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Toula




Toula

En 1712, Pierre Ier y fonda la première usine d’armement russe. La fabrication d’armes à Toula naît au XVIe siècle avec le développement de l’artisanat utilisant le minerai disponible sur place.

La ville de Toula, l’un des plus anciens centres industriels de Russie

Avec sa citadelle, le Kremlin de Toula, la ville située à 200 kilomètres de Moscou, constituait l’une des places fortes défendant les marches méridionales de la Russie. Elle donna naissance à une corporation d’armuriers constituée en un ordre à part.

Le Kremlin de Toula (1507-1520) a été construit selon l’oukase du tsar Basile III. Le Kremlin de Toula est le cœur de la ville. Mais c’est aussi un ensemble architectural et historique unique avec ses tours et ses murailles fortifiées, ses imposantes cathédrales des XVIe-XIXe siècles. Le Kremlin regroupe les cathédrales Saint-Ouspensky, de l’Annonciation (Bogoyavlensky), l’ensemble des galeries marchandes, une collection d’objets militaires.

Depuis longtemps on extrait le minerai de fer des terres de Toula. C’est en 1637 que les premières forges de Russie apparurent. Le métier de forgeron commença alors à se développer à Toula et la ville devint l’un des berceaux de la métallurgie et de l’industrie des métaux en Russie. Au XVIIIème siècle, sous l’ordre de Pierre Ier, on créa la fabrique d’armes de Toula, devenue depuis un musée disposant de la plus grande quantité de modèles d’armes de grands maîtres de Russie et d’Europe. Certains modèles de l’armée russe, présentés à Paris en 1900 lors de l’Exposition Universelle, ont permis à la Russie d’être honorée par la Grande Médaille d’Or de l’exposition.

Le célèbre Samovar de Toula

Le talent dans le travail des métaux, le souci de perfection maximale dans la finition, tant des armes que des ustensiles, furent à l’origine de tout une période d’art décoratif de la Russie, aux XVIIIe et XIXe siècles. L’abondance des commandes passées par la noblesse russe, une attention particulière de Catherine II et la mode des objets d’art en acier contribuèrent au prodigieux essor de l’art des armuriers de Toula.

L’armurerie devint une activité essentielle de nombreuses industries locales. Les samovars de Toula, célèbres dans le monde entier, les lampadaires, les coffrets, les écritoires, les parapluies, le mobilier, les boucles et les sceaux, tous ces articles en acier habilement exécutés étaient des objets de luxe qui exaltaient l’imagination par leur somptuosité et la virtuosité des techniques de décoration. Sans s’écarter totalement de la tradition européenne, les maîtres de Toula surent créer un style original du décor.

Au début du XIXème siècle, les samovars font l’objet d’une telle demande qu’à côté des centres déjà existant dans l’Oural, à Toula et à Moscou, de nouvelles fabriques et de nouveaux ateliers de fabrication de samovars apparaissent dans d’autres villes.

Depuis 1829, année de la première exposition publique d’objets russes à Pétersbourg, les fabriques et les artisans fabricants de samovars participent à toutes les expositions de ce type. Aucune exposition russe à l’étranger n’avait lieu, alors, sans qu’il y ait des samovars : les auteurs d’articles sur les expositions internationales de la production industrielle et artistique ne manquent pas de mentionner la production des fabriques de samovars. C’est à Toula, qui devint, surtout dans la seconde moitié du XIXème siècle, le centre reconnu de fabrication de samovars, que se trouvait le plus grand nombre de fabriques. A cette époque se détachent les fabriques des Batachev, des Vanykine, des Teil et autres ; ils inondent toute la Russie de leur production. Les samovars et la vaisselle en métal de Toula sont exportés à l’étranger. Presque tous les samovars portaient alors le poinçon de la fabrique. Avec une technique plus poussée et différentes améliorations apportées à leur fabrication, les samovars de la deuxième moitié du XIXème siècle perdent leur note artistique. La forme et la décoration prennent un caractère nettement standardisé.

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La "capitale russe du samovar et du pain d’épices"

Le pain d’épice de Toula est un gâteau à base de miel, farine et épices. Traditionnellement, depuis des siècles, il figure dans les contes populaires russes. Ce pain d’épice recouvert dun manteau de sucre glace, a été considéré depuis longtemps comme une friandise de Noël. Déjà au 17e siècle, les foires de Toula offraient aux enfants des friandises de pain d’épice en formes d’animaux.

Aujourd’hui encore, on trouve dans les musées de Moscou des moules qui étaient utilisés spécialement pour reproduire les diverses formes de biscuits de pain d’épice de Toula.




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