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St-Pétersbourg
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La cathédrale Saint-Isaac

La cathédrale fut consacrée en 1858, le 30 mai, fête de Saint-Isaac et anniversaire de Pierre le Grand, en présence de l’empereur Alexandre II et de toute la famille impériale. Elle devint la cathédrale principale de Saint-Pétersbourg et le restera jusqu’à la révolution d’octobre. Transformée en musée en 1931, elle a été récemment rendue au culte.

Alexandre Ier confia le soin de trouver un architecte pour sa reconstruction à l’ingénieur Augustin de Bettencourt, qui présidait le Comité de construction de
Saint-Pétersbourg. Depuis sa rencontre à Erfurt, en 1808, avec le tsar Alexandre Ier, cet ingénieur espagnol, né à Ténériffe et descendant du Français Jean de Bettencourt qui avait conquis les îles Canaries, était entré au service de la Russie. C’est à lui que s’adressa, l’été 1816, un certain Auguste Ricard, dit de Montferrand, arrivé à Saint-Pétersbourg avec en poche une lettre de recommandation de l’horloger Bréguet, un ami de Bettencourt.

Ses aquarelles, représentant tous les styles - chinois, indien, gothique, byzantin, renaissance - furent présentées à Alexandre Ier, qui resta saisi de leur beauté. Du jour au lendemain, Auguste de Montferrand, qui n’avait jamais construit aucun bâtiment public, fut promu architecte de la Cour, et nommé architecte en chef de la reconstruction de Saint-Isaac.

Son projet prévoyait d’allonger le carré initial jusqu’à une longueur de 111 mètres, tout en gardant la même largeur - 97,6 mètres -et en surmontant cet édifice rectangulaire d’une coupole culminant à 101,5 mètres. Au
lieu de la cloche unique traditionnelle des cathédrales orthodoxes, il
avait imaginé quatre cloches d’angle, de taille relativement petite.
Elles restèrent à leur place jusqu’aux années 1930, lorsqu’elles furent
décrochées et fondues par les bolcheviques. Elles étaient à l’époque
réputées pour leur son argentin ; constituées de cuivre et d’étain, on
y avait mis également une certaine quantité d’argent pour affiner
l’harmonie du carillon. La cathédrale Saint-Isaac est dotée de quatre
portiques monumentaux, constitués chacun de huit colonnes à chapiteaux
corinthiens en bronze. Les cent douze colonnes qui entourent la
cathédrale proviennent des carrières de Piterlax, aux abords du golfe de
Finlande. Montferrand fut contraint de les placer en premier, avant la
construction des murs, mais c’est le génie technologique de Bettencourt
qui permit de soulever ces monolithes et, « comme un simple bâton, de les
dresser devant le bâtiment même. » Le modèle de son échafaudage est
resté exposé aujourd’hui encore à l’intérieur de la cathédrale. Le
fronton faisant face à la Neva représente la Résurrection du Christ,
dû à Philippe Lemaire, élève de Pierre Cartelier,
et auteur du Jugement dernier du fronton de l’église de la Madeleine à
Paris. Sur les acrotères, on reconnaît saint Jean l’Evangéliste,
l’apôtre saint Pierre avec ses clefs, et saint Paul appuyé sur une
grande épée ; une inscription en slavon dit : « Seigneur, par Ta Force, le
tsar se réjouira. » Sur le fronton Est, un bas-relief, également dû à
Lemaire, évoque un épisode de la vie de saint Isaac le Dalmate, patron
de la cathédrale, persécuté par l’empereur Valons : le saint voulut
arrêter l’empereur qui partait combattre les Goths, en prédisant sa
défaite en raison du soutien qu’il apportait aux Ariens ; irrité,
l’empereur le fit mettre aux chaînes. Le triomphe du saint est
représenté sur le fronton Ouest : libéré à la mort de Valens, il se
présente dans son froc d’ermite devant le vainqueur des Barbares,
l’empereur Théodose, qui s’incline devant lui pour recevoir sa
bénédiction. Un premier projet proposait de donner à Théodose les
traits du tsar Nicolas Ier, mais celui-ci s’y opposa. Théodose et son
épouse reçurent donc le visage d’Alexandre Ier et de sa femme. Les
dignitaires de la suite impériale prirent les traits du prince Voikonski,
qui présidait la commission du chantier de la cathédrale, et d’Olénine,
président de l’Académie des Beaux-Arts. Le fronton Sud représente l’Adoration des Mages. Au-dessous, une inscription
en slavon : « Ma maison sera appelée une maison de prière. » Les deux
frontons Ouest et Sud sont l’œuvre d’Ivan Vitali, fils du sculpteur
Pietro Vitali, un Italien né à Saint-Pétersbourg. Les murs intérieurs en
revanche, ont été recouverts de plaques de marbre jaune de Sienne, de
marbre vert de Gênes, de marbre rouge « griotto » du sud de la France et
de marbre gris de Vyborg. Au sol, le pavement est un véritable tapis de
marbres gris et vert. Entre l’iconostase et la balustrade, un porphyre
pourpre a été employé, le même qui sera utilisé par Visconti pour le
tombeau de Napoléon aux Invalides à Paris. C’est d’ailleurs Nicolas Ier
qui offrit à la France le bloc de porphyre qui confère à la sépulture
de Napoléon sa dignité impériale.

 La coupole de Saint-Isaac mesure 21,8 mètres de diamètre.
A
l’intérieur, le plafond de la coupole, d’une surface supérieure à 800
m2, a été peint par Karl Brullov, qui s’est inspiré de la chapelle
Sixtine de Michel-Ange. Les traits retenus pour le visage de
Jésus-Christ furent choisis par Nicolas Ier lui-même : il recommanda aux
artistes de Saint-Isaac de s’inspirer de sa représentation 
préférée du Christ, due à un peintre italien du 17 siècle, le
Guerchin. Les travaux dureront jusqu’en 1914. La cathédrale est
dotée de trois autels, l’autel principal étant consacre à saint
Isaac le Dalmate, celui de droite à sainte Catherine et celui de gauche
à saint Alexandre Nevski. L’iconostase de l’autel central est soutenue
par dix colonnes de malachite et deux de lazurite, provenant de mines
proches du lac Baïkai, en Sibérie. Les colonnes en malachite paraissent
être en pierre massive, mais sont en réalité des colonnes de bronze,
plaquées de ce précieux minéral. La colle utilisée pour le placage
contenait une huile aromatique, le saint-chrême, préparé une fois par
an dans l’une des cathédrales de Moscou, d’où il était distribué dans
toute la Russie. L’iconostase de l’autel central comporte trois
rangées d’icônes,
les deux premières réalisées en mosaïque et la troisième peinte. La
première rangée représente les saints patrons des tsars ayant
contribué à la construction des quatre églises successives dédiées à
saint Isaac le Dalmate et la seconde représente les saints patrons des
membres de la famille impériale.







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