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La Cerisaie ’créole’ d’Anton Tchekhov

Du 25 novembre au 19 décembre 2004

C’est la valeur universelle de cette œuvre qui a permis à Jean-René Lemoine de transporter cette Cerisaie sous les cieux d’une île caraïbe où une bourgeoisie créole dominante est confrontée au pouvoir montant d’une société ’mulâtre’ qui, dans les années trente, menace l’équilibre fragile installé depuis l’abolition officielle de l’esclavage.

La Cerisaie :

- Mise en scène Jean -René Lemoine
- Avec Jenny Alpha,Gladys Arnaud,Jean-Guy Birota,Nicole Dogué, Isabelle Fruleux, Jacques Gabélus, Roland Gervet, Daniel Jean,Lucien Jean-Baptiste, Isabelle Kancel, Jean-René Lemoine, Michèle Lemoine, Roger Olivier, Christophe Ratandra, Mylène Wagram

La Cerisaie, ultime et testamentaire pièce d’Anton Tchekhov est tout à la fois le tableau d’une société en plein bouleversement économique, social et idéologique et une réflexion puissante, forte et claire sur la souffrance personnelle de tous ceux qui doivent faire le deuil, qui doivent renoncer aux habitudes faciles de vies toutes tracées. Aucun manichéisme dans l’œuvre de Tchekhov car opprimés et oppresseurs doivent également modifier leurs comportements, aucun jugement de valeur dans cette chronique d’une mutation violente, qui ébranle au plus profond tous les êtres qui y sont soumis.

Cette bourgeoisie créole, qui se vit comme une aristocratie, a encouragé et développé le blanchiment de sa peau noire, la peau sauvée et a établi une véritable hiérarchie sociale et politique à partir de ces critères de couleur. Cette société caraïbe dansera au bord du gouffre, organisant ce dernier bal pour dissimuler l’angoisse de la ruine imminente, unissant une dernière fois maîtres et serviteurs.

Comme dans la famille russe, Lioubov et Gaev, les maîtres, anciens créoles, abandonneront le vieux Firs, ici joué par la remarquable Jenny Alpha. Figure tutélaire de la servante, image maternelle par excellence, mémoire d ’un siècle qui s’efface, elle est aussi oubliée par le nouveau maître, Lopakhine, l’homme noir, descendant d’esclaves.

Sans doute est-elle la seule à ne pas dire :’Oh vivement qu’elle change, d’une manière ou d’une autre, notre vie mal fichue, malheureuse.’

Du 25 novembre au 19 décembre 2004 :

- Grande salle Oleg Efremov
- Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche lundi et jeudi
- Réservation 01 41 60 72 72 /www.mc93.com
- Prix des places de 8 € à 23 €

MC93 Bobigny
1, boulevard Lénine
93000 Bobigny
Métro Bobigny Pablo Picasso

© mardi 28 septembre 2004, par Russie.net

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