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Les veillées de Noël orthodoxe (les koliadki)




Chanter les noëls c’est, chez nous, chanter sous les fenêtres à la veille de Noël des chansons que l’on appelle les koliadki. De nombreuses fêtes prennent source dans les traditions de nos ancêtres : les koliadki, une procession de noël. Les joyeux villageois ont pour l’habitude de rendre visite à tous leurs voisins !

Chanter les noëls c’est, chez nous, chanter sous les fenêtres à la veille de Noël des chansons que l’on appelle les koliadki. De nombreuses fêtes prennent source dans les traditions de nos ancêtres : les koliadki, une procession de noël. Les joyeux villageois ont pour l’habitude de rendre visite à tous leurs voisins !

La procession chante et danse, souvent déguisés avec des masques, les maîtres de maison les remercient et invitent à déguster de la vodka.

Les tables sont dressées en attendant, dans chaque maison, l’hospitalité est sacrée en Russie.

Celui qui chante des koliadki porte un sac où la maîtresse de maison, son mari, ou celui qui est resté au domicile, lance un saucisson ou du pain ou un sou de cuivre, selon ce qu’on a. On dit qu’il a existé jadis une idole Koliada, que l’on prenait pour un dieu, et que c’est de là que sont venues les koliadki.

N. Gogol a décrit cette charmante tradition dans ses contes ’Vechera na chutore bliz Dekanki’, Les soirées dans un village à côté de Dekanki’ (Les Soirées du Hameau) :

Qui peut savoir ? Ce n’est pas à nous, gens simples, d’en discuter. L’an dernier, le père Ossip avait interdit de chanter les koliadki dans les hameaux, disant que les gens, par là, complaisaient à Satan. Pourtant, à dire vrai, les koliadki ne disent mot de Koliada. On y parle souvent de la naissance de Jésus ; et, en terminant, on y souhaite bonne santé au maître et à la maîtresse de maison, aux enfants et a toute la maisonnée.

Nous avons depuis toujours dans nos villages la coutume que voici : dès que s’achèvent les travaux des champs, que le paysan se perche sur son poêle pour s’y reposer tout l’hiver, alors, sitôt le soir venu, vous pouvez parier qu’il y a déja la-bas, quelque part, au bout d’une ruelle, une lumière qui s’allume, des rires et des chansons qui retentissent de loin, une balalaïka, parfois même un violon, qui chevrote, et des bruits de voix, et tout un vacarme... C’est ce qu’on appelle nos veillées.

Elles ressemblent à vos bals, voyez-vous, mais ce n’est tout de même pas la même chose. Quand on va au bal, c’est exprès pour remuer un peu les jambes et baîller un peu sous main ; chez nous, ce n’est pas pour danser que l’on voit se réunir dans une maison toute une troupe de jeunes filles, mais pour s’installer devant un fuseau et un peigne en filasse ; et au début, on dirait vraiment qu’elles ne sont pas là pour s’amuser : les fuseaux bordonnent, des chansons s’élèvent, et chacune a les yeux fixés sur son ouvrage ; mais voilà qu’arrivent les garçons accompagnés d’un violoneux, et aussitôt ce sont des cris, des jeux, des danses, et toutes sortes de tours que l’on serait bien en peine de raconter.

Mais le plus beau, c’est encore lorsque le cercle se resserre et que l’on commence à se poser des devinettes ou simplement à bavarder à tort et à travers.

Mais alors lorsque vous serez chez nous, nous vous ferons goûter des melons comme vous n’en avez peut-être jamais mangé ; et pour le miel, je serais prêt à jurer que vous n’en trouverez pas de meilleeur de par les hameaux. Figurez-vous que lorsqu’on en apporte un rayon, le parfum qui remplit la chambre, vous n’imaginez pas ce que c’est : pur comme un larme ou comme le cristal précieux qu’on met dans les pendants d’oreilles.

Et ces gâteaux, si vous le saviez seulement ! Du sucre, je ne vous dis que ça ! Et le beurre, à en saliver dès qu’on le goûte. Vrai, quand on y pense, qu’est-ce que ces bonnes femmes ne savent pas faire ! Avez-vous déjà bu, messieurs-dames, du jus de poire fermenté avec des prunelles, ou de la vodka aux épices avec des raisins secs et des prunes ?

Ou bien avez-vous jamais eu l’occasion de manger de la bouillie au lait ? Seigneur, mon Dieu, qu’est-ce qu’on ne fait pas comme mets ici-bas ! Quand on en mange, c’est à s’en pourlécher les babines, je ne vous dis que ça. Une douceur indescriptible ! Mais je bavarde !...Venez seulement chez nous, venez vite, vous verrez comme nous vous ferons manger : vous irez ensuite le raconter à tout venant.





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