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’La Pucelle d’Orléans’ de Piotr Ilyich Tchaïkovski

Le samedi 19 juillet 2003 - Concert diffusé en direct sur France Musiques

Un opéra d’un francophile russe ! ’La Pucelle d’Orléans’ composée en 1878-79 est l’un des rares opéras de Tchaïkovski sur un sujet non russe. A l’âge de la maturité, le compositeur qui avait une ascendance française par sa mère revient à une fascination d’enfance, ayant été ému dès son plus jeune âge par le sort de " l’héroïne de la France ", ainsi qu’il l’avait lui- même définie.

Succédant immédiatement à Eugène Onéguine, La Pucelle d’Orléans composée en 1878-79 est l’un des rares opéras de Tchaïkovski sur un sujet non russe.

Le livret de l’opéra est dans une large mesure inspiré de la pièce de Schiller Die Jungfrau von Orléans, mais à la différence du poète allemand qui avait choisi de faire mourir Jeanne non sur le bûcher mais sur un champ de bataille, Tchaïkovski revient, dans le dernier tableau de son opéra, à la tragique réalité historique. Lorsqu’on connaît son aptitude à s’identifier au sort de ses personnages, on comprend que la composition de cette scène ait été pour lui-même un profond bouleversement. Créée au Théâtre Marinski de Saint-Pétersbourg le 13 février 1881, La Pucelle d’Orléans obtint un beau succès auprès du public, mais fut mal accueillie par la presse. Pendant longtemps il fut de bon ton de dénigrer cet ouvrage, qui reste dans le sillage du grand opéra français et des opéras semi-historiques de Verdi (lui-même auteur d’une assez médiocre Giovana d’Arco), culminant sur de grandes scènes de masse orchestrées avec éclat, comme celle du couronnement de Charles VII dans la cathédrale de Reims, au 2ème tableau du 3ème acte. Mais La Pucelle d’Orléans permet aussi de mesurer l’étendue des moyens expressifs de Tchaïkovski, aussi magistral dans l’effet spectaculaire que dans le portrait psychologique . Au fil des tableaux, on voit se dessiner les visages de Jeanne, la bergère de Domrémy devenue chef d’armée à l’appel des anges, de son redoutable père Thibaut d’ Arc qui sera l’instrument de la tragédie finale, du pâle roi Charles VII, ainsi que les nobles figures d’Agnès Sorel et du Chevalier Dunois, et de Lionel, l’adversaire amoureux de Jeanne, personnage aussi imaginaire que convenu, mais que Tchaïkovski réussit à rendre humainement et musicalement crédible.

André Lischke

OPERA BERLIOZ LE CORUM
Esplanade Charles de Gaulle
34027 MONTPELLIER
Tél. 04 67 61 66 16

Le 19/07/2003 :

- de 20:00 à 22:00 le samedi.
- Tarifs : Plein tarif : 34 €, Tarif réduit : 26 €.

Opéra en 4 actes et 6 scènes (1881)
Livret du compositeur d’après Friedrich Schiller

© lundi 14 juillet 2003, par Russie.net

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