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L’anniversaire de la naissance du célèbre poète russe Vladimir Maïakovski

Le 7 juillet 1894 - 2007

Vladimir Maïakovski est né le 7 juillet 1894 dans le village de Bagdadi en Géorgie. À la mort du père, la famille s’établit à Moscou. En 1914, sa rencontre avec Lili Brik, la sœur d’Elsa Triolet, bouleverse totalement sa vie. Fille d’un juriste, née à Moscou, en 1891, dans une famille juive, Lili Kagan, que l’histoire retiendra sous le nom de Lili Brik, fut la sour aînée d’une certaine Elsa (Kagan), devenue par mariage d’abord Triolet - du nom d’un officier français en mission à Moscou, et puis en 1917 - Aragon.

Maïakovski reste aujourd’hui une des figures tragiques de ce siècle. Poète, propagandiste infatigable, dessinateur d’affiches, il a servi la révolution toute sa vie ! Le 7 juillet 2003 les amateurs de son œuvre se sont rendus comme chaque année, a son musée. Les moscovites ont salué, émus, la visite de Patricia J. Thompson, la fille de Vladimir Maïakovski, à Moscou ! Patricia J. Thompson, grande comme son père, simple et chaleureuse, est la fille, longtemps vouée à la non-existence, de Maïakovski. Elle vit à New York, où elle est née en 1926...

Vladimir Vladimirovitch Maïakovski est né le 7 juillet 1894 dans le village de Bagdadi (auj. Maïakovski) en Géorgie. À la mort du père, la famille, réduite à la misère, s’établit à Moscou où Maïakovski adhère en 1908 au parti Bolchevik. Un emprisonnement de onze mois le persuade qu’il faut être cultivé pour servir la révolution ; il entre en 1910 aux Beaux-Arts, se lie à un groupe futuriste et devient une des figures de la bohème moscovite. Pour les futuristes comme pour les dadaïstes, la littérature est déjà morte, elle relève de l’archéologie. Maïakovski apparaît bien alors comme le type du poète moderne, capable de composer mentalement un poème de 1 500 vers, agitateur et propagandiste infatigable, dessinateur d’affiches, conférencier... Il est le camarade et le collaborateur du grand formaliste Khlebnikov (1885-1922). En 1914, sa rencontre avec Lili Brik, la sœur d’Elsa Triolet, bouleverse totalement sa vie. Fille d’un juriste et d’une mère musicienne, née à Moscou, en 1891, dans une famille juive, Lili Kagan, que l’histoire retiendra sous le nom de Lili Brik, fut la sour aînée d’une certaine Elsa (Kagan), devenue par mariage d’abord Triolet - du nom d’un officier français en mission à Moscou, et puis en 1917 - Aragon.

Lorsque Elsa Kagan présenta Maïakovski au jeune couple Brik et qu’elle demanda au poète de lire ses poèmes, Ossip et Lili prirent aussitôt conscience de son immense génie. Maïakovski, amant d’Elsa Kagan, à peine âgée de dix-sept ans, tombe éperdument amoureux de sa sœur Lili de dix-neuf ans, déjà mariée à Ossip Brik. Elsa, non sans chagrin, perdit Maïakovski qui s’installa dans la vie de sa sour. S’établit alors une sorte de ménage à trois. Ossip considéra la liaison de sa femme avec " le regard d’un ami affectueux " tout en demeurant le mari...
Il lui dédie Nuage en pantalon et compose pendant les années de guerre, La guerre et le monde et l’Homme. La révolution des Soviets l’absorbe ; il fait de son art un instrument politique mais, révolutionnaire et dissident dans l’âme. Adoré de la jeunesse, il parcourt l’Union soviétique pour lire ses œuvres à haute voix. Une telle personnalité ne pouvait qu’entrer en violente opposition avec l’ensemble des bureaucrates, des écrivains et critiques conformistes : « Je joue des coudes à travers la bureaucratie, les haines, les paperasses et la stupidité ». Les deux pièces de Maïakovski, la Punaise (1920) et les Bains (1929), sont des satires de l’esprit bureaucratique et petit-bourgeois, furent très mal accueillies par la critique officielle : l’Association des écrivains prolétariens, dont Maïakovski faisait partie, entreprit de « rééduquer » le poète en le dénigrant systématiquement.
La rupture avec Lili, en 1925, le mène à New York, puis Paris.

New York 1925. Vladimir Vladimirovitch Maïakovski rencontre à Manhattan, émigrée russe " Elly Jones ", née Elisavetta Zibert. Ils se promenaient sur le pont de Brooklyn, à Broadway. Ils s’aimaient dans une chambre de Manhattan. Mais cette passion partagée ne dure que trois mois : Vladimir Maïakovski doit quitter les Etats-Unis. Harcelé par les télégrammes de Lily Brik, il n’a pu rester longtemps. L’amour était toujours aussi ardent, bien qu’ils n’aient pu même s’écrire : la censure et Lily Brik qui veillait..
Le coup de foudre entre le grand poète soviétique et une belle traductrice Russe, porte ses fruits. Vladimir Maïakovski a eu une fille en Amérique. Patricia J. Thompson.

Patricia J. Thompson ne porte pas Lili Brik dans son cour. Elle voit en elle une aventurière qui réclamait sans cesse de l’argent à Maïakovski et un agent du KGB. " Lili Brik a épousé un général du KGB en 1943.

Coupé de ses amis, souffrant d’extinctions de voix qui l’empêchent de déclamer, brisé par sa relation douteuse avec Lili Brik, il se tire une balle dans le cœur le 14 avril 1930 à Moscou, à l’âge de 37 ans, laissant ces mots : « La barque de l’amour s’est fracassée contre le quotidien... Comme on dit, l’incident est clos... ».

Ses œuvres :
le Nuage en pantalon (1914), œuvre futuriste, 150 000 000 (1921), Octobre (1927), œuvres lyriques, Mystère-Bouffe (1920), dramatique.

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Vers sur le passeport Sovietique

Je dévorerais la bureaucratie comme un loup,
je n’ai pas le respect des mandats,
et j’envoie à tous les diables paître
tous les " papiers ".

Mais celui-là...

Longeant le front des compartiments et cabines,
un fonctionnaire bien poli s’avance.

Chacun tend son passeport, et moi je donne
mon petit carnet écarlate.

Pour certains passeports on a le sourire,
d’autres on cracherait dessus.

Au respect ont droit, par exemple,
les passeports avec lion anglais à deux places.

Mangeant des yeux le brave monsieur,
faisant saluts et courbettes,
on prend comme on prend un pourboire,
le passeport d’un Américain.

Pour le Polonais on a le regard
de la chèvre devant l’affiche.
Pour le Polonais le front est plissé
dans une policière éléphanterie
d’où cela sort-il et quelles sont ces
innovations en géographie ?

Mais c’est sans tourner le chou de la téte,
c’est sans éprouver d’émotions fortes
qu’on reçoit les papiers danois
et les suédois de diverses sortes.

Soudain, comme léchée par le feu,
la bouche du monsieur se tord.

Monsieur le fonctionnaire
a touché la pourpre de mon passeport

Il le touche comme une bombe,
il le touche comme un hérisson,
comme un rasoir à deux tranchants,
il le touche comme un serpent à sonnettes,
à vingt dards, à deux mètres de longueur et plus.

Complice a cligné le regard du porteur,
qui est prét à porter vos bagages pour rien.

Le gendarme contemple le flic,
le flic le gendarme.
Avec quelle volupté la caste policière
m’aurait fouetté, crucifié,
parce que j’ai dans mes mains,
porteur de faucille,
porteur de marteau,
le passeport soviétique.

Je dévorerais la bureaucratie comme un loup,
je n’ai pas le respect des mandats,
et j’envoie à tous les diables paître
tous les "papiers", mais celui-là...

Je tirerai de mes poches profondes
l’attestation d’un vaste viatique.
Lisez bien, enviez
je suis
un citoyen
de l’Union Soviétique.

(I929)

© samedi 7 juillet 2007, par Russie.net

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