Le protocole d’accord signé en août à Moscou entre Sonatrach et Gazprom, prévoyant une coopération algéro-russe dans le gaz naturel liquéfié (GNL), a soulevé des inquiétudes européennnes, notamment en France et en Italie, deux grands impoprtateurs de gaz.
Le Président du conseil italien Romano Prodi veut lever les doutes de l’Italie concernant l’accord gazier entre la compagnie publique algérienne Sonatrach et son homologue russe Gazprom : "On a beaucoup exagéré la réaction italienne concernant cet accord, car notre intention était seulement d’obtenir des informations sur cet accord entre Sonatrach et Gazprom".
Le Président du conseil italien Romano Prodi a rappelé que l’Italie, importateur de 98% de son gaz, "veut un approvisionnement garanti et des prix fermes, avoir une capacité d’anticipation pour ce qui est des imprévus et un marché énergétique équilibré".
Alger avait immédiatement fait savoir que l’accord Sonatrach-Gazprom était commercial et ne préludait pas à la création d’une OPEP du gaz.
La Russie dispose des premières réserves mondiales de gaz et la Sonatrach contrôle l’essentiel du gaz extrait en Algérie et sa vente.
Arrivé mardi après-midi à Alger pour une visite de 24 heures, sa première depuis qu’il dirige le gouvernement, M. Prodi a été reçu par par le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem et le président Abdelaziz Bouteflika.
Rome et Alger veulent accélérer la réalisation du gazoduc sous-marin "Galsi" entre l’Algérie à la Sardaigne, prévu pour 2009. M. Prodi espère que les travaux de construction de Galsi commenceront l’année prochaine.
Une délégation algérienne ira à Rome d’ici fin décembre discuter de la réalisation de l’ouvrage de 940 km avec une capacité de transport de 8 milliards de m3/an.
La Sonatrach a annoncé avoir signé des accords de vente de gaz naturel avec cinq sociétés italiennes pour un volume total de 6 milliards de m3/an. Les livraisons se feront à travers le Galsi.
Les échanges, nettement en faveur de l’Algérie, doivent atteindre 10 milliards de dollars en 2006, selon les sources italiennes. Les investissements directs italiens en Algérie s’élèvent, en 2006, à 6 milliards de dollars.