Le 7 juillet, pour la première fois depuis le début de l’opération de pacification dans la zone du conflit osséto-géorgien, a été effectuée une action de force contre les pacificateurs russes.
Les commandos, envoyés par la partie géorgienne dans la zone du conflit, avec, à leur tête, le ministre de l’Intérieur de la Géorgie, ont arrêté un convoi automobile russe, qui, sur autorisation de Tbilissi, allait être mis à la disposition de l’Etat-major uni des Forces mixtes de pacification (FMP), puis, menaçant les armes, se sont saisis de quelques camions transportant du matériel militaire et les ont mis hors la zone du conflit. L’apparition même des forces armées du MI géorgien dans cette région constitue une violation grossière des accords en vigueur et des règles établies de l’opération de pacification. Seules les actions pondérées du Commandant des Forces mixtes de pacification n’ont pas laissé l’incident dégénérer en un conflit plus grave.
A présent, afin de régler cette situation, on organise des contacts avec la participation du commandement des FMP, des représentants de l’Ambassade de la Russie à Tbilissi et des autorités géorgiennes.
La partie russe considère les agissements de Tbilissi comme provocateurs et contredisant l’esprit et la lettre de l’Accord sur les principes du règlement du conflit osséto-géorgien en date du 24 juin 1992. Ils visent de façon flagrante le déroulement de la spirale de la violence, lourd d’altercations armées.
L’action sans précédent des guerriers géorgiens en Ossétie du Sud n’a fait que confirmer que l’administration géorgienne, malgré ses déclarations éprises de paix, a mis le cap sur la variante de force, sur la discréditation des FMP et l’atteinte au mécanisme existant du règlement politique. Tbilissi doit se rendre compte des conséquences éventuelles des provocations aussi irresponsables.
Nous attendons de la partie géorgienne les mesures urgentes pour éliminer les conséquences de ses actions illégales, et le retour à la table de négociations dans le cadre de la Commission mixte de contrôle.