’En Abkhazie, règne un régime d’apartheid où les Géorgiens sont exclus, sont empêchés de retrouver leurs terres et leurs maisons (La Géorgie accuse la Russie de soutenir les indépendantistes abkhazes). Le conflit en Ossétie du Sud présente une situation analogue.’- a-t-elle déclaré. Le Parlement géorgien a voté la création d’un comité qui mettra en place des réformes et des mesures permettant à la Géorgie de postuler à l’OTAN en tant qu’état membre.
Mme SALOME ZOURABICHVILI, Ministre des affaires étrangères de la Géorgie, a affirmé que son pays expérimentait sur son propre sol les conséquences des conflits dits gelés car ils conduisent au gel du développement de ces régions séparatistes, au gel du développement démocratique de la société dans ces mêmes régions, les isolent et les ferment, les transforment en hors-la-loi, en « trous noirs » où toutes les formes de trafics, d’activités criminelles, y compris les possibles activités terroristes, peuvent se développer en dehors de toute forme de contrôle.
Les conflits gelés exigent, tout comme les conflits actifs, la mise au point d’une capacité réelle des Nations Unies, d’une implication efficace au moyen d’instruments de consolidation de la paix. Si l’ONU a traité pendant longtemps du conflit abkhaze, elle n’a malheureusement pas obtenu de résultats efficaces et s’est montrée notamment incapable d’appliquer ses propres résolutions.
Ainsi, en Abkhazie, règne un régime d’apartheid où les Géorgiens sont exclus, sont empêchés de retrouver leurs terres et leurs maisons. Le conflit en Ossétie du Sud présente une situation analogue, a-t-elle déclaré.
Selon elle, les plans de paix sont insuffisants. Nous avons désormais besoin d’un mécanisme au travers duquel la communauté internationale pourra soutenir efficacement les initiatives et les politiques axées sur la résolution pacifique des conflits, a-t-elle dit.
La Ministre a ajouté que son pays soutenait la création d’un Conseil des droits de l’homme, lequel devrait être plus représentatif, remplir les critères d’objectivité les plus élevés et éviter la politique de deux poids deux mesures, ainsi que la création d’une Commission de consolidation de la paix qui développe des stratégies intégrées pour la reconstruction post-conflit.
La Géorgie appuie également la réforme et la revitalisation du Conseil de sécurité, afin de le rendre plus efficace, démocratique et transparent.
*** Salomé Zourabichvili, Ambassadeur de France en Géorgie, est devenue le ministre des Affaires étrangères de Géorgie.
Une situation singulière : Mme Salomé Zourabichvili, l’Ambassadeur de France à Tbilissi avec la double nationalité française et géorgienne, qui a eu accès à des informations hautement confidentielles, a été choisie par le président de Géorgie pour exercer les fonctions de ministre des Affaires étrangères de ce pays...
Enfin, cette question fait actuellement l’objet d’un recours contentieux devant le Conseil d’Etat de la part d’un syndicat du ministère des Affaires étrangères. C’est donc la décision du Conseil d’Etat qui confirmera si la formule administrative adoptée pour cette coopération exceptionnelle avec un pays en transition est bien conforme au droit.