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Festival Mondial’Folk met à l’honneur la Russie / Kamtchatka

Du 12 au 18 Août 2004

Ce pays étrange bâti sur la glace semble ’pendu’ au bout de la Sibérie sur les cartes de géographie, entre la mer d’Okhotsk et la mer de Béring. Dans ce royaume de la steppe et de la glace se joue pourtant une partie décisive du jeu politique. En face de l’Amérique, les volcans du Kamtchatka surveillent un océan stratégique. En Extrême-Orient, l’ultime frontière russe est balafrée par deux chaînes de montagnes volcaniques dont l’activité est permanente.

Plozévet, carrefour du monde

Au pays des sonneurs, sous le double signe de l’Amitié et de la Paix :

- « Oubliez les cartes postales ! Ici, au pied de la fameuse statue des sonneurs, ça bouge ! 800 artistes en direct... Cinq continents traversés... De la musique, des chants, des costumes, de la danse ... C’est plein de bonne humeur et ça vit. C’est un appel à la vie tout simplement, celle qui brille dans les yeux, qui enchante les oreilles et fait danser les souliers. C’est la joie populaire, saine, généreuse, libre et fraternelle ! Et, même si l’on peut avoir quelques doutes sur cette solidarité affichée, sur le rêve que les frontières puissent s’abolir aussi facilement, que les peaux et les idées puissent se mélanger avec autant d’harmonie, on est bien obligé de reconnaître qu’au son des binious, Plozévet, l’une des plus petites villes festivalières de France, devient, le temps d’une semaine, un incontournable rendez-vous de l’insolite et du traditionnel, un lieu de rencontres inattendues sous le double signe de l’amitié et de la paix... »

Kamtchatka - Ensemble Folklorique "Mengo"

Les habitants indigènes du Kamtchatka sont des pêcheurs (saumon, phoque, baleine blanche), organisés en clans matrilinéaires, chamanistes (culte des forces de la nature). Ils commencent à s’ouvrir à l’élevage du renne.

Ce peuple au nom de rêve et de froid a longtemps été oublié par l’histoire. Il s’agit pour lui de survivre à tout prix. Cette population vient à l’origine d’une région, quelque part entre l’Asie Centrale et la Mongolie. De là, vers 15000 avant Jésus Christ, profitant des redoux qui ont émaillé la fin de la longue époque glaciaire, une première vague d’hommes préhistoriques avait émigré vers le nord-est de l’Asie, le « pont de Béring ». Abandonnés à eux-mêmes, les petits peuples, on entend par là les groupes humains disséminés dans le grand nord, négocient difficilement le passage à l’économie de marché. Piégés par une histoire récente qui a porté atteinte à leur culture et à leur savoir-faire, étranglés par la crise de la Russie qui les oblige à se débrouiller avec les moyens du bord, ils défient l’avenir : ils veulent vivre comme avant.
Parmi ces peuples, les Koriaks, les habitants du nord du Kamtchatka qui composent l’Ensemble folklorique national « Mengo », ont fondé de nouveaux campements authentiques et sans rapport avec le mode de vie que l’on a essayé de leur imposer lors de la période soviétique. Ils retrouvent ainsi les clés de cette culture, que les anthropologues disent de « subsistance », qui fait de la survie dans des conditions extrêmes un remarquable art de vivre. Ainsi, la mémoire des anciens longtemps ignorée, renaît au quotidien.
« Mengo » fait revivre les fêtes d’autrefois. Les jeunes filles portent des robes aux motifs mandchous, mais cousues dans de la peau de poisson. Par la danse, les jeunes renouent avec une mémoire. Les danseurs imitent la nature. Leurs danses célèbrent la vie : l’attaque d’un ours, la chasse à la baleine, la naissance d’un enfant, la beauté de l’amour et de la toundra, en particulier dans la danse du « gaga », l’oiseau sacré qui plongea dans la mer et en ramena la terre.

Ces danses, comme des prières, sont régies par des codes symboliques. Les danseurs vêtus d’un manteau ou d’une robe en peau de renne et chaussés des « torbosa », bottes traditionnelles avec des semelles de phoque, évoluent au rythme des tambours. Parfois un accordéon jette un pont entre la tradition et un début de modernité.

Juchés sur l’arrondi du pôle nord, les Koryaks communiquent toujours par la danse et la musique avec les esprits. Pendant ce temps, les rennes vénérés par les hommes, recherchent inlassablement leurs lichens et leurs mousses sous la neige. Sur cette terre, l’humanité est rude et la foi des chamans aide les hommes à poursuivre leur long chemin sous la neige.

Festival Mondial’Folk
B.P. 1 - 29710 PLOZEVET
Tous les jours de 11h à 12h30 et de 17h30 à 19h, Place de l’Eglise
Apéro Concert (animation par les groupes du Festival)

© mercredi 11 août 2004, par Russie.net

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