Il y a aujourd’hui en Russie 13 villes de plus d’un million d’habitants et 33 de plus de 500.000 habitants. Le potentiel est donc énorme.
Mapic, le salon de l’implantation commerciale s’est tenu à Cannes cette semaine. Les projets de centres commerciaux dans des villes comme Nizhny Novgorod, Ufa, Samara, Astrakhan, Novosibirsk, Sochi, Kazan, etc., sont nombreux cette année au Mapic. Le salon reçoit aussi la ville d’Oulianovsk qui espère attirer enseignes internationales et projets commerciaux.
Le ton avait été donné il y a deux ans par la chaîne suédoise de meubles Ikea, qui avait alors installé un centre commercial à Kazan (Sud), après avoir ouvert quatre magasins à Moscou et deux à Saint-Pétersbourg. Avant, les Russes étaient consultants des enseignes internationales qui voulaient s’installer en Russie, et au fil du temps, ils ont compris qu’ils pouvaient faire mieux que les étrangers.
Il y a aujourd’hui en Russie 13 villes de plus d’un million d’habitants et 33 de plus de 500.000 habitants, où l’offre commerciale est inexistante. Le potentiel est donc énorme. Moscou et Saint Petersbourg étant bien desservies en commerces, ce sont désormais les villes de la Russie profonde comme Krasnoyarsk, Novosibirsk ou Omsk qui aiguisent les appétits des promoteurs.
Moscou, avec ses 15 millions d’habitants, soit 10% de la population russe et son revenu par habitant relativement élévé (12.000 dollars par an) par rapport aux autres villes, reste très attractive, même si les loyers ne cessent de grimper. Cependant, il est plus facile pour un commerce de s’installer dans des villes où il n’y a rien.
Le potentiel est énorme en Russie. A Krasnoyarsk, il n’y a pour le moment aucun centre commercial mais il y a la place pour deux centres. Pareil à Novosibirsk : aucun centre commercial aujourd’hui, potentiel pour quatre à cinq, et 10 projets recensés à l’heure actuelle. Le gros challenge est de trouver le bon projet car tous les centres commerciaux ne vont pas survivre. Les nouveaux arrivants devront prendre une position dominante dès le départ.
Pour l’essentiel, les promoteurs sont russes car ce n’est pas un pays facile. Il faut bien connaître le droit et les habitudes pour développer son projet dans les délais et à des coûts normaux. Ces promoteurs accueillent souvent des enseignes (textiles, accessoires, restaurants, cinéma) étrangères, avec une part infime de chaînes russes, qui elles aussi montent en puissance. Au Mapic, un promoteur russe, RGS, se spécialise dans l’implantation de centres d’affaires (hôtels, bureaux, commerces) dans une dizaine de villes russes, alors que RosEvroDeveloppment opte pour des mégacentres commerciaux "Planeta" de plus de 100.000 m2.