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Sophie de Ségur-Rostopchine est née le 1° août 1799 il y a 205 ans

Le 1° août 1799 - 2004

Sophie de Ségur, née Rostopchine - comme elle ne manque pas de le préciser en tête de tous ses ouvrages - est née le 1° août 1799 - calendrier grégorien - (ou le 19 juillet selon le calendrier byzantin) à Saint Petersbourg. Troisième enfant et deuxième fille de Catherine née Protassov et Fiodor (Théodore) Rostopchine, elle appartient à une richissime famille aristocratique russe.

La comtesse de Ségur, un témoin de son temps
C’est dans l’Orne que la comtesse de Ségur trouva le lieu idéal pour abriter ses huit enfants et ses nombreux petits-enfants : le château des Nouettes, près d’Aube. En les observant elle trouva l’inspiration de ses récits et devint un auteur vedette de la littérature enfantine.

Le Tsar Paul 1° est son parrain et son père sera gouverneur de Moscou et aide-de-camp du Tsar Alexandre 1°. En janvier 1820, pour les étrennes, le comte Rostopchine offre à sa fille une somme de cent mille francs. En 1814, à la suite de sa mère, elle se convertit au catholicisme. En 1819 elle épouse Eugène de Ségur qui lui donnera huit enfants. Elle décède le lundi 9 février 1874 à Paris, au 27 Rue Casimir Périer à 4h 20 du matin dans les bras de son fils Mgr Gaston de Ségur. Son corps repose dans le cimetière du village de Pluneret (Morbihan). Parmi ses œuvres, on retiendra Après la pluie le beau temps, L’Auberge de l’ange gardien, La Fortune de Gaspard, Le général Dourakine, Les Malheurs de Sophie, Mémoires d’un âne, Les Petites Filles modèles, Un bon petit diable et Les Vacances.

La jeune femme, née en 1799 à Saint-Pétersbourg, a quitté sa Russie natale (son père a été gouverneur de Moscou) pour épouser le comte de Ségur. Mais elle ne se plaît guère dans son appartement parisien de la rue de Varenne. Heureusement, elle séjourne parfois chez des amis, dans la campagne ornaise, à Chandai, près d’Aube. C’est alors qu’on lui signale une propriété à vendre : le château des Nouettes, à Aube. L’acquisition a lieu en juin 1921, pour la somme de 80 000 francs.

D’une superficie de 72 hectares, le domaine comprend une maison d’habitation sympathique, accueillante, sans prétention, avec cour et jardin de maître. Il y a aussi les maisonnettes du concierge et du jardinier, ainsi qu’une ferme, des prairies et des bois. Le parc est planté d’arbres vénérables. Retrouvant l’atmosphère du domaine de Voronovo, en Russie, où elle a grandi, l’exilée de la rue de Varenne récupère du même coup son entrain.

Elle s’attacha avec passion à son domaine au point d’y passer le plus de temps possible, pendant que son mari n’était que trop heureux de retrouver Paris.
Bientôt la grande maison résonne des rires et des cris des huit enfants Ségur. On y invite la famille, les amis, puis les gendres et les belles-filles. L’hospitalité des Nouettes, à l’image de la maîtresse des lieux, est spontanée, généreuse, attentionnée.

C’est pour ses " amourets ", ses petits-enfants que la comtesse va se métamorphoser en écrivain. Les Nouveaux Contes de fées, paru en 1856, fera de la comtesse, alors âgée de cinquante-sept ans, l’auteur vedette de la Bibliothèque Rose. Suivront Les Petites Filles Modèles, écrit pour Camille et Madeleine de Malaret, Les Malheurs de Sophie, Les Vacances, Un Bon Petit Diable, La Fortune de Gaspard... Ses livres ont été traduits en 29 langues.
Devenue veuve en 1863, la comtesse de Ségur se résolut à grand-peine, en 1872, à vendre les Nouettes pour se retirer à Paris, où elle mourut en 1874.

Depuis 1930 propriété du département de l’Orne, le château des Nouettes abrite aujourd’hui un Institut médico-éducatif. Il ne se visite que sur autorisation spéciale. C’est l’ancien presbytère, à l’ombre de l’église d’Aube, qui abrite le musée consacré à la comtesse de Ségur mis en place par l’Association des amis de la Comtesse de Ségur, dont font partie des descendants de la comtesse. Chaque année, en dehors des salles permanentes du musée, une exposition est consacrée à la présentation d’un roman de la comtesse de Ségur. Ces expositions illustrent les scènes du livre choisi et proposent une extraordinaire collection de jeux, poupées, jouets... En 1999, c’est Les Vacances ; en l’an 2000, ce sera L’Auberge de l’Ange gardien.

La comtesse de Ségur possédait un extraordinaire talent de conteuse et ses œuvres sont tout sauf mièvres. On y trouve, bien sûr, beaucoup de bons sentiments mais les situations sont souvent très réalistes et la cruauté n’est jamais loin. Pour le lecteur d’aujourd’hui cependant les situations sociales évoquées dans ses récits ont vieilli, les valeurs sont obsolètes. Mais ils sont des témoins criants de vérité de la société française à un moment donné.
Comment la comtesse de Ségur, née Rostopchine, se serait-elle doutée que son œuvre, après avoir fasciné des générations d’enfants, serait, à la veille de l’an 2000, passée au crible par des historiens de la littérature, des sociologues et des psychanalystes, qui ne cessent d’y trouver des pistes à explorer ?

Parmi ses œuvres, on retiendra Après la pluie le beau temps, L’Auberge de l’ange gardien, La Fortune de Gaspard, Le général Dourakine, Les Malheurs de Sophie, Mémoires d’un âne, Les Petites Filles modèles, Un bon petit diable et Les Vacances.

Association des amis de la comtesse de Ségur
Mairie
61270 Aube

© dimanche 1er août 2004, par Russie.net

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