Située à la croisée de l’Orient et de l’Occident, l’Arménie, premier pays chrétien, a transmis malgré 3 000 ans de conflits incessants, d’invasions et d’occupations, un riche et très singulier héritage culturel et artistique.
Près de 3000 ans d’une histoire contrastée, marquée par
des apogées mais aussi par les menaces exercées par de puissants voisins, ont forgé une culture arménienne fécondée par de multiples apports et traversée par quelques grandes lignes de force : attachement sans faille au christianisme, importance quasi-sacrale donnée à la langue écrite, prégnance de la condition de réfugié... Ce sont ces grandes lignes, gravées jusque dans la pierre des fameuses croix-monolithes arméniennes ou khatchkars, que racontent les grandes expositions patrimoniales de l’Année de l’Arménie : qu’il s’agisse de découvrir les insondables richesses du « Livre arménien » à la Bibliothèque nationale de France ou à Strasbourg, de s’émerveiller devant les splendeurs de l’art liturgique arménien (« Armenia Sacra » au Louvre, « Lumières d’Arménie » à Cluny, « Ors et trésors » à Lyon...), de se laisser
éblouir par les marines du peintre Aïvazovsky, de relire en
images et en textes les expériences successives d’exil
(« La Nouvelle Djoulfa » à Antony, « Arménie des diasporas en Europe et en Méditerranée » à Marseille...) mais aussi
la façon dont nombre d’Arméniens ont su le sublimer
(« Manouchian - les Arméniens pendant la guerre », entre
autres, à Paris).
LES DOUZE CAPITALES D’ARMÉNIE
La Conciergerie (Paris)
Située à la croisée de l’Orient et de l’Occident, l’Arménie, premier pays chrétien, a transmis malgré 3 000 ans de conflits incessants, d’invasions et d’occupations, un riche et très singulier héritage culturel et artistique.
Articulée autour des douze capitales qui ont jalonné cette histoire tourmentée, l’exposition met en valeur le patrimoine architectural arménien : les vestiges, sites et villes majeurs de même que les nombreuses églises et monastères. Une part importante de l’exposition est consacrée à son actuelle capitale Erevan.
Des photographies grand format accompagnées de clichés et
plans anciens illustrent ce panorama complet, depuis la citadelle de Van, construite au IXe siècle av. J-C., jusqu’aux édifices contemporains d’Erevan.
Des objets et d’autres éléments ethnologiques provenant
des collections du Musée d’Histoire d’Arménie à Erevan
(monnaie, costumes, broderies, tapis, dentelles, tissus brodés, parures en argent) viennent compléter cette approche du patrimoine architectural arménien par l’évocation des usages et des traditions.
15 décembre 2006 - 18 mars 2007
La Conciergerie / Centre des monuments nationaux de Paris
2 boulevard du Palais, 75001 Paris
TRÉSORS D’ARMÉNIE
Chapelle des Mineurs (Faymoreau)
Destinée à donner à un large public un aperçu de la spécificité de l’art arménien sacré et traditionnel, cette exposition montre des khatchkars, des vestiges monastiques, des objets de culte ainsi que d’autres pièces d’usage plus répandu tels que les vêtements ou les tapis. Tous les objets présentés (57 au total) proviennent des collections du Musée d’Histoire d’Arménie, dirigé par Anelka Grigorian. Cette institution rassemble
une collection prestigieuse d’environ 160 000 pièces,
couvrant plus de 3 000 ans d’histoire de l’Arménie qui fut le berceau d’une des plus importantes civilisations du Proche-Orient, et le premier Etat chrétien du monde, au début du IVe siècle. Cette exposition conçue en partenariat avec le Conseil général de Vendée préfigure les grandes expositions organisées courant 2007 dans les plus prestigieux musées de France.
Elle est prolongée au Centre Minier de Faymoreau par l’exposition d’une vingtaine d’oeuvres de Bénik Pétrossian, sculpteur arménien décédé en 1995, et par la projection d’un film consacré au génocide arménien.
20 octobre - 1er décembre 2006
Chapelle des Mineurs - Centre Minier de Faymoreau
85 240 Faymoreau