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La Croatie au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Chez nos voisins slaves - Les sites croates du Patrimoine mondial

25e anniversaire de l’inscription des sites de Dubrovnik, de Split et des lacs de Plitvice sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO

Voilà un quart de siècle, le 26 octobre 1979, l’UNESCO inscrivait trois sites croates sur la Liste du Patrimoine mondial, inaugurée un an plus tôt. Il s’agissait de deux sites classés patrimoine culturel de l’humanité (la vieille ville de Dubrovnik et le complexe historique de Split autour du Palais de Dioclétien) et d’un site classé au patrimoine naturel (Le Parc national des lacs de Plitvice). Bien que d’une superficie comparable à celle de deux régions françaises, la Croatie compte à ce jour six sites classés, soit autant que l’Egypte !

La liste du Patrimoine mondial s’est, depuis, étoffée et compte aujourd’hui 6 sites en Croatie. Aux trois premiers sites croates sont ainsi venus s’ajouter trois autres sites classés au patrimoine culturel de l’humanité : le complexe épiscopal de la basilique euphrasienne de Porec, la vieille ville de Trogir et la cathédrale St-Jacques de Sibenik. Bien que d’une superficie comparable à celle de deux régions françaises, la Croatie compte à ce jour six sites classés, soit autant que l’Egypte.

Le Parc de Plitvice, charmes naturels en cascade

Le Plitvice est l’une des plus belles réserves naturelles d’Europe. Son paysage est une succession de forêts, de chutes d’eau et de lacs disposés en gradins qui se jettent les uns dans les autres. L’un de ces lacs donne naissance à la grande rivière du parc : la Korana. Le parc est ainsi une sorte de mini-Niagara à l’échelle européenne.

Les eaux, qui s’écoulent à travers les roches dolomitiques et calcaires, ont déposé au cours des millénaires des barrières de travertin, formant des barrages naturels qui sont à l’origine d’une série de lacs, de cavernes et de chutes d’eau de toute beauté. Ces processus géologiques se poursuivent de nos jours. Les forêts du parc abritent des ours, des loups et de nombreuses espèces d’oiseaux rares.

Dubrovnik, la rivale de Venise

Depuis quelques années, Dubrovnik rayonne de nouveau... L’ancienne Raguse est l’une des villes les plus visitées de la côte Adriatique. La ville est plus que millénaire. Sur une presqu’île de la côte dalmate, la « perle de l’Adriatique » est devenue une importante puissance maritime méditerranéenne à partir du XIIIe siècle. Entourée de ses célèbres remparts, Dubrovnik fut l’une des plus grandes puissances maritimes du bassin méditerranéen. Pendant 5 siècles, elle fut même une république aristocratique indépendante, une cité-Etat, la grande rivale de Venise... Les vénitiens, les ottomans ont tenté chacun leur tour, de conquérir Dubrovnik... Virtuose dans l’art de la politique, connue pour sa diplomatie, la cité a toujours essayé de négocier afin de conserver sa liberté.

Bien que sévèrement endommagée par un tremblement de terre en 1667, Dubrovnik a pu préserver ses beaux monuments, églises, monastères, palais et fontaines de style gothique, Renaissance et baroque. De nouveau endommagée dans les années 1990 lors du conflit armé dans la région, la ville fait l’objet d’un grand programme de restauration coordonné par l’UNESCO.

Split

Splite est une ville-palais unique au monde ! Son histoire remonte au 4ème siècle après J.C., lorsque l’empereur Dioclétien construit, au bord de l’Adriatique, un palais de 40 000m2.

Les ruines du palais de Dioclétien, construit entre la fin du IIIe siècle et le début du IVe siècle, subsistent dans toute la ville. La cathédrale a été édifiée au Moyen Âge à partir de l’ancien mausolée. Le reste de la partie classée de la ville comprend des églises romanes des XIIe et XIIIe siècles, des fortifications médiévales, des palais gothiques du XVe siècle et d’autres palais de la Renaissance et du baroque.

Au fil des siècles, une ville s’est installée et a grandi à l’intérieur. Ce palais, qui compte aujourd’hui 3000 habitants, n’a pas encore livré tous ses secrets. C’est un lieu mythique pour tous les habitants de Croatie, et surtout un paradis pour les touristes.

Le complexe épiscopal de la basilique euphrasienne de Porec

Le groupe de monuments religieux de Porec, lieux de culte de la chrétienté dès le IVe siècle, constitue l’ensemble préservé le plus complet de ce type. La basilique, l’atrium, le baptistère et le palais épiscopal sont de remarquables exemples d’architecture religieuse, tandis que la basilique elle-même associe de manière exceptionnelle des éléments classiques et byzantins.

L’ensemble épiscopal de la basilique euphrasienne, situé dans le centre historique de Porec, est un exemple exceptionnel d’un ensemble épiscopal du début de l’ère chrétienne. Il est exceptionnel du fait de son intégrité et parce qu’il comprend une cathédrale basilicale unique en son genre.

La vieille ville de Trogir

Trogir est un remarquable exemple de continuité urbaine. Le plan quadrillé des rues de la cité antique de cet établissement insulaire remonte à la période hellénistique et a été embelli au cours des dominations successives par de nombreux édifices publics et privés et des fortifications. À ses belles églises romanes s’ajoutent de remarquables édifices Renaissance et baroques de la période vénitienne.

Trogir constitue un excellent exemple de ville médiévale édifiée sur le lieu et dans le respect des fondations d’une cité hellénistique et romaine. Elle a remarquablement bien conservé son tissu urbain, avec un minimum d’interventions modernes et chaque aspect de son paysage urbain symbolise clairement la trajectoire qu’elle a suivie dans son développement social et culturel.

La cathédrale St-Jacques de Sibenik

La cathédrale Saint-Jacques (1431 - 1535) à Šibenik, sur la côte dalmate, témoigne des échanges considérables qui se sont déroulés entre l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane du XVe au XVIe siècle dans les domaine des arts monumentaux. Les trois architectes qui se sont succédés sur le chantier de la cathédrale - Francesco di Giacomo, Georgius Mathei Dalmaticus et Niccolò di Giovanni Fiorentino - ont développé une structure bâtie entièrement en pierre et des techniques de constructions uniques, notamment pour les voûtes et la coupole de l’édifice. La forme et les éléments décoratifs de la cathédrale, telle cette remarquable frise ornée de soixante et onze portraits sculptés de femmes, d’hommes et d’enfants, illustrent également la fusion réussie de l’art gothique et de la Renaissance.

Les caractères constructifs de la cathédrale Saint-Jacques de Šibenik en font un édifice unique et exceptionnel qui réalise avec succès la fusion des formes du gothique et celles de la Renaissance.

La cathédrale Saint-Jacques est le résultat fructueux d’échanges d’influences considérables entre trois aires culturelles différentes qu’étaient l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane entre le XVe et le XVIe siècle. De tels rapports ont permis d’affronter et de résoudre des problèmes d’ordre technologique et structurel avec des solutions uniques et exceptionnelles en ce qui concerne la construction des voûtes et de la coupole de la cathédrale. Critère iv La cathédrale Saint-Jacques de Šibenik documente de manière unique le passage de l’architecture religieuse gothique à celle de la Renaissance.

© samedi 20 novembre 2004, par Russie.net

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