Dans son discours, la présidente du Parlement géorgien a longuement fait miroiter l’intérêt pour les membres de l’Union européenne d’appuyer la Géorgie dans son conflit diplomatique avec la Russie.
La présidente du Parlement géorgien Nito Bourdjanadze a affirmé lundi à Paris que les tensions entre la Russie et la Géorgie étaient liées à la volonté de Moscou de contrôler l’approvisionnement en gaz et en pétrole de l’Europe.
"Un des motifs, sans aucun doute" de l’"appui ouvert" de Moscou aux indépendantistes des deux régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud "réside dans la quête par la Russie d’un monopole dans le secteur de l’énergie", a déclaré Mme Bourdjanadze devant l’assemblée de l’Union de l’Europe occidentale (UE0), en session plénière.
Dans son discours, la présidente du Parlement géorgien a longuement fait miroiter l’intérêt pour les membres de l’Union européenne d’appuyer la Géorgie dans son conflit diplomatique avec la Russie : "La Russie cherche intentionnellement à éliminer toute possibilité pour l’Europe de contourner le territoire russe pour l’acheminement des hydrocarbures".
"Nous nous souvenons tous à quel point la Russie a vivement objecté à la construction de l’oléoduc" qui relie Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, au port méditerranéen de Ceyhan en Turquie, via Tbilissi, a-t-elle ajouté.
L’importance stratégique de la région du Caucase sud n’a fait que croître ces dernières années avec la construction de nouveaux pipelines reliant les zones riches en hydrocarbures de la mer Caspienne à la mer Noire et à la Méditerranée", a poursuivi Mme Bourdjanadze.