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M. Boulgakov est né à Kiev 3 (15) mai 1891

Le 3 mai 1891

Boulgakov est né à Kiev en 1891 (sa maison natale a été transformée en musée en 1993) et mort à Moscou en 1940. Ce médecin ( il était diplômé de l’Université de Kiev), journaliste et écrivain était persécuté par le régime stalinien dès les années 20. Mikhaïl Boulgakov est l’auteur d’une œuvre immense. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains russes. Il est l’auteur de romans sur la guerre civile (La Garde blanche, 1925), de comédies, et de contes fantastiques.

M. Boulgakov est né à Kiev 3 (15) mai 1891 dans une famille d’intellectuels. Il fit des études de médecine. Il travailla successivement comme médecin sur le front de 14-18, responsable d’un dispensaire de chef-lieu de canton, vénérologue à Kiev, médecin de l’armée blanche de 1920 à 1921. Rentré à Moscou en 1921, il se consacre à l’écriture dans un comité littéraire dépendant du Commissariat à l’instruction publique, organisme du nouveau régime soviétique. Un projet littéraire débuté en 1922 qui nécessita l’envoi de questionnaires à l’étranger attire pour la première fois sur lui l’attention de la Tchéka (police politique). Dès 1927, ses œuvres sont retirés de la vente, ses pièces de théâtre interdites. Il mettra en branle en secret au début de cette période de vexations et de douleurs un dernier projet, Le maître et Marguerite, œuvre majeure de Mikhaïl Boulgakov, écrit par un homme malade et désespéré...

Il a fallu attendre 1965 et le « dégel » pour que ce roman magnifique soit découvert par le public !...

C’est bien parce que " les manuscrits ne brûlent pas " que ce livre a pu être écrit : le plaisir est grand d’avoir accès aujourd’hui à des textes longtemps interdits et que l’on a retrouvés accompagnés de documents très peu artistiques - comptes rendus des mouchards de la Guépéou, rapports des membres du Politburo et des censeurs du Parti.

Son livre "Le Maître et Marguerite" est devenu un mythe en Russie !


Un extrait du Roman de Monsieur de Molière... :

" Tous les architectes ont leur lubie. Aux angles d’une agréable maison de deux étages au toit à double pente raide située à l’intersection de la rue Saint-Honoré et de la rue des Vieilles-Étuves, le bâtisseur du XVe siècle avait disposé des bois sculptés qui représentaient des orangers aux branches soigneusement détaillées. Sur ces arbres, des kyrielles de petits singes allaient cueillir les fruits. Naturellement, les Parisiens avaient surnommé la maison "maison aux singes". Et par la suite, ces guenons coûtèrent cher au comédien Molière ! Il se trouva nombre de personnes bien intentionnées pour dire que la carrière du fils aîné de l’honorable Poquelin n’avait rien qui pût étonner. Ce fils était devenu un paillasse : mais que pouvait-on attendre d’un homme élevé dans la compagnie de guenons grimacières ? Mais le comédien ne renia pas ses singes et quand, vers la fin de sa vie, il conçut le projet d’un blason dont il avait on ne sait trop pourquoi ressenti la nécessité, il y fit figurer ses amies à queue qui avaient monté la garde sur la maison paternelle. Cette maison se trouvait dans le très bruyant quartier marchand qui occupait le centre de Paris, à peu de distance du Pont-Neuf. Elle appartenait au tapissier et drapier de la cour Jean-Baptiste père, qui y vivait et y travaillait. Avec le temps, le tapissier parvint à acquérir un autre titre, celui de valet de chambre de Sa Majesté le roi de France, titre qu’il porta fièrement et qu’il laissa en héritage à son fils aîné Jean-Baptiste. Le bruit courut que Jean-Baptiste père, outre son commerce de fauteuils et de tapisseries, s’occupait également de prêts d’argent à des taux confortables. Je ne vois rien là de blâmable chez un homme de commerce. Mais les mauvaises langues affirmèrent que Poquelin père avait tendance à saler quelque peu les intérêts et qu’en peignant l’horrible grigou Harpagon le dramaturge Molière ne fit que mettre en scène son cher père. Cet Harpagon-là est celui qui essaya de refiler à compte d’argent à l’un de ses clients un impressionnant bric-à-brac où l’on trouvait entre autres une peau de crocodile bourrée de foin qui, de l’avis d’Harpagon, pouvait être avantageusement pendue au plafond en guise d’ornement. Je ne veux pas croire ces ragots de bonne femme ! "

Mikhaïl Boulgavov, Le Roman de Monsieur de Molière, Chapitre I.

© samedi 3 mai 2003, par Russie.net

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