Conférence d’introduction / Lundi 12 mars à 12h30
« Religion, art et identité : l’Arménie chrétienne » par Jannic Durand, commissaire de l’exposition et Nelly
Tardivier, commissaire générale de l’année de l’Arménie
en France.

Converti au christianisme par saint Grégoire l’Illuminateur, le
royaume d’Arménie devient au début du IV e siècle le premier état officiellement chrétien. La nouvelle religion inscrit l’Arménie
chrétienne dans le contexte antique méditerranéen en la rattachant à Jérusalem et à la Terre Sainte. Mais, dès le milieu du V e siècle, le royaume d’Arménie disparaît sous l’effet de la conquête perse. Le christianisme arménien devient alors pour des siècles, le ferment d’unité d’une nation qui résistera jusqu’à l’époque moderne aux vicissitudes de l’Histoire. Ainsi, du IV e au XVIII e siècle, la mémoire de l’Arménie se confond-elle avec son art sacré.

Entre Orient et Occident : un Christianisme identitaire

Sous la direction de Jannic Durand, musée du Louvre, et de Jean-Pierre Mahé, Ecole pratique des hautes études. Comment l’adhésion à une religion mondiale de salut se change-t-elle en spécificité identitaire ? Rapidement isolés dans l’Empire sassanide, les chrétiens d’Arménie ont bientôt défendu comme un patrimoine menacé la foi qu’ils avaient reçue à l’ère constantinienne, en se dotant d’un alphabet spécifique
qui enracine la Bible dans la langue nationale, en préservant
dans leurs églises les plus anciennes liturgies de Jérusalem, en pro-posant une interprétation originale de l’iconographie chrétienne, en restant farouchement fidèles à la doctrine de saint Cyrille d’Alexandrie, en brossant de grandioses fresques historiques de leur attachement à l’héritage des apôtres et des martyrs.

- Lundi 12 mars 2007 à 18h30 "Histoire et fiction dans la littérature arménienne de l’Age d’or"
Par Jean-Pierre Mahé, EPHE, Paris

- Lundi 19 mars 2007 à 18h30 "Les Arméniens et les Lieux Saints à la période protobyzantine"
Par Bernard Flusin, université Paris-4

- Lundi 26 mars 2007 à 18h30 "La liturgie arménienne à la croisée de traditions voisines"
Par Gabriele Winkler, université de Tübingen

- Lundi 2 avril 2007 à 18h30 "Peindre les livres sacrés : les dimensions intérieures"
Par Thomas Mathews, New York University

L’Oeuvre en scène

- Mercredi 21 mars à 12h30

Deux reliures byzantines par Jannic Durand, département des Objets d’art, Marie-Pierre Lafitte, BnF, et Sen Arevshatian, Matenadaran,
Erevan.

À l’occasion de la venue à Paris de la célèbre reliure d’ivoire du VI e siècle des Evangiles d’Etchmiadzin, la Bibliothèque nationale de France a accepté tout à fait exceptionnellement de se dessaisir pour quelques heures de la reliure d’ivoire des Evangiles de Saint-Lupicin. C’est la
première fois que pourront être enfin confrontés ces deux
chefs-d’oeuvre toujours associés du premier art byzantin.

Films sur l’art

- Lundi 26 mars à 12h30

Monastères arméniens, foyers de spiritualité,
de culture et d’art

Série Foi et traditions des chrétiens orientaux produite par
France 2. Présentée par Jean-Pierre Enkiri

Les plus beaux monastères arméniens, Tatev
Fr., 1995, réal. Georges Alain Baudry, coul., 30 min, prod. France 2

Bâti dans un site grandiose, sur une falaise naturelle, Tatev fut
considéré comme le grand foyer de défense de la foi arménienne.

Les plus beaux monastères arméniens, Aghpat
Fr., 1995, réal. Georges Alain Baudry, coul., 30 min, prod. France 2
Aghpat fut pendant des siècles un important centre de spiritualité, de
culture et d’art et accueillit notamment le poète Sayat Nova.

- Lundi 26 mars à 20h30

Sayat Nova (Couleur de la grenade)

U.R.S.S. (Arménie), 1969, réal. : Serguei Paradjanov, coul., 77 min.
Suite de tableaux allégoriques autour de la vie du moine arménien
Sayat Nova, poète et musicien.

- Mercredi 4 avril à 12h30

Monachisme et liturgie d’Arménie

Série Foi et traditions des chrétiens orientaux produite par France 2
Les pères du désert dans les miniatures arméniennes
Fr., 2000, réal. Georges Alain Baudry, coul., 30 min, prod. France 2.
A partir d’un manuscrit enluminé du XVème siècle, reconstitution
de la vie des pères du désert.

A Etchmiadzine, la bénédiction du saint chrême par sa sainteté
Karekine Ier
Fr., 1996, réal. Georges Alain Baudry, coul., 30 min, prod. France 2.
En la basilique d’Etchmiadzine en Arménie, le Cathelicos Karekine
Ier, chef de l’Eglise arménienne, procède à la cérémonie rituelle de
bénédiction du saint chrême.

Lecture

- Lundi 2 avril 2007 à 20h30 par Jean-Marc Terrasse et Isabelle Jacquot

La paix soit avec vous, notes de voyage en Arménie de
Vassili Grossman.

Concert

- Jeudi 5 avril à 12h30
Le Quatuor Pavel Haas
(Veronika Jaroskova et Katerina Gemrotova, violons ;
Pavel Nikl, alto ; Peter Jarusek, violoncelle) interprète :
- Mozart Adagio et Fugue en do majeur K 546
- Lusinyan Deuxième quatuor
- Janacek Deuxième quatuor, Lettres intimes

Formé de quatre musiciens tchèques, le quatuor a suivi à l’Academia di Musica del Quartetto les cours de Piero Farulli, Norbert Brainin, Hatto Beyerle, Valentin Berlinski, Christophe Coin et Milan Skampa, des quatuors Italiano, Amadeus, Alban Berg, Borodin, Mosaïques et Smetana. Les membres du quatuor étudient aujourd’hui avec Walter Levin du quatuor La Salle, et participent au programme de Pro Quartet.

Areg Lusinyan est un compositeur arménien renommé. Né en
1935, il est diplômé du Melikyan Music College de Yerevan,
dans la classe de E. Mirzoyan et du Conservatoire national Yerevan Komitas, dans les classes d’Eghiazaryan et Saryan. Il est membre de l’Union des compositeurs d’Arménie depuis 1966. Il
enseigne également depuis 1956 et est professeur de musique
à l’Armenian State Pedagogic University. Il a écrit plus de
quarante ouvrages publiés dans de nombreux pays dont
l’Arménie, la Russie, le Liban, l’Ukraine, les Etats-Unis et
l’Iran, et est l’auteur d’environ mille articles publiés dans
plus de cent cinquante livres. Plusieurs de ces enregistrements
font partie de la « collection en or » de la radio arménienne.
Son anthologie musicale comprend deux symphonies, une
opérette, des compositions symphoniques et lyriques, des
compositions de musique de chambre, parmi lesquelles Trois
miniatures pour un quatuor à cordes, Quatuors à cordes n°1
et 2, Trio Patetico (piano, violon, violoncelle), de nombreuses
oeuvres pour piano, des compositions vocales (chorales,
ensembles, duos, solo et romances), trois opéras pour enfant
et une série de chansons dédiées à toutes les lettres des alphabets arménien (« Musical ABC »), russe (« Singing ABC »),
allemand (« Das Alphabet in Liedern ») et anglais (« Let’s
learn English in songs »).

Tarifs

Conférences et OE uvre en scène :
- 4 €
- 3 € (réduit)
- 2,5 € (jeunes et solidarité)
- 1,5 € (scolaires)

Entrée libre dans la limite des places disponibles
pour les titulaires de la carte Louvre jeunes et
les étudiants en art et architecture, sur présentation
d’un justificatif, durant la demi-heure précédant
la manifestation.

Films sur l’art :
- 4 €
- 3 € (réduit)
- 2,5 € (jeunes et solidarité)
- 1,5 € (scolaires)

Entrée libre dans la limite des places disponibles
pour les titulaires de la carte Louvre jeunes et
les étudiants en art et architecture, sur présentation
d’un justificatif, durant la demi-heure précédant
la manifestation.

Lecture :
- 8 €
- 6,5 € (réduit)
- 5 € (jeunes et solidarité)
- 3 € (scolaires et carte Louvre jeunes)

Concert :
- 10 €
- 8 € (réduit)
- 6 € (jeunes et solidarité)
- 4 € (scolaires et carte Louvre jeunes).

© vendredi 23 février 2007, par Russie.net

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