Quatre ans après avoir remporté le Lion d’or à la Mostra de Venise avec Le Retour, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev débarque pour la première fois à Cannes en venant y présenter en Compétition son deuxième long-métrage, Le Bannissement.
Ce drame, librement adapté de la nouvelle de William Saroyan, Matière à Rire, nous raconte comment l’annonce d’une naissance suffit à faire imploser une famille. Le cinéaste retrouve pour l’occasion Konstantin Lavronenko, qui incarnait le père dans Le Retour.
Interrogé sur le succès critique de son premier film, couvert de prix à travers le monde, et la pression qui s’exerce aujourd’hui sur lui avec Le Bannissement, le réalisateur affiche sérénité et détachement : « Le syndrome du deuxième film est un mythe et il faut s’en débarrasser. La seule chose qui puisse te rendre justice est ce que tu fais, c’est-à-dire le film. C’est très exactement pour cette raison que le film est un but – et non un moyen de prouver quelque chose. »