Un ministère russe (Rosprirodnadzor) qui dépend du ministère russe des Ressources naturelles demande un contrôle fiscal de Loukoïl et vérifie Rosneft.
Le Service russe de contrôle de l’environnement demande des contrôles fiscaux sur toutes les licences du numéro un pétrolier russe Loukoïl et "vérifie" les activités du numéro deux Rosneft à Sakhaline.
Rosprirodnadzor a reçu des informations selon lesquelles ils ne paient pas leurs impôts et royalties. Rosprirodnadzor "s’est adressé au Service fédéral du fisc pour demander des informations sur le paiement des droits d’exploitation des gisements" concernant 398 licences appartenant aux filiales de Loukoïl, a précisé le ministère des Ressources naturelles, dans un communiqué.
Ce service avait déjà menacé vendredi Loukoïl d’un possible retrait des licences sur 20 de ses gisements en Russie s’il ne se mettait pas en conformité avec les conditions d’exploitation définies dans les contrats.
Rosprirodnadzor est également "en train de vérifier" les activités de Sakhalinmorneftegaz, une filiale de Rosneft.
Ces vérifications sont menées dans deux localités de l’île de Sakhaline en Extrême-Orient russe, "Nogliki et Okha".
L’attaque contre les compagnies russes Loukoïl et Rosneft (...) vise à montrer que les reproches faits par les autorités russes, y compris dans le domaine écologique, ne concernent pas seulement le projet de Sakhaline-2" conduit par le pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et deux sociétés japonaises.
Les autorités russes ont été obligées de vérifier toutes les compagnies, y compris russes, travaillant à Sakhaline "pour montrer que leur attention envers les problèmes écologiques de Sakhaline-2 n’est pas une attaque politique", estime le Fond mondial pour la nature WWF.
Le ministère des Ressources naturelles a ordonné dernièrement des vérifications sur le respect de l’environnement par le projet Sakhaline-2, suscitant des craintes en Occident d’une décision politique visant à écarter les sociétés étrangères du projet ou à renégocier les contrats.
Dans la foulée, il a annoncé des "vérifications" des conditions d’exploitation des gisements du groupe russo-britannique TNK-BP et de celui du français Total à Khariaga dans le Grand nord russe.