La CITES n’« interdit » pas le caviar et ne « punit » pas les producteurs
Réponse à des articles parus récemment dans la presse sur les quotas fixés pour les esturgeons et le caviar
Ces jours derniers, plusieurs journaux ont publié des articles sur le caviar sur la base d’une interview accordée par le Secrétariat de la CITES. Ces articles contiennent plusieurs erreurs et des citations déformées qui pourraient induire en erreur le lecteur sur la situation actuelle concernant les quotas fixés pour 2004 pour le commerce international des esturgeons et du caviar.
Comme la mer Caspienne produit 90% du caviar mondial, ces articles se sont concentrés sur cette région. La situation réelle aujourd’hui peut se résumer comme suit : en 2001, la CITES a réagi au niveau élevé du braconnage et du commerce illicite en arrêtant le commerce du caviar provenant de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan, de la Russie et du Turkménistan, aux termes de ce qu’il est convenu d’appeler l’Accord de Paris, qui donnait à ces pays jusqu’à la fin de l’année pour réaliser une étude scientifique sur les stocks et commencer à établir un plan de gestion commun. Le cinquième pays de la mer Caspienne, l’Iran, n’était pas soumis à l’interdiction relative au caviar mais il a rejoint l’action menée au niveau régional - et on peut l’en féliciter.
L’Accord de Paris a fixé trois dates butoirs pour prendre des mesures qui entraîneraient la reprise du commerce. Les diverses actions de lutte contre le braconnage et autres mesures spécifiées pour les deux premières dates butoirs ayant été accomplies, la CITES a accepté des quotas pour le commerce du caviar et des esturgeons de la mer Caspienne en 2002 et 2003.
En novembre 2002, les Parties à la CITES ont établi une liste de mesures pour la conservation de tous les esturgeons, sur la base des obligations détaillées dans l’Accord de Paris et formalisés dans la résolution Conf. 12.7, qui requiert que tous les pays producteurs d’esturgeons ayant des stocks partagés préparent des plans de gestion de la conservation coordonnés et veillent à ce que tous les quotas de prise et d’exportation soient fondés sur ces plans et sur des évaluations récentes des stocks. Il est important de noter que le Secrétariat CITES ne pourra pas publier de quotas annuels pour un pays si ce pays, et ceux avec lesquels il a des stocks partagés, ne remplissent pas pleinement les conditions requises par la résolution.
Le Secrétariat CITES, qui a été chargé par les Parties à la CITES de superviser le processus, continue d’aider les pays producteurs d’esturgeons à mettre en œuvre le plus rapidement possible les mesures requises.

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