Considérée autrefois comme la parte de l’Occident, Saint-Pétersbourg a reconquis son titre avec une vigueur redoublée après l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui deuxième part le plus achalandé de la mer Baltique, la ville a augmenté sa production industrielle de 19% en 2004.
Il y a de plus en plus de possibilités d`affaires dans le Nord-Ouest de la Russie, une région pourvue de vastes ressources naturelles et d’une main-d’oeuvre instruite.
Le Nord-Ouest de la Russie, qui englobe les villes de Saint-Pétersbourg, Novgorod, Mourmansk et plusieurs grandes régions administratives, couvre 10,5% du territoire, regroupe 11% de la population et contribue à 11% de l’économie de la Russie.
Bois d’oeuvre, cuivre, nickel, cobalt, diamants, pétrole, charbon et manganèse sont au nombre des ressources naturelles que recèle la région. Environ 60% du bois coupé en Russie européenne et 56% du papier journal produit au pays proviennent du Nord-Ouest. De plus, certaines sociétés pétrolières russes estiment que cette région pétrolifère permettra de compenser le production faiblissante des champs pétroliers de l’Ouest de la Sibérie, où déjà la moitié ces réserves pétrolières sont épuisées.
SAINT-PÉTERSBOURG, CARREFOUR ÉCONOMIQUE
Considérée autrefois comme la parte de l’Occident, Saint-Pétersbourg a reconquis son titre avec une vigueur redoublée après l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui deuxième part le plus achalandé de la mer Baltique, la ville a augmenté sa production industrielle de 19% en 2004. Ancien carrefour de l’industrie de l’armement hautement technologique, Saint-Pétersbourg a su retenir sa main d’oeuvre instruite, très qualifiée et spécialisée.
La ville héberge des dizaines d’instituts de recherche, de collèges et d’universités. Aujourd’hui, Saint-Pétersbourg est un centre de télécommunications et d’industries légères et le siège de Telecom Invest (qui possède des parts dans 36 entreprises du Nord-Ouest de la Russie et des permis d’exploitation de réseaux de téléphonie mobile, ou GSM, pour 77 des 89 régions de la Russie), de Baltika Brewery (deuxième brasserie en Europe de l’Est), de l`usine Ford Vsevolojzsk de 150 millions de dollars , et de la fabrique de tabac de 330 millions de dollars de Philip Morris, ainsi que des entreprises de transformation de produits alimentaires principalement dominées par les intérêts de sociétés européennes et asiatiques ayant des bureaux de vente et des entrepôts dans la région.
LES AFFAIRES S’ÉCHAUFFENT
Le Nord-Ouest de la Russie était l’une des premières régions à adopter des lois progressives sur l’investissement ; et dépassée seulement par la région de Moscou, elle occupe le deuxième rang en matière d’investissement étrangers directs. Bien que le contexte commercial dans le Nord-Ouest de la Russie soit un peu complexe, les tendances économiques sont favorables aux ventes à l’exportation de l’Occident, puisque plus que 1000 coentreprises à capitaux étrangers concourent à produire 50% de la production économique de Saint-Pétersbourg.
La présence de grandes multinationales qui investissent, comme Ford Motors, General Electric, ABB, Siemens, Wrigley, Nestlé et Proctor & Gamble, atteste bien du raffermissement de la conjoncture commerciale en Russie.
DÉBOUCHÉS PAR SECTEUR
Les débouchés se concentrent autour des projets suivants :
accroissement de la capacité du port de Saint-Pétersbourg, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, pour recevoir les cargaisons d’engrais ;
port pétrolier de Primorsk ;
port d’Ust-Lugo pour l’expédition de charbon et de fer ;
amélioration des livraisons ferroviaires et routières, y comprsi la liaison Helsinki-Saint-Pétersbourg, et construction d’une voie de contournement de Saint-Pétersbourg d’une valeur de un million de dollars ;
systèmes de contrôle du trafic aérien ;
équipement d’exploitation forestière (y compris l’équipement usagé) ;
technologies des pâtes et papiers ;
remplecement du matériel analogique par du matériel numérique ;
amélioration des aménagements hydrauliques et énergétiques et autres aménagements relatifs aux ressources dans les grands centres, y compris les installations de traitement des eaux dans les secteurs des hydrocarbures, des pâtes et papiers, des produits pharmaceutiques et de l’automobile ;
matériel de télécommunications et de réseautique, logiciels de gestion des réseaux et équipement sans fil ;
reconstitution des stocks naturels de saumon et d’autres espèces de poisson ;
modernisation du matériel d’extraction de pétrole et de gaz.