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XIème Festival Russe Toursky : cinéma, théâtre, musique

Du mardi 7 mars 2006 au dimanche 2 avril 2006

L’art russe a le don de nous communiquer une pensée, une culture et une âme slave dans toute la richesse et le bouillonnement de sa diversité ethnique. Sa forme, son expression et sa singularité en font un art de tout premier plan.

Cinéma :

- Du mardi 7 mars au samedi 11 mars à 20 h 30

Séances cinéma suivies de cabarets russes

- Mardi 7 mars à 20 h 30
Dans la Grand-Rue avec la fanfare - 1986
Réalisateur : piotr todorovsky

- Mercredi 8 mars à 20 h 30
L’arbre djamal - 1980
Réalisateur : khodjakouli narliev

- Jeudi 9 mars à 20 h 30
La nuit est claire - 2004
Réalisateur : roman balaïan
Scénariste : roustam ibraguimbekov, roman balaïan

- Vendredi 10 mars à 20 h 30
Afonia - 1975
Réalisateur : gueorgui danelia
Scénariste : alexandre borodianski

- Samedi 11 mars à 20 h 30
Marathon d’automne - 1980
Réalisateur : gueorgui danelia
Scénariste : alexandre volodine

Cabarets :
- Saison après saison, les cabarets russes sont attendus comme le prolongement d’une fête indispensable. Une atmosphère pleine de moments colorés et un sentiment unique d’union et de joie rassemblent le public autour des rythmes de la musique, de la danse et du chant.

Au programme : assiettes russes, vodka...

Important : Il est indispensable de réserver vos soirées cinéma, théâtre et cabarets.

Pour les cabarets, les réservations sont ouvertes début juin (places limitées.)

Tarif unique : 11 €
Réservations par téléphone uniquement au 0 820 300 033.


Théâtre :

- Tsar Fédor / Création mondiale / d’après la pièce d’Alexeï Tolstoï, Tsar Fédor

- Vendredi 17, samedi 18 mars à 21 h
- Dimanche 19 mars à 15 h

Avec une maestria et un brio tout en finesse, le jeune prodige moscovite nous enchante et nous envoûte grâce à la magie de ses inimitables Marionnettes.
Après quatre années où le public du Toursky a pu découvrir et admirer quelques-unes des œuvres majeures du répertoire de la dramaturgie lyrique, Andreï Dennikov nous revient avec une nouvelle création adaptée librement de la tragédie d’Alexeï Tolstoï : Tsar Fédor.

Le Tsar Fédor, fils du génial et sanguinaire Ivan le Terrible, est un personnage angélique, indécis et simplet, incapable d’assumer le destin qui lui est tracé de régner sur toute la Russie.
Après la mort d’Ivan le Terrible, qui avait jeté les bases d’un état puissant et ouvert sur l’Occident, la Russie se referme sur elle-même.

Les Boyards qui avaient été chassés reviennent.
Boris Godounov, le beau-père de Fédor, prend sa place sur le trône.

Cette terrible période de l’Histoire russe, que l’on appelle pudiquement Les Temps troubles, est tissée de complots, de conspirations, d’empoisonnements et d’intrigues.

Andreï Dennikov a l’art de faire revivre tous ces personnages haut en couleurs, créer des ambiances et développer des mystères. Il nous dévoile avec un rare sens du portrait les particularités et les Paradoxes de l’âme russe.

Artiste fin et délicat, emporté par un flux poétique flamboyant, il est dans ses créations tel qu’en lui-même : un génie aux multiples facettes, un artiste d’une force et d’une prodigalité qui ne cessent de nous surprendre et de nous éblouir.


Théâtre :

- Les Trois sœurs d’Anton Tchekov
- Théâtre dramatique de Moscou d’Armen Djigarkhanian
- Vendredi 24, samedi 25 mars à 21 h
- Dimanche 26 mars à 15 h

Une œuvre majeure de Tchekov revisitée par deux metteurs en scène prestigieux.

Simple et direct, l’art de Tchekov nous rappelle constamment qu’il n’est nul besoin de crier pour se faire entendre, ni d’user de mots violents pour exprimer la joie et la peine des hommes.

Les personnages campés par Iouri Klepikov et Vladimir Iatchmenev sont insensibles, pragmatiques, effrontés, parfois même cruels.

Cette proposition théâtrale articulée dans une modernité de ton et un sens particulier du décalage rompt radicalement avec les formes usuelles de la dramaturgie.
Nous sommes dans un bunker relié à un escalier de fer que plus personne n’emprunte mais qui résonne toujours des pas fantômes de ceux qui en ont descendu les marches.
D’ailleurs plus personne ne sait ce qui se passait en haut. Une autre vie, peut-être ?

Terré au fond de cet endroit informel, on est loin des jardins florissants, dans un monde têtu, glauque, abrupt, absurde.

Inspirées par la réalité, et elle seule, Irina, Macha et Olga, à la lisière de toutes les ruptures, vivant sans bonheur et méprisant le pathétisme et les sentiments, défendent la vérité âpre d’un monde qui peu à peu leur échappe jusqu’à ne plus leur appartenir.
De toute façon, le bunker n’offre aucune issue : il est sans espoir et sans avenir.

Dans cette pièce qui bouscule les convenances par son expressionnisme et ses grands élans de distorsion, on est transporté dans un maelström de la vie, un spectacle dont la finalité est de s’adresser à d’autres gens, ceux qui vivent chaque jour à nos côtés avec leurs malheurs exprimés sans grandiloquence et leurs joies qui ne sont jamais celles des faiseurs d’effets faciles.

Durée : 2 h 15


Théâtre :

- La Putain américaine
- Théâtre de Kazan
- Vendredi 31 mars, samedi 1 avril à 21 h
- Dimanche 2 avril à 15 h

Un bouleversant voyage de mémoire.
Une histoire d’amour simple et tragique. Un portrait cinglant du système soviétique.
Dans la Californie des années 90, un journaliste américain, John Parker, tente d’éclaircir l’histoire d’amour de ses parents.

Dans les années 40, Erwin Parker, son père, alors officier de l’armée américaine en mission pour la Croix Rouge en Union soviétique, rencontre Sonia, une jeune fille russe dont il devient amoureux et qu’il arrache au harcèlement d’un général du NKVD.
L’histoire pourrait paraître banale si elle n’était appuyée sur le fond de réalité de cette époque.
Elaborée d’après le scénario du cinéaste Irakli Kvirikadze, Alexandre Slavoutski, en parfait maître de l’illusion, parvient à donner à sa narration constamment en rupture entre passé et présent, réel et imaginaire, une condensation forte et poétique.
Le temps se détord comme un ressort, la création de l’espace casse la perception habituelle du théâtre. Tout se déroule comme dans un film : plans
successifs mêlant la comédie au mélodrame, le drame historico-social au polar pour offrir un à un les angles perceptibles de la vie.

Les différents tableaux de cette tragédie de l’amour se succèdent comme les tesselles d’une mosaïque, faisant imparablement penser au changement des plans cinématographiques.

Alexandre Slavoutski possède cet art très particulier de suggérer l’atmosphère du temps réel. Il articule sa scénographie en utilisant toute une série de panneaux semi-transparents pour aiguiser et conduire notre regard et le faire progresser dans le souvenir, où la vie surgit parfois au détour d’un rêve, dans un pays absurde, étrange, tragique, où l’homme est condamné à partir puis à revenir dans une errance éternelle.

Sur le mode de l’humour et de l’excentricité, Alexandre Slavoutski brosse un tableau sans affectation de l’idéologie des soviets avec ses pompeuses commémorations du 1er mai, ces concerts solennels pour membres du parti, la description vertigineuse de l’hôtel particulier du général du NKVD Kolochine, le restaurant Métropole, tout cela en opposition avec les appartements communautaires, le camp où Erwin Parker rencontre Sonia pour la première fois, alors qu’elle purge une peine pour meurtre.


Musique :

- Concert pour deux pianos
- Mardi 21 mars à 21 h
- Liouba Timofeyeva et Michel Bourdoncle

Programme :
- Suite pour deux pianos d’Anton Arensky.
- Danse russe et Danse napolitaine de Tchaïkovsky transcrites pour deux pianos par Debussy.
Entracte
- Suite N°2 opus 17 pour deux pianos de Serge Rachmaninov.
- Suite Scaramouche de Darius Milhaud.
Régulièrement invité comme soliste en Russie, Michel Bourdoncle s’associe avec l’une des grandes dames du clavier russe.

Liouba Timofeyeva possède une technique exceptionnelle qui lui permet d’aborder tout le répertoire et de défendre des œuvres oubliées ou peu jouées.

Elève au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou dans la classe du professeur Lakov Zak, elle est lauréate de nombreux concours internationaux et remporte le célèbre Concours Marguerite Long à l’âge de dix-huit ans. Elle se produit dans une trentaine de pays et enregistre plus de trente-cinq disques dont l’intégrale des œuvres pour piano de Frédéric Chopin.

Anton Arensky subit l’influence de Tchaïkovsky et laisse une œuvre immense où l’émotion prédomine. La Suite N°2 opus 17 pour deux pianos de Serge Rachmaninov annonce par son lyrisme rare le deuxième concerto pour piano et confirme le retour du compositeur à la créativité après un silence de près de quatre ans après l’échec de sa 1ère symphonie.

Durée : 1 h 30 avec entracte


Toursky pratique

Réservations - Locations :
- Par téléphone au 0 820 300 033
- Le réglement par chèque doit parvenir au Théâtre impérativement 48 heures avant le spectacle.
Dans le cas contraire, les réservations seront remises à la vente.
- Paiement sécurisé par carte bleue.

- Par courrier au Théâtre Toursky.

Théâtre Toursky
16, promenade Léo Ferré
13003 Marseille

Joindre un chèque du montant correspondant ainsi qu’une enveloppe timbrée.

- Au Théâtre

Ouverture de la billetterie :

- du lundi au vendredi de 10 h à 20 h
- le samedi de 10 h à 19 h (les jours de spectacle uniquement)
- Pendant la période des vacances scolaires, les horaires d’ouverture de la billetterie pourront être modifiés.

Autres points de vente :
- Espace Culture de Marseille, Virgin, FNAC, Carrefour, Géant Casino, Centre Culturel de la Poste Colbert.

Accueil :
- Parkings gardés rue Auphan et traverse de Gibbes : 2€
- La cafétéria est ouverte une heure avant la représentation.
- Le restaurant du Toursky vous accueille après chaque spectacle.

Places limitées.

© dimanche 18 décembre 2005, par Russie.net

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