Les négociations pour une prise de participation du géant gazier russe Gazprom dans Galp Energia, la plus importante compagnie pétrolière et gazière du Portugal, se poursuivent, a affirmé Americo Amorim un des principaux actionnaires.
L’entrée de Gazprom dans Galp Energia devrait se faire par une prise de participation de pas plus de 20% dans Amorim Energia, qui controle 33,34% de Galp.
L’essentiel est que Amorim Energia ne perde pas le contrôle majoritaire de la société, en conformité avec l’accord signé fin 2005 avec les autres actionnaires, dont l’Etat.
Le président du conseil d’administration de Galp Energia, Francisco Murteira Nabo, a indiqué que l’accord avec Gazprom pourrait permettre de diversifier les sources d’approvisonnement de gaz, fourni actuellement par l’Algérie et le Nigeria.
Galp Energia a été introduit en bourse le 23 octobre dernier à 5,81 euros par action, à l’occasion de la vente d’une participation de 23% du capital par l’Etat qui en conservera 8% de manière directe ou indirecte.
L’exécutif continue de disposer d’un certain nombre d’actions spéciales qui lui permettent notamment de s’opposer à des décisions considérées comme stratégiques.
Depuis son entrée en bourse l’action de Galp a gagné 9,4% et était côtée 6,36 euros mercredi. Selon les analystes l’éventualité d’un accord avec Gazprom a fortement contribué à pousser l’action à la hausse.
Outre Amorim Energia, Galp Energia est détenue par l’italien ENI à 33,34%, la holding publique Parpublica (2%), l’Etat (5%), le numéro deux espagnol de l’électricité Iberdrola (4%) et l’institution financière publique Caixa Geral de Depositos (1%).
Amorim Energia appartient à 55% à Amorim Investimentos Energeticos, société elle-même détenue à 75% par Americo Amorim et pour le reste par la banque espagnole Caixa Galicia. Les 45% restants sont détenus par Sonangol.
Les principaux champs pétroliers de Galp sont situés en Angola et au Brésil. Au 30 juin dernier les réserves totales de la société étaient estimées à 41,4 millions de barils.
Le 14 novembre dernier Gazprom a conclu un accord "historique" avec ENI qui doit notamment lui permettre de vendre directement son gaz sur le marché italien.