Messieurs, bonjour, chers collègues ! Je suis très heureux de vous saluer à Moscou au nouveau, déjà neuvième en compte, sommet Russie-Union Européenne.
Et je dois noter d’emblée que le caractère régulier de nos rencontres n’en fait pas des manifestations pour la forme. C’est, peut-être, le cas où la quantité se transforme réellement en qualité. Peut-être pas assez vite qu’on aimerait, mais l’avancement est tout de même positif.
Sur le fond des avancements qualitatifs dans les rapports entre la Russie et les Etats-Unis, la Russie et l’OTAN, une tâche de principe nouvelle est posée devant nous - donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique de la Russie avec l’Union Européenne, confirmer son importance en tant qu’une des bases du système interétatique des relations non seulement européennes, mais mondiales.Aux pareilles rencontres, nous sommes appelés à résoudre les problèmes concrets de la coopération pratique en politique, échanges commerciaux et sphère sociale.
Malheureusement, beaucoup de problèmes ont déjà une longue histoire, leur discussion tourne souvent, malheureusement, encore une fois, je veux le souligner - en rond. Il faut briser ce cercle vicieux, autrement, nos rencontres risquent de dégénérer en un club de discussions. Je crois que personne n’y est intéressé.
Nous espérons qu’aujourd’hui, on saura enfin aboutir aux accords concrets sur les pistes comme la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense, la reconnaissance du statut de marché de l’économie russe, ainsi que commencer le processus de négociations réel visant la résolution des problèmes afférents à l’approvisionnement de la région de Kaliningrad dans la lumière de la future extension de l’Union Européenne.
Je voudrais surtout m’arrêter à cette dernière question. Toutes nos initiatives des garanties du transit des gens et des cargaisons entre la région de Kaliningrad et le reste de la Russie ne trouvent toujours pas de compréhension à Bruxelles. Je veux le dire encore plus crûment : on nous propose des décisions qui, de fait, ne signifieront qu’une chose - le droit d’un Russe de libres contacts avec ses parents vivant dans telle ou telle partie du pays dépendra de la décision d’un état étranger. Au cours de notre discussion d’aujourd’hui, nous nous arrêterons plus en détail à ce problème, et j’expliquerai plus en détail la position de la Russie. J’espère votre compréhension, chers collègues.Aujourd’hui, où l’on a déjà enterré "la guerre froide", le retour aux pareilles approches est absolument incompréhensible.
De la résolution de ce problème qui touche les intérêts vitaux des Russes dépend, sans exagération aucune, la manière dont vont évoluer les rapports avec l’Union Européenne en général et sur plusieurs autres problèmes. Pour nous, c’est le critère absolu de la qualité de notre coopération, l’indicateur de notre coopération.
Nous ne pouvons pas nous permettre d’avancer, en laissant derrière nous des problèmes non résolus dont dépend le destin des millions de gens. Car il en est ainsi en réalité.
Et une alternative à la décision qui garantisse pleinement le droit des citoyens de la Fédération de Russie, en l’occurrence des millions de gens, je le souligne, elle n’existe simplement pas.
Chers collègues,
La création de l’espace unique de la sécurité et du développement économique en Europe est un but impérieux et accessible. Nous l’avons plus d’une fois déclaré, y compris dans nos documents conjoints. Il y va maintenant de la transformation des déclarations politiques en accords fonctionnels. La partie russe y est toute disposée - disposée précisément à ce travail en commun.Nous espérons une fructueuse coopération sur l’ordre du jour de la rencontre d’aujourd’hui et sommes prêts à faire notre apport constructif à ce processus.Merci pour votre attention. Encore une fois, je vous salue cordialement à Moscou et propose d’entamer le travail suivant l’ordre du jour.
Le 29 mai 2002, Moscou