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St-Pétersbourg
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Le Théâtre Mariinski

Le Théâtre Mariinski (qui tient son nom de l’impératrice
Marie, épouse du tsar Alexandre II) est l’un des plus anciens de Russie, ses origines remontant au tout premier orchestre du Théâtre impérial au XVIIIe siècle.

L’Orchestre du Théâtre Mariinski

Avec plus de deux cents ans d’histoire, l’Orchestre du
Théâtre Mariinski (qui tient son nom de l’impératrice
Marie, épouse du tsar Alexandre II) est l’un des plus anciens de Russie, ses origines remontant au tout premier orchestre du Théâtre impérial au XVIIIe siècle.

La deuxième moitié du XIXe siècle a marqué son âge d’or, sous la férule d’Eduard Napravnik, chef principal du Théâtre Mariinski entre 1863 et 1916. Parmi les nombreuses créations mondiales ayant émaillé cette période : La Dame de pique, Boris Godounov, La Khovantschina, Le Prince Igor ou Snégourotchka pour l’opéra, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant ou Casse-noisette pour le ballet, les Symphonies n° 5 & 6 de Tchaïkovski ou Les Cloches de Rachmaninov pour le répertoire symphonique.

À deux reprises (1847, 1867), Berlioz vient diriger
l’Orchestre dans ses propres oeuvres, Wagner prenant la
baguette en 1863 pour les Symphonies de Beethoven et la
première mondiale en concert de la suite Prélude et Mort
d’Isolde. En 1902 et 1907, c’est au tour de Gustav Mahler
de visiter Saint-Pétersbourg, suivi en 1912 d’Arnold
Schoenberg. Tout au long du XXe siècle, des chefs de l’envergure de Boris Khaïkin ou Evgueni Mravinski entretiennent la flamme, la glorieuse tradition de l’école de direction d’orchestre de Saint-Pétersbourg-Leningrad se poursuivant avec Eduard Grikourov, Konstantin Simeonov et
Yuri Temirkanov, auquel Valery Gergiev succède en 1988
au poste de chef principal puis, en 1996, de directeur
général et artistique.

Ces dix dernières années, l’Orchestre du Mariinski a effectué de très nombreuses tournées à l’étranger, qui ont
contribué à sa popularité hors des frontières russes. En
2003, il a ainsi assuré plusieurs programmes de la saison
russe du Châtelet. Les disques ont également accru sa
renommée, aussi bien dans l’univers symphonique
(L’Oiseau de feu et Le Sacre du printemps de Stravinsky,
l’intégrale des Concertos pour piano de Prokofiev, la
Symphonie n° 8 de Chostakovitch...) que dans l’opéra
(L’Ange de feu de Prokofiev a reçu le Gramophone Award
du meilleur disque de l’année en 1996), l’oratorio
(Requiem de Verdi) et le ballet (Roméo et Juliette, La Belle au bois dormant, Casse-noisette).

Le Ballet du Théâtre Mariinski

L’histoire du Ballet du Théâtre Mariinski est intimement liée à celle de l’évolution de l’art chorégraphique en Russie depuis près de trois siècles. Dès le XVIIIe siècle, des maîtres de ballet, d’abord étrangers, puis russes, travaillent à Saint-Pétersbourg, le tournant s’opérant en 1869 avec l’arrivée de Marius Petipa au poste de maître de ballet principal.

Grâce à sa collaboration fructueuse avec des compositeurs
de l’envergure de Tchaïkovski et Glazounov, des chefs-d’oeuvre voient le jour : La Belle au bois dormant, Le Lac
des cygnes, Raymonda... Parallèlement, au tournant du
XIXe et du XXe siècle, le Théâtre Mariinski favorise l’émergence de quelques-uns des plus célèbres danseurs de l’histoire : Anna Pavlova, Mathilde Kschessinska, Tamara
Karsavina, Vaslav Nijinsky, Sergei Legat...

La Révolution inaugure des temps difficiles pour le
Mariinski, presque toutes ses vedettes quittant la compagnie. Pourtant, la tradition perdure, l’arrivée de Fyodor Lopukhov à la tête du Ballet, en 1922, conduisant à la réalisation de nouvelles productions, notamment des chorégraphies en prise avec la réalité contemporaine. Pendant cette période, le Mariinski affiche régulièrement les noms de Galina Ulanova, Alexei Yermolayev, Marina Semenova et Vakhtang Chabukiani.

Dans les années 1930, l’art chorégraphique subit l’influence du théâtre parlé, comme en témoignent les productions de La Fontaine de Bakhchisaray par Rostislav Zakhar, Le Coeur des montagnes par Vakhtang Chabukiani ou Roméo et Juliette par Leonid Lavrovsky. Dans les années 1960, on monte Spartacus et Chorégraphies miniatures de Leonid Jacobson, La Fleur de pierre et La Légende de l’amour par Yuri Grigorovich, ainsi que Le Rivage de l’espoir et La Symphonie Leningrad par Igor Belsky, des ballets qui font revivre la tradition des danses symphoniques. Bien sûr, le triomphe remporté par ces spectacles est lié à celui des danseurs vedettes de la compagnie. Entre 1950 et 1970, ils ont pour nom Irina Kolpakova, Natalia Makarova, Alla Ossipenko, Irina Gensler, Alla Sizova, Rudolf Noureev, Mikhail Baryshnikov, Valery Panov, Iouri Soloviev ou Anatoli Sapogov. La Sylphide et Napoli par August Bournonville entrent au répertoire vers la fin des années 1970, tout comme des fragments d’anciennes chorégraphies de Perrot, Saint-Léon ou Coralli. Roland Petit et Maurice Béjart collaborent également avec la compagnie, la Tudor Foundation offrant les droits pour les ballets Jardins aux lilas et The Leaves Are Fading. Jerome Robbins chorégraphie également In The Night au Mariinski.

Le répertoire actuel de la compagnie comprend, aux côtés
des classiques de Petipa (Le Lac des cygnes, Le Corsaire, La Bayadère, La Belle au bois dormant), des ballets chorégra-phiés par George Balanchine (qui commença sa carrière à Saint-Pétersbourg), Kenneth Mac Millan (Manon) et John Neumeier (notamment Sounds of Empty Pages, spécialement conçu pour le Mariinski, sur une musique d’Alfred Schnittke), ainsi que des premières mondiales qui viennent régulièrement l’enrichir.

Valery Gergiev, Directeur général et artistique du Théâtre Mariinski

Valery Gergiev est né à Moscou, en 1953, de parents originaires du Caucase. Élève d’Ilya Musin au conservatoire de Saint-Pétersbourg, il étudie le piano et la direction d’orchestre avant de décrocher, à l’âge de 23 ans, un passeport pour Berlin, où il remporte le concours Herbert von Karajan. Deux ans plus tard, il obtient un poste de chef au Mariinski (alors Kirov), maison qu’il ne quittera plus, lui consacrant à l’heure actuelle quelque 250 jours par an.

Il y a dix ans, le gouvernement russe lui avait confié la mission de hisser le Mariinski au rang des toutes premières scènes internationales, n’hésitant pas, dans ce but, à lui conférer les pleins pouvoirs sur la compagnie, orchestre, opéra et ballet confondus. Le pari est tenu : grâce à une judicieuse politique de tournées à l’étranger, de coopérations artistiques avec des maisons telles que le Covent Garden de Londres, le Metropolitan de New York ou la Scala de Milan, et d’enregistrements, audio aussi bien que vidéo, Valery Gergiev a transformé Saint-Pétersbourg en l’une des métropoles de la musique dans le monde, avec, pour point culminant de l’année, le célèbre festival des Nuits blanches. En 2003, il a ainsi été l’invité de la saison russe du Châtelet, avec les forces du Théâtre Mariinski, proposant entre autres Le Démon de Rubinstein, Eugène Onéguine et La Dame de pique.

D’emblée, Valery Gergiev a cherché à redonner leurs lettres
de noblesse à l’opéra et au ballet russes, dirigeant certes La Dame de pique, La Khovantschina ou Le Prince Igor, mais également de plus rares chefs-d’oeuvre de Rimski-Korsakov (La Pskovitaine, Kastcheï l’Immortel, Snégourotchka, Tsar Saltan) ou Prokofiev (Semyon Kotko, L’Histoire d’un homme véritable). De même, pour Boris Godounov, il n’a pas hésité à enregistrer, dans le même coffret, les deux ver-sions de l’ouvrage (l’originale de 1869 et la révision de 1872).

Hors répertoire russe, Valery Gergiev a créé l’événement en
proposant à nouveau La forza del destino dans la version
originale de 1862, telle que Verdi l’avait conçue pour le
Théâtre Mariinski. Cherchant constamment à faire découvrir
au public des opéras peu (ou jamais) représentés en
Russie, comme Parsifal, Lohengrin, Tristan und Isolde,
Otello ou Don Giovanni, il s’est lancé un défi encore plus
considérable, celui d’une Tétralogie complète, entamée en
2000 avec Das Rheingold et achevée en 2003, à Saint-Pétersbourg puis à Baden-Baden.

Les 110 jours qu’il ne consacre pas chaque année au
Mariinski, Valery Gergiev les passe à parcourir le monde.
Dirigeant les plus prestigieux orchestres dans le grand
répertoire symphonique (chef principal du Philharmonique
de Rotterdam depuis 1995, il vient d’être nommé aux
mêmes fonctions à la tête du London Symphony
Orchestra), il a fondé plusieurs festivals (Mikkeli en
Finlande, Mer rouge à Eilat, Festival pour la paix à
Vladikavkaz, dans le Caucase, Rotterdam Philharmonic
Gergiev-Festival...). Au cours de la saison 2004-2005, il a
également initié une série de concerts de bienfaisance inti-tulée " Beslan. Music for Life ", avec des étapes à New York, Paris, Londres, Tokyo, Rome et Moscou.
" Artiste du peuple de Russie " depuis 1996, Valery
Gergiev a reçu de nombreuses récompenses : prix de l’État
de Russie, en 1994 et 1999, prix Dimitri Chostakovitch et
Golden Soffit Prize, en 1997 et 1998... En 2000, le gouvernement de la République d’Arménie lui a décerné sa
plus haute distinction, l’ordre du Mesrop Mashtots. En 2001, l’Italie l’a fait Gran Ufficiale al Merito. " Unesco
World Artist " depuis 2003, il a été également décoré en
France dans l’ordre des Arts et Lettres.







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