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La nouvelle campagne moscovite

Après la chute de l’URSS, seule la frange très riche de la population a d’abord pu se permettre de se faire bâtir des maisons individuelles. Elle est aujourd’hui rattrapée par la classe moyenne russe en formation.

Le monde change... et la campagne aussi ! La preuve ? Il y a de plus en plus de citadins russes qui laissent tomber le bitume des cités moscovite pour les verts pâturages.

Avec ses pavillons aux allures de chalet et ses cottages flambant neufs, la banlieue de Moscou est devenue le refuge d’une nouvelle classe moyenne russe, qui découvre les joies de la propriété après des décennies de communisme.

Autrefois, la campagne moscovite était parsemée de datchas, de modestes maisons de bois sur des lopins de terre accordés par l’Etat, où les habitants de la capitale passaient week-ends et été, cultivant fruits et légumes pour améliorer l’ordinaire de l’économie de pénurie à la soviétique.

Après la chute de l’URSS, seule la frange très riche de la population a d’abord pu se permettre de se faire bâtir des maisons individuelles. Elle est aujourd’hui rattrapée par la classe moyenne russe en formation.

Il y a six ans, lorsque Konstantin, 34 ans, a décidé avec son épouse de se faire construire une maison à Fedioukovo, un petit hameau à huit kilomètres au sud de Moscou au beau milieu d’une forêt de bouleaux, la plupart des terrains aux alentours étaient nus.

Depuis, des dizaines de pavillons se sont élevés autour de sa villa, les chemins ont été goudronnés. Et début décembre, le village a inauguré sa nouvelle église, construite par un habitant fortuné du coin.

"Avant, nous habitions à quatre dans un appartement de 70 m2 dans un quartier-dortoir", raconte Konstantin, directeur des ventes dans un groupe de presse russe.

"Nous en avions marre de vivre à Moscou, qui est une ville sale et polluée, et nous voulions nous mettre au vert. Comme les prix de l’immobilier étaient relativement bas, nous avons acheté un terrain", ajoute ce jeune homme dynamique, qui rêvait de "pouvoir faire ce qu’il voulait" chez lui.
Le couple se fait alors bâtir une maison de 500 m2 "de style alsacien", avec colombages, toit en pente, et girouette au sommet. Aujourd’hui, il projette d’installer des bains russes dans le jardin.

Depuis 2000, on observe une vague de migration de Moscou vers la campagne, dans un rayon de 30 km autour de la capitale. Les gens recherchent un cadre de vie plus écologique.

L’envolée des prix de l’immobilier à Moscou fait aussi fuir de nombreux candidats à la propriété vers la banlieue.
Selon le mensuel russe RBK paru en janvier, en six ans, les prix du logement ont été multipliés pratiquement par dix à Moscou, faisant passer le montant d’un studio "de 18.000 dollars en 2000 à 160.000 dollars aujourd’hui...!

En banlieue, le logement coûte 25% moins cher que dans la capitale. Pour la même somme, j’avais le choix entre vivre dans un trois-pièces à Moscou ou dans une maison de 250 m2 en dehors", affirme Anton, 41 ans, interprète, heureux de vivre aujourd’hui à dix kilomètres de la mégapole.

Une tendance qui pousse les agences immobilières à investir dans la périphérie. Elles y construisent des lotissements entiers de "cottages", de grands pavillons qui ont parfois des allures de palais, ou de "town-house", des maisons plus modestes, à un étage et dotées d’un petit jardin, adaptées à la classe moyenne.
Mais selon les experts, plusieurs freins s’opposent encore à une migration réellement massive.

Mais la campagne souffre cruellement de l’absence d’infrastructures sociales, comme écoles, hôpitaux et magasins.
Ensuite, les grandes entreprises ont encore des réticences à déplacer leurs bureaux vers la périphérie, comme dans les grandes villes européennes. Enfin, les embouteillages dans Moscou dissuadent beaucoup de gens de s’installer à la campagne.

La capitale est en effet chaque jour un peu plus engorgée par des milliers de nouvelles voitures, ce qui provoque des bouchons monstres retardant souvent les travailleurs le matin.
Ces questions devraient être résolues dans les dix prochaines années, espèrent les moscovites.







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