Russie.net

Le Web franco-russe

Accueil > Archives > 2006 > Eugène Ionesco, grand écrivain orthodoxe roumain

Eugène Ionesco, grand écrivain orthodoxe roumain

Le 26 novembre 1909 - 2006

Eugène Ionesco est né le 26 novembre 1909 (le 13 selon le calendrier orthodoxe) à Slatina (Roumanie) située à 150 km de Bucarest. Eugène Ionesco est baptisé et resté orthodoxe pratiquant jusqu’à sa mort.

Eugène Ionesco est né le 26 novembre 1909 (le 13 selon le calendrier orthodoxe) à Slatina (Roumanie) située à 150 km de Bucarest. De nombreuses sources situent sa naissance en 1912. L’erreur est due à une "coquetterie" de l’auteur. Plus de 30 ans plus tard, il a reconnu s’être rajeuni de trois années après avoir lu une déclaration du critique Jacques Lemarchand qui, à l’aube des années 50, saluait l’avènement d’une nouvelle génération de jeunes auteurs, parmi lesquels figuraient Ionesco et Beckett.

Son père, juriste roumain, de religion orthodoxe, s’appelait également Eugène (Evgeni) Ionescu. Sa mère, fille d’un ingénieur français luthérien, venu travailler en Roumanie, s’appelait Marie-Thérèse Ipcar. Thérèse se convertit à la religion orthodoxe en se mariant et le petit Eugen est baptisé et reste, malgré ses doutes métaphysiques, orthodoxe pratiquant jusqu’à sa mort.

Eugène Ionesco passe son enfance à Paris puis rejoint son père à Bucarest lors du divorce de ses parents. Dès 1930, il entame une longue collaboration avec la revue de critique littéraire : ’Zodiac’. En 1938, il fuit la Roumanie devant la montée du fascisme, contre lequel il se battra toute sa vie. A Lyon, il fréquente l’avant-garde intellectuelle et artistique avec qui il développe son esprit libre et son don pour la provocation. Sa première pièce ’La cantatrice chauve’ ne reçoit qu’un accueil froid mais marque la naissance d’un nouveau théâtre. Dès 1952, il publie chaque année de nouvelles pièces et acquiert finalement gloire internationale et officielle. Il entre en effet à l’Académie française en 1970 puis est nommé Officier de la Légion d’Honneur en 1984. Avec Samuel Beckett, il a écrit les plus grandes pièces du théâtre absurde, mêlant comique et désespoir. Car si ses pièces font rire, c’est pour libérer l’homme de sa solitude indépassable et du ridicule de sa condition d’humain.

Ses livres :
- La photo du colonel
- La leçon
- Journal en miettes
- Victimes du devoir
- Blanc et le noir
- Hugoliade
- Le solitaire
- Tueur sans gages
- Le roi se meurt
- Les chaises
- La Cantatrice chauve
- Jeux de massacre
- Rhinocéros
- Quête intermittente
- Un homme en question
- Antidotes
- Macbett
- L’homme aux valises
- Ce moniteur bordel
- Délire à deux
- Les immortelles
- Ionesco. Un théâtre onirique

© mercredi 18 octobre 2006, par Russie.net

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.