La guerre civile qui oppose les ’Rouges’ communistes et les ’Blancs’ tsaristes’, elle a généré huit à dix millions de morts. La majorité des russes blancs s’exile en France.
Russe blanc est un terme désignant les nobles, les partisans et les nationalistes tsaristes lors de la Révolution russe de 1917. Fidèles au Tsar Nicolas II de Russie, les Russes blancs des Armées blanches luttent contre l’Armée rouge bolchevique de Lénine.
Livre ’La guerre civile russe 1917-1921. Armées paysannes, rouges...’ par Jean-Jacques Marie
De la révolution d’octobre 1917 aux derniers événements de 1922, la guerre civile russe a fait des ravages : des millions de morts, épidémies de typhus et de choléra, famine et misère, terreur et déportation des populations. On connaît surtout la lutte des rouges contre les Russes blancs. Mais une troisième force issue du monde rural émergeait. Bandes de pillards ou années de partisans, paysans insurgés, les "verts" se sont battus contre les blancs et les rouges : ils ont refusé la circonscription, la réquisition de récoltes ou se déclaraient pour la liberté du commerce et contre la dictature de la ville, rejetant les "communes", anarchistes, socialistes révolutionnaires ou ultra-nationalistes. Leur histoire est ici revisitée à la lumière de documents russes, souvent inédits en français, traduits par Jean-Jacques Marie. Ces témoignages sont rares. Ils ont disparu ou ont été qualifiés de "bandits" ; Staline les a gommés de l’histoire pour réduire la révolution à un conflit manichéen. L’historiographie, quant à elle, leur réserve une place presque inexistante. Le récit des événements - ponctué de ces textes et de témoignages forts - fait apparaître des acteurs mythiques : Makhno et son armée, le général Wrangel, les révoltés de Cronstadt, le baron fou Ungern ou le chef partisan Kotovski...
La guerre civile qui oppose les "Rouges" communistes et les "Blancs" tsaristes", elle a généré huit à dix millions de morts. La majorité des russes blancs s’exile en France.
Livre ’Les Russes à Paris 1919-1939’ par Hélène Menegaldo
Des Russes que l’on dit " blancs ". Un adjectif bien mystérieux... Quels chemins ces populations ont-elle suivi ? Au fil des témoignages, des hommes et des femmes racontent, non pas une mais plusieurs émigrations qui se regroupent dans différents quartiers de la ville. Ils évoquent la capitale française, les lieux d’implantation, les difficultés quotidiennes, l’intégration. A Montparnasse, les intellectuels et les artistes ont trouvé leur repaire, la Ruche ; à Pigalle, les cabarets et les ateliers de couture exploitent la mode russe, alors à son apogée ; à " Billankoursk ", les usines Renault embauchent encore à tour de bras... Pour mieux appréhender cette communauté, adressons-nous aux taxis, véritable mémoire itinérante, et laissons les chauffeurs, ancien officier, aristocrate ou ouvrier, égrener pour nous, entre mythe et réalité, leur histoire et leurs souvenirs...