Malgré le boom pétrolier et les milliards que certains nouveaux riches russes ramassent, le reste du pays sombre dans l’horreur et la criminalité provoquées par un désespoir et une pauvreté inimaginable.
Coupée des moyens de production, sans aucune possibilité de travail, la population ressemble de plus en plus à une horde sauvage. Remplir les prisons ne sert à rien puisqu’elles sont surpeuplées, les détenus restent debout et ne dorment que quelques heures par jour, allongés par terre, chacun leur tour.
Ces crimes sont affreux, on tue pour une bouchée de pain, pour une paire de boucles d’oreilles, pour une bouteille de vodka. En Sibérie, on vend ses enfants aux chauffeurs de poids lourds. Un million d’enfants errants et autant de morts par an en Russie…
Un seul exemple, cette histoire banale de crime qui s’est déroulée à Makeevka en Ukraine :
Le 18 décembre 2006, les enfants jouent dans la cour d’un immeuble quand ils aperçoivent les restes de jambes humaines qui sortent d’un tuyau de canalisation...
Ils appellent aussitôt leurs parents qui découvrent les restes d’un cadavre. La police ukrainienne découvre des traces de sang qui mènent vers un appartement.
La suite est horrible : la veille, un couple autour de la quarantaine, M. et Mme Chutov, invite leur ami, M. Novikov, chez eux. Ils se saoulent ensemble (le sport national en Ukraine et en Russie) et la bagarre éclate pour des raisons pécuniaires. Chutov poignarde Novikov.
Le couple découpe et désosses le cadavre comme le témoigne ses photos. Ils rangent ‘la viande’ dans le frigo et en font cuire une partie...
Cette histoire n’est pas rare : dans le même quartier en 2004, deux vagabonds ont tué leur camarade, puis l’ont découpé et ont mangé son foie.