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Solaris de Steven Soderbergh

SYNOPSIS

Dans un futur indéfini, le Dr. Chris Kelvin est chargé d’enquêter sur l’étrange comportement d’un petit groupe de scientifiques qui, à bord de la station spatiale Prométhée, ont coupé tout contact avec la Terre.
Répondant à l’appel de détresse lancé par son ami Giberian, le commandant de la mission qui ne veut ou ne peut en donner les raisons, Chris Kelvin décide de se rendre sur le Prométhée. Conscient que de son avis dépendra le sort de la station orbitale, il est d’autant plus choqué par ce qu’il y découvre en arrivant : Gibarian s’est suicidé et les deux autres scientifiques présentent des signes aigus de stress et de paranoïa, apparemment liés à leur exploration de la planète
Solaris.
A son tour, Kelvin succombe aux mystères de cet univers si particulier. Etrangement, Solaris va lui offrir une seconde chance en amour, la possibilité de changer le cours d’une relation qui lui a laissé un terrible sentiment de culpabilité et de remord. Mais peut-il vraiment revivre et changer le passé ? N’est-il pas condamné à répéter les mêmes erreurs ?

GENÈSE

Les pulsions créatrices et éclectiques de Steven Soderbergh, récemment visibles dans deux films très différents, OCEAN’S ELEVEN et FULL FRONTAL, ne l’avaient encore jamais entraîné à explorer le domaine de la science-fiction. "Je n’avais jamais abordé la science-fiction, essentiellement parce que l’aspect hardware du genre ne me passionne pas vraiment", explique-t-il. "Mettre en scène un film sur ce que sera la technologie de demain n’a pas d’intérêt à mes yeux."

Soderbergh commença à s’intéresser au genre lorsqu’un ami (travaillant pour la Twentieth Century Fox) lui suggéra l’idée de réadapter
Solaris, le roman de Stanislaw Lem. C’est alors qu’il apprit que James Cameron et ses associés chez Lightstorm Entertainment (Rae Sanchini et Jon Landau) détenaient les droits de ce film-culte après cinq ans de négociations avec l’auteur et le gouvernement russe qui, à travers
Mosfilm, possédait les droits du film éponyme d’Andrei Tarkovsky datant de 1972.

James Cameron rêvait de porter Solaris à l’écran. Il avait vu le film de Tarkovsky et admiré sa puissance visuelle et narrative. Mais il était encore plus intrigué par le roman de Stanislaw Lem. "Il avait une tout autre dimension", commente James Cameron. "C’est une histoire très personnelle qui, se déroulant beaucoup dans l’esprit et la mémoire, laisse place à toutes formes d’interprétations."

L’intérêt de Steven Soderbergh enthousiasma James Cameron : "C’était comme un cadeau des dieux", raconte-t-il. "Je savais qu’il pouvait en faire un film dont on parlerait longtemps, tant le livre est fascinant d’ambiguïtés. Steven a l’art d’entrouvrir des portes et d’accrocher son
public.
"

Il ajoute : "Les films de Steven sont tous extrêmement différents, chacun d’eux est unique comme le sont ceux de Kubrick. Il a ce même aspect caméléon. Je me suis dit qu’on aimerait le voir s’attaquer à un texte aussi dense que
complexe
".

Steven Soderbergh rencontra alors les trois associés au cours d’un dîner : "Je leur ai dit que j’avais une idée en tête, mais que j’avais envie d’écrire le scénario en spéculation, sans attaches légales. Je leur ai exposé ma vision, ce que je voulais développer et comment je comptais me démarquer du roman et du film de Tarkovsky."

Vers la fin du tournage de TRAFFIC, il remit à Lightstorm une première version du scénario. Puis une seconde. Désormais, Ils pouvaient aller proposer le film à la Twentieth Century Fox.

"Steven s’est approprié le projet dès le départ", souligne James Cameron. "Je crois qu’il m’a appris plus de choses que je ne lui en aie apprises sur ce film. Il s’est lancé dans l’écriture du scénario presque sans filet. Nous ne lui avons imposé aucune trame narrative, ni suggéré d’éventuels effets spéciaux. Nous avons simplement attendu de voir ce qu’il allait en faire. Son premier scénario nous a totalement bluffés.
Nous devions tous devenir experts en l’art de deviner ce que Steven tentait de faire",
poursuit-il. Il s’agissait de comprendre le film qu’il avait en tête pour qu’il puisse tester ses idées sur nous, au sein d’une structure qui avait un sens pour
lui.
"

Malgré la vision très spécifique qu’il avait du film, Steven Soderbergh accueillit avec enthousiasme les suggestions de James Cameron : "Jim connaît toutes les ficelles narratives", note Soderbergh. "Il connaît l’art et la manière de
magnifier une histoire/de tirer le maximum d’une histoire. Nous avons passé des heures à discuter de SOLARIS, à débattre de la technologie, de l’avenir de notre planète, des voyages inter - spatiaux et des questions posées par l’isolement et la privation sensorielle car il les a toutes étudiées. J’enregistrais ces conversations pour les transcrire et souligner ce qui me semblait transposable au film : une phrase, une idée ou tout autre concept cohérent.
"

"On aurait légitimement pu aborder SOLARIS sous une centaine d’angles différents, mais nous tenions absolument à ne pas dénaturer les thèmes centraux", conclut Rae Sanchini.
"Pendant les phases de développement et de production, nous avons tout fait pour ne jamais perdre de vue l’essence même de
l’histoire
."

Voir également :

- Andrei Tarkovsky
- Solaris de Tarkovsky

Espace boutique :

- Acheter le film SOLARIS de TARKOVSKY dans la boutique !

© dimanche 20 octobre 2002, par Russie.net

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