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Festival de l’Art Russe 2006 : concerts, cinéma, ballet, expositions

Du 22 au 26 août 2006 au Palais des Festivals de Cannes

Les chants et danses traditionnelles russes avec le Théâtre national folklorique russe de la ville de Tcherepovets, l’exposition ’Mon Daguestan’, Eifman Ballet Théâtre de Saint-Pétersbourg...

- Exposition "Mon Daguestan"
Entrée Libre
Du 22 au 26 août 2006 de 14h00 à 22h00
Palais des Festivals et des Congrès - Espace Toscan du Plantier

L’exposition « Mon Daguestan » présentée dans le cadre du Festival de l’Art Russe présente toute la diversité et la multitude des traditions culturelles des artisans du Daguestan, magnifique région située au pied de la chaîne de montagnes du Caucase, à l’extrême sud de la Russie.

Le Daguestan est réputé pour son artisanat depuis l’Antiquité notamment pour le travail de l’or des forgerons de Koubatchi, la fabrication de tapis, la sculpture sur bois sans oublier les poteries. De nos jours encore, l’artisanat des montagnards du Daguestan est renommé dans le monde entier pour sa beauté et son originalité. L’exposition est ainsi l’occasion de découvrir le travail des artisans qui fabriqueront des pièces devant le public.
Broderie, poterie, sculpture sur bois et pierre, tissage, broderie d’or, céramiques, cuivres offrent ainsi au public un voyage au cœur de cette région.

- Ballet Folklorique Académique du Caucase "Lezguinka"
Palais des Festivals et des Congrès - Grand Auditorium
Festival
Mardi 22/08/2006 à 20h30

A l’extrême sud-ouest de la Fédération de Russie, au pied de la chaîne des montagnes du Caucase, se trouve une région étonnante : le Daguestan.

Dès l’Antiquité, le Daguestan est connu pour son artisanat et ses habitants reconnus pour la qualité de leur écriture, la composition de chants et de danses qui se transmettent de génération en génération.
Lezguinka, une danse nationale des montagnards du Daguestan, a donné son nom à l’Ensemble folklorique de danse que nous accueillons.

Cet Ensemble folklorique a été créé en 1958 par Tankho Izraïlov, qui est resté à la direction de celui-ci pendant 20 ans. En 1994, l’Ensemble a reçu le prestigieux titre « Académique ». L’Ensemble s’est produit dans plus de 46 pays notamment en Europe et aux Etats-Unis et a été récompensé dans plus de 34 festivals de danses folkloriques.

L’Ensemble interprète plus d’une centaine de danses traditionnelles du Daguestan, de Russie et du Caucase. Les chorégraphies sont revisitées pour intégrer des arrangements contemporains. Le Daguestan voit pour la première fois de son histoire, en mars 1994, la mise en scène du premier spectacle de danse « Partou-Patima », ballet en 3 actes.

La direction de l’Ensemble est aujourd’hui assurée par Djambulat Magomedov, Docteur en Sciences Economiques, qui travaille avec la troupe depuis mai 1991 et son Directeur Artistique est Zulumkhane Khanguereev, lauréat du Prix d’Etat du Daguestan.

Les danseurs de la troupe sont appréciés pour leur vivacité, leur tempérament sur scène et la splendeur de leurs costumes. Le public est toujours émerveillé par le haut niveau technique et la qualité de l’interprétation des danseurs, la thématique originale des chorégraphies proposées aux riches couleurs de la région du Daguestan.

- Eifman Ballet Théâtre de Saint-Pétersbourg "Anna Karénine", Ballet en 2 actes
Première Européenne
Palais des Festivals et des Congrès - Grand Auditorium
Mercredi 23/08/2006 à 20h30
Chorégraphie : Boris Eifman
Musique : Piotr Tchaïkovski
Décors : Zinovy Margolin
Costumes : Viatcheslav Okunev
Lumières : Gleb Filchtinsky
Avec notamment Marie Abachova, Albert Galitchanin, Yuri Smekalov

Boris Eifman adapte l’une des œuvres majeures de Tolstoï, Anna Karénine : l’histoire d’une femme que l’amour entraîne sur une voie dont la seule issue est la mort.

Boris Eifman insiste sur l’actualité du sujet de l’écrivain. Il se positionne comme chorégraphe-philosophe et ses œuvres sont considérées comme des modèles de psychanalyse scénique. Dans Anna Karénine, il plonge dans l’univers psychologique de l’héroïne pour tenter d’en révéler la dimension érotique.

Le théâtre académique de Ballet de Boris Eifman a été créé en 1977. Dès le début ce fut le théâtre d’un seul chorégraphe, phénomène rare et même unique à cette époque. N’ayant ni scène, ni salles de répétition, il réussit à charmer et à impressionner le public. Ses spectacles « Deux voix » avec Alla Osipenko et John Markovski et « Boomerang » connurent un succès énorme.

Les problèmes de notre époque le préoccupent. Il s’émeut face aux secrets de la créativité artistique et devant la magie des génies, qui sont révélés dans son interprétation des destins de Tchaïkovski, Spésivtséva, Molière. En se penchant sur une sphère aussi sombre et dangereuse que le psychisme humain (« L’Idiot », « Don Quichotte », « La Gisèle Rouge », « Hamlet Russe »), Eifman crée des images scéniques psychanalytiques. Le chorégraphe élargit les frontières de sa propre imagination avec les fantaisies de ses personnages, en pénétrant toujours plus profondément dans les problèmes les plus passionnants de la vie spirituelle et philosophique de l’humanité. Avec son style unique, Boris Eifman est passé par différentes étapes de création.

Le chorégraphe ne se limite pas au cadre d’un spectacle de ballet classique, l’effet théâtral est très important. Ses mises en scène permettent de découvrir de nouvelles formes, de nouveaux principes de l’action théâtrale en préservant l’émotion avant tout.

Le répertoire de ce chorégraphe étonne par la diversité de genres : ballets de chambre (« Autographes » et « Métamorphoses »), ballets-bouffes (« Le Mariage de Figaro », « La douzième nuit » et « Les intrigues de l’amour »), ballets-paraboles (« La Légende »), ballets-contes (« L’Oiseau Magique » et « Pinocchio ». Il a été le premier à s’intéresser à l’œuvre de Dostoïevski, avec le spectacle « L’Idiot » où a été découvert le danseur Valery Mikhailovski, qui est ensuite devenu la vedette de la troupe. Il a mis en scène les ballets « Le duel » d’après Kouprine, « Le Maître et Margueritte » d’après Boulgakov, « Thérèse Raquin » d’après Zola, « Requiem », « Tchaïkovski », « Don Quichotte ou les Fantaisies d’un fou », « Les Frères Karamazov », « La Giselle Rouge », « Mon Jerusalem ». Boris Eifman a travaillé avec des danseurs de renommée internationale, tels M. Liepa, A. Osipenko, N. Dolgouchine, V. Haniballova, J Markovski, V. Mikhailovski, V. Morozova. Plus récemment les idées du chorégraphe se réalisent à travers l’interprétation de brillants danseurs comme E. Kouzmina, V. Arbouzova, A. Galitchanine, I. Markov, Y. Ananian.

Boris Eifman est lauréat de nombreux prix russes « Le Masque d’Or », le prix d’Etat de la Russie « Pour l’apport au développement de l’art moderne », Chevalier de l’Ordre de « La Paix et la Concorde », le plus haut prix spirituel des enfants de la Russie. Il est également professeur de l’Académie de ballet russe qui porte le nom de A. Y. Vaganova.

- La Nuit Russe
Palais des Festivals - Salon des Ambassadeurs
Jeudi 24/08/2006 à 21h30
21h30 - Cocktail et feu d’artifice
22h30 - Dîner-Spectacle
21h30 - Terrasse Salon des Ambassadeurs Cocktail et feu d’artifice FEERIE ou BREZAC
22h30 - Dîner-Spectacle avec :

- ***un défilé de mode de la Fondation caritative « Silhouette Russe » (Présidente : Tatiana Mikhalkova) présentant les créations de la maison de couture Vémina (direction artistique : Lisa Romaniuk) ;

- ***les chants et danses traditionnelles russes avec le Théâtre national folklorique russe de la ville de Tcherepovets de la région de Vologda (Direction artistique : Evgueny Maksimov).

Cette soirée sera l’occasion de rendre hommage à Pierre Cardin pour sa contribution au développement des relations franco-russes dans le domaine culturel.

- Journée du Cinéma Russe
Palais des Festivals et des Congrès - Salle Estérel
15h-18h-21h
Vendredi 25/08/2006 à 15h00 :

- ***Le Cosmos comme pressentiment
Russie, 2005, 90 min
Réalisation : Alexeï Outchitel
Scénario : Alexandre Mindadze
Photo : Youri Klimenko
Décors : Vera Zelinskaia
Costumes : Galina Deeva
Musique : Leonid Desiatnikov
Avec : Evgueni Mironov, Irina Pegova, Evgueni Tsiganov, Elena Liadova

L’année 1957. Le temps de l’espoir et le rêve d’un avenir radieux... Le Spoutnik soviétique envoie ses signaux sonores pour signifier au monde sa suprématie. Dans une petite ville portuaire, Koniok et Lara suivent avec émerveillement l’évolution du satellite mais leur relation sans histoire va être perturbée par l’arrivée d’un homme mystérieux : Guerman.

L’homme va bouleverser le cours tranquille des choses faisant naître la passion, la jalousie, le désir... Prix et récompenses : Grand Prix du Festival de Moscou 2005.

Alexeï OUTCHITEL

Né en 1951 à Leningrad, il obtient en 1975 son diplôme de réalisateur au VGIK, l’Institut National de la Cinématographie. A partir de 1975, il est réalisateur à la Maison de la production des films documentaires de Leningrad. Depuis 1992, Alexeï Outchitel dirige la Compagnie "ROCK". Il est l’auteur de plusieurs courts métrages. Son documentaire Les différents visages de la discothèque (1981) a reçu le Prix du Komsomol. En 1996, il reçoit le titre officiel de la Fédération de Russie de Maître des Arts et en 2002 celui d’Artiste Emérite.

- ***La Neuvième Compagnie
Russie, 2005, 130 min
Réalisation : Feodor Bondartchouk
Scénario : Youri Korotkov
Photo : Maxime Osadtchi
Décors : Grégory Pouchkine
Musique : Dato Evguenidze
Avec : Alexeï Tchadov, Mikhaïl Poretchenkov, Artem
Mikhalkov, Artout Smoliansky

La Neuvième Compagnie, premier long métrage de Feodor Bondartchouk, narre le destin tragique d’une compagnie de soldats russes confrontés aux mercenaires arabes en Afghanistan, à la fin des années 80. A l’époque, le nom de leur chef est peu connu : Oussama Ben Laden.

Feodor BONDARTCHOUK

Né en 1967 à Moscou dans la famille du réalisateur Sergueï Bondartchouk et de l’actrice Irina Skobtseva, Feodor Bondartchouk fait ses études de mise en scène au VGIK(l’Institut National de la Cinématographie) dans les classes de Igor Talankine et Youri Ozerov. En 1991 il fonde avec son ami Stephan Mikhalkov la société Art Pictures Group, une de premières sociétés de production de clips musicaux et spots publicitaires en Russie. Il est l’un des créateurs du Festival des films publicitaires Génération.

Feodor Bondartchouk commence sa carrière d’acteur dans le film de son père Sergueï Bondartchouk Boris Godounov, puis joue dans les films de Youri Ozerov Stalingrad et Anges de la mort. Il tourne dans plusieurs films de réalisateurs russes de la jeune génération comme Ivan Okhlobystine, Roman Katchanov, Ilya Khrjanovski. Depuis 2002, il présente des émissions de la chaîne TV CTC. Son travail à la télévision en 2003 a été récompensé par le prix russe TEFI.

Après avoir produit plusieurs films d’autres réalisateurs, Feodor Bondartchouk est passé à la réalisation en 2005 avec son premier projet à gros budget pour le film La Neuvième Compagnie, consacré à la guerre en Afghanistan.

- *** L’Accordeur
Russie, 2004, 154 min
Réalisation : Kira Mouratova
Avec : George Deliev, Renata Litvinova, Alla Demidova, Nina Ruslanova

Un accordeur de piano pour entretenir son amante excentrique monte un astucieux stratagème pour escroquer deux sympathiques retraitées. Loin d’être naïves, les deux vieilles dames cultivées et déçues par la gent masculine succombent toutefois progressivement à la candeur feinte de l’accordeur, lui-même sous l’emprise de son amante.

Prix et récompenses : Ce film est présenté hors compétition au Festival de Venise 2004

Kira MOURATOVA

Elle est née le 5 novembre 1934 à Soroki (actuellement en Moldavie). Après avoir fait des études de philologie à l’université de Moscou, elle étudie au VGIK (Institut national de la cinématographie) sous la direction de S. Guerassimov et T. Makarova et obtient son diplôme en 1959. A partir de 1961 Kira Mouratova travaille comme réalisatrice aux studios d’Odessa.

En 1960 elle réalise, en collaboration avec son mari Alexandre Mouratov, son premier film, un moyen métrage de 47 minutes, Au bord du ravin abrupt.
Mais, c’est en 1967 avec Brèves rencontres que commence sa carrière. Elle y joue l’un des deux rôles principaux, celui d’une femme qui partage sa vie entre ses responsabilités dans la gestion des immeubles locaux et son amant. Peu apprécié par la censure le film n’aura qu’une distribution réduite.
Longs adieux sorti en 1971, raconte l’histoire d’une mère abandonnée par son mari, qui songe à refaire sa vie. Son fils adolescent supporte de moins en moins l’autorité de sa mère sans pouvoir néanmoins se résigner à la quitter. Le film sera interdit. Ces deux films ne seront vraiment connus du public qu’une quinzaine d’année plus tard. Ils seront alors accueillis très chaleureusement. Pendant les cinq années qui ont suivi la réalisation des Longs Adieux, Kira Mouratova aura peu de moyens de tourner. Le film suivant, En découvrant le vaste monde, ne sortira qu’en 1980. On y retrouve les thèmes de l’amour et de la liberté avec beaucoup d’humour. Pour le film suivant, Parmi les pierres grises (1983) qui met en scène des marginaux, la censure sera telle que Kira Mouratova refuse de paraître sur le générique du film. Avec la perestroïka, la révélation aux publics soviétique et étranger des premiers films de Kira Mouratova, fera de la réalisatrice l’une des plus populaires de l’Union Soviétique et tout particulièrement à l’étranger. Ses films feront souvent l’objet de discussions passionnées et contradictoires. Ils sont souvent déconcertants, parfois provocateurs, mais on y sent en permanence le même souci de dénoncer ce que la société peut avoir de mutilant par rapport aux besoins de libre expression de l’individu.

- Hommage à Dmitri Chostakovitch
Soirée Musique, Danse, Cinéma
A l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur
Avec l’Orchestre de chambre de la Philharmonie de Moscou « Moskovia » et les artistes de l’Académie de Danse de Moscou.
Palais des Festivals et des Congrès - Théâtre Debussy
Samedi 26/08/2006 à 20h30

Projection d’extraits de films sur des musiques du célèbre compositeur.

L’Orchestre de chambre de la Philharmonie de Moscou « Moskovia » Créé en 1990 par Edouard Gratch auprès du Conservatoire de Moscou, l’Orchestre est composé de 25 musiciens pour la plupart des violonistes.
Son répertoire est en constante évolution : de pièces de compositeurs baroques - Bach, Vivaldi, Haendel - à des œuvres de compositeurs du XXe siècle - Chostakovitch, Chedrin, Schnittke - en passant pas des compositions plus romantiques - Brahms, Tchaïkovski, Grieg.
L’Orchestre s’est produit dans de nombreux pays et participe à de nombreux festivals en France, Pologne, Grèce, Italie.

Edouard Gratch Violoniste, chef d’orchestre, professeur au Conservatoire d’Etat de Moscou, Artiste du peuple, Chevalier de l’ordre du Mérite, Edouard Gratch s’intéresse très jeune à la musique de chambre.
Il collabore avec les plus grands musiciens de l’époque : des pianistes (Guinsburg, Neihaus, Svetlanov), aux violoncellistes (Knouchevitski et Chakhovskaïa), jusqu’aux guitaristes (Ivanov-Kramskoy...). Son répertoire est très large. Il enchante le public lors de ses concerts en Russie et à l’étranger.

Donnant des concerts depuis plus de 50 ans, il est très connu et respecté dans le milieu musical et a remporté trois Concours internationaux prestigieux à Budapest, Paris et Moscou. Depuis 1989, Edouard Gratch a développé sa passion en créant sa propre école de violon ; il est professeur au Conservatoire de Moscou, professeur honoraire du Conservatoire de Shanghai et membre de l’Académie de Musique Monti Azzuri en Italie.

© lundi 1er mai 2006, par Russie.net

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