Le lundi 18 décembre 2006 le patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie a reçu dans sa résidence de travail à Moscou le nouvel ambassadeur de la République Française en Russie, M. Stanislas de Laboulaye.
Le patriarche de Moscou et le nouvel ambassadeur de France en Russie : "La présence de l’Eglise orthodoxe russe en France a une longue histoire".
Le lundi 18 décembre 2006 le patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie a reçu dans sa résidence de travail à Moscou le nouvel ambassadeur de la République Française en Russie, M. Stanislas de Laboulaye.
M. de Laboulay avait trois jours auparavant rencontré le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kalininrad, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.
En s’adressant à l’ambassadeur de France, le patriarche Alexis a affirmé : "Nous nous rappelons bien que même à l’époque de la guerre froide, les relations entre nos deux pays étaient marquées par une véritable coopération ; jusqu’à ce jour, la proximité entre nos deux pays est plus grande qu’avec les autres grands Etats. Nous espérons que votre activité à Moscou servira à préserver et à affermir cette situation".
En parlant de la présence de l’Eglise orthodoxe russe en France, le patriarche Alexis a souligné qu’elle "possède une longue histoire et remonte à la moitié du XVIIIe siècle, lorsqu’une église y fut fondée par décision du Saint-Synode. Au XIXe et au début du XXe siècles l’Etat russe, avec le soutien de la famille impériale, bâtit en France des magnifiques églises pour les nombreux Russes qui travaillent ou passent leurs vacances en France. L’activité pastorale de l’Eglise orthodoxe russe reçut une plus grande envergure lorsque votre pays offrit l’hospitalité à nos nombreux compatriotes qui avaient quitté la Russie après la révolution et la guerre civile".
"Aujourd’hui, a poursuivi le patriarche, le nombre des fidèles de l’Eglise orthodoxe russe en France ne cesse d’augmenter ; c’est la raison pour laquelle nous devons renforcer notre travail pastoral et notre présence en France. Nous espérons rencontrer la compréhension de la part des dirigeants de votre pays".