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La ville de Yaroslavl (Russie) et l’ensemble Radziwill à Nesvizh (Biélorussie) sont classés

Durban (Afrique du Sud) / Communiqué de l’UNESCO

La Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO compte désormais un total de 812 sites, dont 628 sites culturels, 160 sites naturels et 24 sites mixtes, dans 137 Etats parties. Avec les inscriptions d’aujourd’hui, 3 pays de la CEI font leur entrée dans la Liste du patrimoine : Russie, Biélorussie, Turkménistan.

Le Comité du patrimoine mondial, présidé par le Sud-africain Themba Wakashe, Directeur général adjoint pour le Patrimoine et les Archives nationales, a inscrit aujourd’hui 17 sites culturels sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO compte désormais un total de 812 sites, dont 628 sites culturels, 160 sites naturels et 24 sites mixtes, dans 137 Etats parties. Avec les inscriptions d’aujourd’hui, 3 pays de la CEI font leur entrée dans la Liste du patrimoine : Russie, Biélorussie, Turkménistan :

- Bélarus - Ensemble architectural, résidentiel et culturel de la famille Radziwill à Nesvizh.
L’ensemble architectural, résidentiel et culturel de la famille Radziwill à Nesvizh se trouve en Bélarus central. De la dynastie Radziwill, qui construisit et conserva cet ensemble du XVIe siècle à 1939, sont issues certaines des plus importantes personnalités de l’histoire et de la culture de l’Europe. Grâce à leurs efforts, Nesvizh devint un lieu crucial d’influence dans les différents domaines de la culture, des sciences, des arts, de l’artisanat et de l’architecture. Cet ensemble se compose d’un palais et de l’église mausolée du Corpus Christi. Le château est constitué de dix bâtiments mitoyens, qui ont évolué comme un seul et même ensemble architectural autour d’une cour hexagonale. Les palais, ainsi que l’église du Corpus Christi, sont devenus d’importants modèles qui ont marqué le développement de l’architecture dans toute l’Europe centrale et la Russie.

- Bélarus, Estonie, Fédération de Russie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Norvège, République de Moldova, Suède, Ukraine - Arc géodésique de Struve.

L’arc de Struve est un réseau de triangulations qui s’étend de Hammerfest en Norvège jusqu’à la mer Noire et traverse 10 pays sur plus de 2820 km. L’arc est formé par les points d’une triangulation réalisée entre 1816 et 1855 par l’astronome Friedrich Georg Wilhelm Struve et représentant la première mesure exacte d’un long segment de méridien. Cette triangulation a contribué à définir et mesurer la taille et la forme exactes de la terre ; elle a joué un rôle essentiel dans le développement des sciences de la terre et l’établissement de cartes topographiques précises. C’est un formidable exemple de collaboration scientifique entre chercheurs de différents pays et de coopération entre des monarques pour une cause scientifique. A l’origine, l’arc était constitué de 258 triangles principaux et de 265 points fixes principaux. Le site inscrit sur la liste comprend 34 des points fixes d’origine, avec différents marquages - trous percés dans la roche, croix en fer, cairns ou obélisques.

- Fédération de Russie - Centre historique de la ville de Yaroslavl.
La ville historique de Yaroslavl est située au confluent de la Volga et de la Kotorosl, à quelque 250 km au nord-est de Moscou. A partir du XIe siècle, elle devint un centre de commerce très important. Elle est célèbre pour ses nombreuses églises du XVIIe siècle. Yaroslav est un exemple remarquable du programme de rénovation urbaine ordonné en 1763 par l’impératrice Catherine la Grande pour l’ensemble de la Russie. Tout en conservant certaines de ses structures historiques importantes, la ville fut rénovée dans le style néoclassique suivant un plan directeur urbain en étoile. On trouve également des éléments datant du XVIe siècle dans le monastère Spassky, l’un des plus anciens de la région de la Haute Volga, bâti à l’origine sur le site d’un temple païen à la fin du XIIe siècle, mais reconstruit au fil des siècles.

- Turkménistan - Kunya-Urgench.
Kunya-Urgench est située dans le nord-ouest du Turkménistan, sur la rive Sud de l’Amou Daria. Urgench était la capitale de la région du Khorezm, qui appartenait à l’empire achéménide. La vieille ville inclut une série de monuments datant essentiellement du XIe au XVIe siècles. Ces constructions, qui comprennent une mosquée, les portes d’un caravansérail, des forteresses, des mausolées et un minaret, témoignent des fabuleuses réalisations architecturales et artistiques dont le rayonnement est parvenu jusqu’en Iran et en Afghanistan, et qui plus tard ont influencé l’architecture de l’empire moghol dans l’Inde du XVIe siècle.

Les sites PECO inscrits aujourd’hui sur la Liste sont  :

- Bosnie-Herzégovine - Le quartier du vieux pont de la vieille ville de Mostar.
La ville historique de Mostar, nichée dans la profonde vallée de Neretva, est une ancienne ville frontière ottomane qui s’est développée aux XVe et XVIe siècles, et durant la période austro-hongroise des XIXe et XXe siècles. Mostar se caractérise par ses maisons turques anciennes et par le vieux pont, Stari Most, qui lui a valu son nom. Lors des conflits des années 1990, la majeure partie de la ville historique et le vieux pont du célèbre architecte Sinan ont cependant été détruits. Le vieux pont a été reconstruit et de nombreux édifices de la vieille ville ont été restaurés ou rebâtis avec l’aide d’un comité scientifique international mis en place par l’UNESCO. Le quartier du vieux pont, avec ses caractéristiques architecturales (pré-ottomanes, ottomanes de l’est, Méditerranéennes et d’Europe occidentale), est un exemple remarquable d’occupation urbaine multiculturelle. Le pont reconstruit et la vieille ville de Mostar sont un symbole de la coopération internationale et de la coexistence de diverses communautés culturelles, ethniques et religieuses.

- Albanie - La ville-musée de Gjirokastra.
La ville historique de Gjirokastra, dans la vallée du Drinos, au sud de l’Albanie, est un exemple rare de ville ottomane bien préservée, construite par de grands propriétaires terriens. Autour de l’ancienne citadelle du XIIIe siècle, la ville affiche ses maisons à tourelles (le kule turc) caractéristiques de la région des Balkans. Gjirokastra offre plusieurs exemples remarquables de ce type de maison qui se cristallisa au XVIIe siècle, mais aussi des exemples plus élaborés datant du début du XIXe siècle. La maison comporte généralement un rez-de-chaussée surélevé, un premier étage utilisé à la saison froide et un deuxième étage servant pour la saison chaude. L’intérieur est orné de riches détails décoratifs et de motifs floraux peints, en particulier dans les espaces réservés à l’accueil des visiteurs. La ville comprend aussi un bazar, ainsi qu’une mosquée du XVIIIe siècle et deux églises de la même époque.

© mercredi 20 juillet 2005, par Russie.net

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