Le ’petit père des peuples’, craint et adoré, a exercé un pouvoir absolu, pendant plus de trente ans en Union soviétique. Malgré une longue période d’oppression, le peuple soviétique est en émoi. Il est pour certains un héros de guerre. Chaque 21 décembre, une centaine de Géorgiens commémorent à Gori la naissance de Staline, le plus célèbre des Géorgiens.
"Senor Djougachvili", "don Iossif Vissarionovitch", "séminariste Sosso", "camarade Koba", "secrétaire général Staline", " généralissime " et " Petit père des peuples ", les surnoms de Staline ne manquent pas qui marquent les époques et les influences de ce personnage hors normes.
BIOGRAPHIE DE STALINE
Joseph Vissarionovitch Djougachvili est né à Gori, en Géorgie le 21 décembre 1879. Son père, Vissarion, est paysan tout comme son grand-père. En 1890, sa mère l’inscrit à l’école religieuse de Gori. Trois ans plus tard, il entre au séminaire de Tiflis pour poursuivre ses études.
En 1898, Joseph entre dans le monde politique à 19 ans en adhérant au Parti socialiste géorgien. L’année suivante, on l’expulse du séminaire. Dès lors, il se consacre à l’action révolutionnaire. Au cour de l’année 1904, il adhère au Parti social-démocrate russe où il s’attache à l’aile bolchevique pour ensuite participer discrètement à la révolution de 1905. Joseph Vissarionovitch Djougachvili rencontre Lenine en 1905 en Finlande. Entre cet instant et 1913, Joseph hérite de multiple nom dont : Koba (« l’indomptable ») et en 1913, Staline (« l’homme d’acier »).
Clandestin jusqu’en 1917, il est poursuivi par la police tsariste, arrêté, condamné et déporté en Sibérie.
En 1912, Lénine crée le Comité central du parti bolchevique. Pour l’occasion, il donne le poste de directeur du journal la Pravda (« la Vérité ») à Staline qui accepte. Après la Révolution de 1917, il est commissaire du peuple aux Nationalités (novembre 1917-1922) et entre au Politburo en mars 1919.
En 1922, Staline renforce son pouvoir au sein du Parti et accède au poste de secrétaire général du comité central le 3 avril 1922. Lénine s’éteint le 21 janvier 1924 et laisse derrière lui un poste vacant que Staline et Leiba Bronstein (Leon Trotsky) se disputent férocement.
Staline prend peu à peu le contrôle du parti après la mort de Lénine. L’élimination de ses rivaux, l’exil de Leon Bronstein - Trotski (1929), les purges, marquent le début de sa dictature.
Dès son arrivée au pouvoir, il quitte la NEP pour relancer l’économie à l’aide d’un plan quinquennal. Durant les années trente, Staline peut alors voir les résultats de son travail ; la Russie prend place dans les grandes puissances industrielles ; c’est alors que l’on commence à parler de stalinisme.
Malgré le pacte germano-soviétique du 23 août 1939, l’Allemagne envahit l’URSS le 22 juin 1941. Durant la Seconde Guerre mondiale, Staline, malgré de lourdes pertes, est perçu comme un héros en Russie car il réussit à arrêter Adolf Hitler dans sa conquête de l’URSS. Commandant des forces armées depuis août 1941, il est maréchal en 1943, et participe aux conférences de Yalta (février 1945) et de Potsdam (juillet-août 1945) avec les alliés.
En 1947, il crée le Kominform pour organiser l’instauration de régimes communistes en Europe centrale.
Staline meurt d’une hémorragie cérébrale le 5 mars 1953 et sa dictature est dénoncée par Khrouchtchev au XXe congrès du PCUS.
Bibliographie 2004 :
’STALINE et son temps’ de Mounier Alain, Auger Antoine, Casali Dimitri
Enfant martyr ? Braqueur de banques ? Déserteur ? A-t-il empoisonné Lénine ? Vainqueur de Stalingrad ? Inventeur du Goulag ?
Pourquoi Staline dans " Regard d’aujourd’hui " ? Il n’est en rien exaltant, il n’a pas l’intelligence de Lénine, il n’a pas le charisme de Trotski, il n’est pas celui qui a le plus œuvré en 1917. Et pourtant, il est celui qui a gagné ! De sa naissance à sa mort, la Russie a changé, le monde a changé : l’URSS devient une des plus grandes puissances de l’histoire et, à sa mort, le communisme est en passe de conquérir la planète. Il y est pour beaucoup. Comment a-t-il fait pour prendre le pouvoir, comment s’y est-il maintenu ? Comment s’est-il arrogé la victoire de la Seconde Guerre mondiale et pourquoi a-t-il servi de modèle si longtemps ? C’est toute la démarche des auteurs de ce nouveau " Regard d’aujourd’hui ". Fascinant !
Un livre passionnant richement illustré pour les jeunes de 7 à 77 ans.
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’Lettre à Staline’ de Fernando Arrabal
Dans la lettre qu’il adresse à Staline, Fernando Arrabal soulève des aspects méconnus de la personnalité du dictateur et tente une explication sans aucune forme de justification des fondements du régime stalinien : ses amours pédophiles ( ???...À PRENDRE AVEC PRUDENCE), ses femmes, ses croyances et son éducation religieuse, ses goûts artistiques, ses meurtres et ses camps...
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’5% de vérité. La dénonciation dans l’URSS de Staline (1928-1941)’ de François-Xavier Nérard
A l’été 1928, alors qu’il s’apprête à engager le tournant de la collectivisation, Staline lance, sous le nom d’autocritique, une vaste campagne de dénonciations. "Bien sûr, affirme-t-il, nous ne pouvons exiger que la critique soit exacte à 100 %. Si elle vient d’en bas, nous ne devons même pas négliger une critique qui ne serait exacte qu’à 5 ou 10 %. "Au nom de la lutte contre le bureaucratisme, les citoyens sont invités à adresser aux autorités leurs motifs de mécontentement, à "révéler" les abus et à "démasquer" leurs auteurs. Cette pratique va prendre une place grandissante tout au long des années trente. Fondée sur des archives difficilement accessibles, cette étude analyse finement le fonctionnement du pouvoir stalinien et aborde la dénonciation dans toute sa complexité.
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’Piégés par Staline. Des milliers de citoyens français derrière le rideau de fer’ de Jallot Nicolas / Krivochéine Nikita
Mesurera-t-on jamais l’étendue des crimes staliniens ? A la fin de la guerre le dictateur propose l’amnistie et un visa à tous les Français d’origine russe ou mariés à un ressortissant russe souhaitant s’installer en URSS. La nostalgie, la foi communiste et une propagande synonyme de désinformation incitent dix mille d’entre eux à accepter l’invitation. Le piège ne tarde pas à se refermer. Privés de leur identité française, déchus de leurs droits civiques, déportés aux quatre coins de l’empire, ils vivront en parias, en citoyens de seconde zone.
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