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Smolensk




Smolensk

Après la bataille de la Moskova (Borodino), la débâcle sur la Bérézina, Koutouzov, feld-maréchal russe, qui repoussa l’invasion napoléonienne, se voit attribuer l’ordre de Saint-Georges 1er classe et le titre de prince de Smolensk.

La ville de Smolensk, chef-lieu de la région du même nom, est située à l’ouest de Moscou sur le cours supérieur du Dniepr qui la traverse, dans une zone d’épaisses forêts mixtes. On peut se rendre à Smolensk de Moscou par le train (419 km, 8 h de trajet).

Smolensk est une des plus vieilles cités des Slaves orientaux, c’est la ville de la gloire militaire russe. La première mention écrite de Smolensk dans les chroniques remonte à 863. Sa situation géographique sur le haut Dniepr par lequel passe la fameuse voie commerciale dite « des Varègues aux Grecs » (de la mer Baltique, par un système de cours d’eaux, de lacs, avec des hallages entre eux, jusqu’à la mer Noire et Byzance) en a fait une « ville clé » devant Moscou, un centre de commerce et d’artisanat important.

La construction d’une enceinte murée en 1596-1602 a fait de Smolensk une puissante citadelle à proximité des frontières occidentales de la Moscovie. En 1609-1611, Smolensk soutint un siège polonais qui a duré plus de 2,5 ans. En août 1812, une bataille opposa l’armée russe aux troupes de Napoléon.

Une fois de plus Smolensk a tenu tète à l’invasion ennemie durant la Seconde Guerre mondiale. La bataille de Smolensk en août-septembre 1941 a joué un rôle majeur dans la défaite de Hitler à Moscou.


La Grande Armée de Napoléon franchit le Niémen en juin 1812. Elle compte environ 700.000 hommes. Napoléon s’empare de Vilna le 28 juin, mais l’espoir d’une première victoire s’efface à Smolensk...

Grâce au commandant des armées russes, Michail Illarionovitch Goleniscev-Koutouzov, la Russie résista victorieusement aux menées impériales de Napoléon. Celui-ci avait commencé par remporté des victoires éclantes sur les Russes, notamment lors des batailles de Smolensk et de Borodino.

La Grande Armée comptait près de 700.000 soldats à son entrée en Russie, en juin, dont 300.000 Français. Napoléon 1er se montre très vite désemparé par la tactique de l’armée russe du maréchal Koutouzov qui refuse le combat et dévaste les villages devant l’envahisseur pour le priver de tout ravitaillement.

C’est seulement le 7 septembre 1812, sur les bords de la Moskova, près du village de Borodino, que les deux armées s’affrontent enfin. La victoire reste indécise et l’armée russe toujours intacte. Les pertes sont très lourdes : 30.000 côté français contre 50.000 côté russe.

La Grande Armée de Napoléon entre enfin à Moscou le 7 septembre 1812. Un terrible incendie détruit son ravitaillement et le contraint à la retraite le 19 octobre. Mal approvisionnée, l’armée lutte dans des conditions climatiques sibériennes contre les assauts répétés des troupes russes. Elle est prise dans les eaux glacées de la Berezina entre les 25 et 29 novembre. Moins de 50.000 hommes parviendront à franchir le Niémen. La débâcle est totale. Napoléon abandonne ses troupes à Smolensk le 5 décembre pour rentrer à Paris.

Après la bataille de la Moskova (Borodino), la débâcle des forces de l’adversaire sur la Bérézina et leur expulsion de la Russie, Michail Illarionovitch Goleniscev-Koutouzov, feld-maréchal russe, qui repoussa l’invasion napoléonienne, se voit attribuer l’ordre de Saint-Georges 1er classe et le titre de prince de Smolensk.


Smolensk compte aujourd’hui 276 000 habitants. A la différence des autres kremlins russes qui étaient des citadelles à l’intérieur de la cité, le kremlin de Smolensk, bel ouvrage d’architecture défensive du XVI’s., était une forteresse urbaine. La longueur des murs était de 6,6 km pour une hauteur de 10 à 15 m et une épaisseur de 3 à 6 m. Une troïka passait facilement sur un tel mur. La forteresse avait 38 tours et 9 portes, il ne reste que 2,5 km dé murs aujourd’hui.

Parmi les monuments anciens signalons l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1146), celle de l’Epiphanie (1173-1176) et l’église de la Svir (1191-1194). Sur une colline qui domine le Dniepr s’élève l’imposante cathédrale de la Dormition (XVIIe-XVIIIe ss.). Ses dimensions et la richesse des décors intérieurs impressionnent.

Non loin de Smolensk, au village de Novospasskoïé, est né le grand compositeur Mikhaïl Glinka (1804-1857}, père de l’opéra national russe. Il séjourna souvent et travailla à Smolensk.

L’icône de la Sainte Vierge de Smolensk est une des plus vénérées en Russe. L’iconostase d`origine de cette église a été perdue dans les années 1920-1930 et remplacée ensuite.




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