Au moins 200 enfants, ont été pris en otages dans cet établissement scolaire d’Ossétie du Nord, province du sud de la Russie proche de la Tchétchénie. Les ravisseurs menacent de faire sauter l’école...
’La France condamne avec la plus grande fermeté les attentats tragiques qui viennent d’endeuiller la Russie, qu’il s’agisse des deux avions qui se sont écrasés le 24 août ou de l’attentat d’hier à la station de métro Rijskaïa de Moscou. De tels actes discréditent la cause qu’ils prétendent servir. Les autorités françaises présentent leurs sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes.
Nous sommes également particulièrement indignés de la prise d’otage qui est en cours dans la République russe d’Ossétie du Nord et qui menace des enfants, leurs parents et leurs enseignants, le jour de la rentrée scolaire. Nous appelons les ravisseurs à libérer leurs otages. La France exprime dans ces moments dramatiques sa solidarité avec le peuple russe.’
Cette prise d’otages survient au lendemain de la mort de 10 personnes (51 autres ont été blessées) dans un attentat suicide par une femme kamikaze à Moscou dans la station de métro ’Rizhskaya’ et un peu plus d’une semaine après l’explosion de deux avions de ligne en Russie. Ces deux événements ont été revendiqués par le même groupe islamique ’Brigades Islambouli’ disant soutenir les musulmans tchétchènes combattant l’armée russe.
Déclaration de la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay
La France réaffirme qu’aucune forme de terrorisme, quelle que soit la cause qu’elle prétend servir, ne saurait être justifiée.
La France souligne que le conflit tchétchène ne saurait être durablement résolu que par une solution politique permettant de sortir de la spirale de la violence, dans le respect de l’intégrité du territoire de la fédération de Russie.
La liste des principaux attentats attribués aux rebelles indépendantistes tchétchènes :
31 août 2004 : un attentat commis par une femme kamikaze à l’entrée de la station de métro ’Rizhskaya’ dans le nord de Moscou : au moins 10 morts et 51 blessés.
6 février 2004 : une explosion dans le métro de Moscou : 41 morts.
9 décembre 2003 : un attentat-suicide par une femme-kamikaze remplie d’explosifs devant l’Hôtel national de Moscou : 5 passants sont tués.
5 décembre 2003 : un attentat-suicide dans un train de banlieue du sud de la Russie : 44 morts.
16 septembre 2003 : un attentat-suicide au camion piégé avec deux kamikazes contre un bâtiment des services de sécurité gouvernementaux près de la Tchétchénie : 3 personnes sont tuées et 25 autres blessées.
1er août 2003 : un attentat-suicide contre un hôpital militaire près de la frontière tchétchène : 50 morts, dont des soldats russes.
10 juillet 2003 : un agent de sécurité russe est mort en tentant de désamorcer un engin explosif dans un café du centre de Moscou.
5 juillet 2003 : un double attentat-suicide lors d’un concert de rock à Moscou : 15 personnes tuées.
5 juin 2003 : un attentat-suicide par une femme kamikaze contre un bus transportant des soldats et des civils à Mozdok, en Tchétchénie : 16 personnes sont tuées.
14 mai 2003 : un attentat-suicide par une femme, visait Akhmad Kadyrov, administrateur pro-russe de la Tchétchénie : 18 morts.
12 mai 2003 : un attentat-suicide au camion piégé contre un complexe gouvernemental du nord de la Tchétchénie : 60 morts.
27 décembre 2003 : un attentat-suicide au camion piégé contre le quartier général du gouvernement pro-russe de Tchétchénie : 72 morts.