Début décembre, Anatoli Tchoubaïs, le patron du monopole russe de l’électricité SEU, avait invité les investisseurs étrangers dans le secteur, estimant que cela permettrait aux groupes russes d’acheter des actifs énergétiques à l’étranger.
Des groupes étrangers pourront prendre des participations dans les compagnies de production d’électricité lors de la privatisation prévue du secteur, mais ils ne contrôleront pas la distribution, a assuré le ministre russe de l’Energie, Viktor Khristenko.
"L’interrupteur ne se retrouvera jamais entre les mains des étrangers", a déclaré M. Khristenko devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement), interrogé sur les risques d’une prise de contrôle étrangère.
Il a défendu le maintien du contrôle de l’Etat sur la production d’électricité, même si "les étrangers participent à la lutte concurrentielle" pour entrer dans les compagnies productrices russes.
"D’après la législation russe, les propriétaires ou gestionnaires des centrales électriques ne peuvent non seulement pas les arrêter mais pas non plus ordonner des réparations sans autorisation" des autorités, a souligné M. Khristenko.
Début décembre, Anatoli Tchoubaïs, le patron du monopole russe de l’électricité SEU, avait invité les investisseurs étrangers dans le secteur, estimant que cela permettrait aux groupes russes d’acheter des actifs énergétiques à l’étranger.
M. Tchoubaïs avait souligné qu’il ne serait "pas correct à l’étape actuelle" de laisser les étrangers acheter des réseaux de distribution d’énergie en Russie mais a estimé que ce serait possible "d’ici trois ou quatre ans".
Le secteur de l’électricité russe fait l’objet d’une vaste réforme qui doit déboucher sur sa libéralisation et permettre l’arrivée des investissements privés nécessaires à sa modernisation.