Le Japon aura accès à l’oléoduc Sibérie-Pacifique. L’oléoduc russe doit longer le lac Baïkal et déboucher dans une baie sauvage en mer du Japon. Le Japon veut être, au détriment de son grand rival chinois, le principal bénéficiaire de ce futur oléoduc de 4.118 km qui doit relier la Sibérie centrale à la côte Pacifique russe.
La Russie prévoit de construire un oléoduc jusqu’au Pacifique, et au final la Russie fournira du pétrole à la région Asie-Pacifique, y compris au Japon.
Au terme d’une bataille acharnée, Tokyo avait obtenu de Moscou qu’il opte pour un tuyau jusqu’à Nakhodka (Extrême-Orient russe), plus long et plus cher à réaliser mais potentiellement plus rentable que le tracé promu par Pékin, qui devait se terminer à Skovorodino, près de la frontière sino-russe. Le Japon finance la moitié du coût de construction, estimé à 16 milliards de dollars.
Le projet de la compagnie publique russe Transneft doit à présent être examiné par le Service fédéral de surveillance écologique, technique et atomique qui compte présenter ses conclusions à la fin de décembre.
Cette initiative menace le lac Baïkal en Sibérie, plus grande réserve mondiale d’eau douce, le plus profond du globe.
L’oléoduc Sibérie-Pacifique, long de 4.188 km, "passera à certains endroits à moins d’un km du lac Baïkal", classé patrimoine mondial en 1996 par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).
L’oléoduc russe doit longer le lac Baïkal et déboucher dans une baie sauvage de Perevoznaïa en mer du Japon, l’unique réserve naturelle maritime russe.
L’oléoduc sera partiellement mis en exploitation en 2008, a annoncé ce mois-ci le ministère de l’Energie russe.