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Exportations de déchets nucléaires vers la Russie : la mise en garde contre Greenpeace

Le juge des référés du Havre a interdit mardi à Greenpeace de perturber le transfert de matières nucléaires par le port du Havre vers la Russie, par des filiales d’Areva, sous peine d’une amende de 75.000 euros par infraction, a-t-on appris de source judiciaire.

L’interdiction s’applique tant durant le transport par voie ferrée des matières nucléaires entre l’usine du Tricastin (Drôme) et Le Havre que durant les opérations de manutention dans ce port sur un navire et également lorsque celui-ci sera en mer. L’interdiction, applicable du 6 au 13 avril, concerne les militants de Greenpeace mais aussi ses sympathisants.

Dans le détail, l’organisation écologique, qui considère que ces matières nucléaires sont des "déchets", n’a pas le droit de s’approcher à moins de 150 m des convois ferroviaires et du navire lorsque celui sera à quai. L’interdiction est portée à 300 m lorsque le navire se trouvera en mer.

Le juge a donné raison à Eurodif et TNI, les filiales d’Areva, qui réclamaient l’interdiction par avance des manifestations de Greenpeace. "La loi pénale qui agit à posteriori ne suffit plus", avait affirmé, lors de l’audience qui s’est tenue mardi matin, leur avocat, Me Alexandre Gaudin.

De son côté, Me Alexandre Faro, défenseur de Greenpeace, avait estimé que cette demande visait "à museler" les organisations anti-nucléaire. "Jamais Greenpeace n’a empêché un train ou un bateau de partir", avait-il dit en évoquant de simples "retards".

Dans la matinée, des militants de Greenpeace ont bloqué au Tricastin un convoi chargé d’uranium appauvri qui doit être enrichi en Russie avant de revenir en France. Areva craignait par ailleurs que le cargo Kapitan Kuroptev, sur lequel l’uranium devait être chargé au Havre, ne fasse l’objet d’actions de la part de l’organisation écologiste.


L’association Greenpeace nous alerte en rappelant que toutes les installations nucléaires rejettent de la radioactivité dans l’environnement. Ces pollutions contaminent quotidiennement et durablement les fleuves, les océans, les nappes phréatiques et l’air. Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine. Un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année. Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague.


Le secret du "recyclage" d’EDF et Areva

Ces activités de retraitement du site de La Hague sont en complète contradiction avec deux conventions internationales. La Convention de Londres (entrée en vigueur en 1975) interdit de déverser des déchets nucléaires en mer. La Convention OSPAR (qui vise à préserver l’Atlantique du Nord-Est) a officiellement condamné les activités de retraitement en 2000-2001. La France est signataire de ces deux conventions. Areva continue pourtant de polluer tous les jours les eaux de la Manche.

Pour en savoir plus et pour soutenir Greenpeace :

- 
http://www.greenpeace.org/france

© vendredi 9 avril 2010, par Russie.net

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