Russie.net

Le Web franco-russe

Accueil > Archives > 2004 > Le prochain Festival russe d’Hollywood ’Russian Nights’ privé de (...)

Le prochain Festival russe d’Hollywood ’Russian Nights’ privé de paillettes

Le Festival ’Russian Nights’ a lieu deux fois par an aux Etats-Unis : en avril à Los Angeles et en octobre à New-York. Le centre ’Stas Namine’ qui prépare le Festival d’octobre 2004 est bien embarrassé. Il faut dire que la dernière cérémonie ne s’est pas déroulée comme prévu...

Le Festival du Cinéma Russe à Hollywood s’est terminé le 22 avril dernier avec la cérémonie de remise des prix dans le prestigieux Pacific Design Center à l’ouest d’Hollywood non sans surprise... Le festival avait célébré durant la semaine entière les ’contributions russes au monde de l’art’.

Les deux célèbres acteurs américains, Jack Palance et Dustin Hoffman, tous deux d’origine ukrainienne, ont été récompensés par l’Oscar du meilleur artiste populaire - en russe ’narodni artist’.

Le programme des arts visuels du cinéma, du théâtre et de la musique a été commandité en partie par le ministère russe de la culture et a eu l’appui du Président russe Vladimir Poutine.

Jack Palance a refusé le prix en déclarant ; "Je suis un Ukrainien, pas un Russe", des propos qui bien sûr ont jeté un froid lors de la cérémonie de remise des prix du Festival. Jack Palance, de son vrai nom Walter Palahniuk, est un acteur américain, fier de son origine ukrainienne cosaque. Né aux Etats-Unis, le 18 février 1919, à Lattimer, Pennsylvanie, USA. Fils de mineur, il travaille initialement dans les mines, puis devient boxeur professionnel. Pendant la seconde guerre mondiale, il est pilote de bombardier, et a un accident, qui le défigure. Son visage brûlé, est remodelé par la chirurgie esthétique, qui lui créé un visage tourmenté, avec des traits anguleux, un nez aplati et un menton proéminent, qui feront sa gloire dans les rôles de méchants.
Il débute sa carrière au théâtre, en 1949 remplaçant Marlon Brando dans ’Un tramway nommé désir’ de Elia Kazan, puis enchaîne au cinéma, sous la direction du même Elia Kazan, dans ’Panique dans la Rue’, ou il joue le rôle d’un gangster contaminé par la peste bubonique ; sa prestation le fait remarquer, ce qui lui permet de poursuivre sa carrière dans de très nombreux rôles. En 1992, il obtint l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour sa performance dans ’City Slickers’, après deux nominations malheureuses en 1952 (Sudden Fear) et 1953 (Shane).

Dustin Hoffman, d’origine juif ukrainien, a quant à lui, précisé que ses grand-parents sont venus de ’Kiev, Russie’ et a exprimé toute sa gratitude envers le ’peuple russe’ pour son soutien incomparable dans la lutte contre le nazisme. Il a remercié la Russie ’d’avoir sauvé sa grand-mère qui autrement aurait fini sa vie en savon’ (allusion faite à la pratique nazie dans les camps de concentration).
Né à Los Angeles le 8 août 1937, Hoffman passe les premières années de son enfance à Hollywood, où son père est accessoiriste et décorateur. C’est à sa mère, grande admiratrice de l’acteur Dustin Farnum, qu’il doit son prénom. Songeant d’abord à devenir pianiste, Hoffman suit des études de musique au collège de Santa Monica. Il choisit pour discipline secondaire le théâtre, qui devient bientôt son sujet de prédilection, et entre au Pasadena Playhouse, où il travaille la comédie pendant deux ans avant de suivre les cours de Lee Strasberg. Diversifiant et étendant sans cesse son registre, il fera de chacun de ses rôles suivants l’occasion d’une nouvelle et surprenante métamorphose : vagabond italo- américain (Macadam cowboy), pionnier centenaire (Little big man), mathématicien introverti (Les chiens de paille), ou encore idiot savantdans Rain man et père divorcé dans ’Kramer contre Kramer’. Ces deux derniers rôles lui valent d’ailleurs l’Oscar du meilleur acteur. Hoffman est également un metteur en scène confirmé, même si ses activités lui laissent peu de temps pour monter des spectacles à Broadway.

Au total, 20 films ont été projetés sur le grand écran du Théâtre d’argent du Pacific Design Center, avec également le film du réalisateur ukrainien Oleksander Dovzhenko, "Aerograd" (1935). A la suite du ’différent’ russo-ukrainien rappelé par Jack Palance, l’origine ukrainienne de Dovzhenko n’a pas été précisé dans le programme du Festival. Les Ukrainiens rappellent qu’un génocide de 10 millions de personnes a été commis en Ukraine en 1933 par le régime soviétique dirigé par Staline.

© vendredi 25 juin 2004, par Russie.net

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.