Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé que ’la Russie n’est pas prête à négocier sur le Kosovo et l’Occident doit le comprendre’.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé que ’’la Russie n’est pas prête à négocier sur le Kosovo et l’Occident doit le comprendre’’. Quelle est votre réaction ?
Nous avons pris note des déclarations du chef de la diplomatie russe.
Je vous rappelle notre position qui est aussi celle du Groupe de contact dont la Russie fait partie. Nous souhaitons que les deux parties parviennent à une solution de compromis et prennent part à la négociation sans a priori et dans un esprit constructif, afin d’aboutir dès que possible à une solution concernant le statut futur du Kosovo.
Nous apprécions le travail fait en ce sens par les trois négociateurs, européen, russe et américain, dans ce dossier très difficile qui est d’abord, comme l’a rappelé le président de la République la semaine dernière, un dossier européen.
Comment jugez-vous la relance des pourparlers entre la troïka et les parties serbes et albanaises du Kosovo jeudi dernier ? Selon vous, que peut-on espérer de ces discussions compte tenu de la dernière déclaration de M. Lavrov sur l’intransigeance de la Russie ?
Les travaux de la troïka apportent une contribution très positive à la recherche d’une solution acceptée par les Serbes et les Albanais du Kosovo avant le 10 décembre.
Les deux parties ont fait preuve jeudi à Vienne d’un esprit constructif et se sont notamment engagées à s’abstenir de toute déclaration ou action pouvant nuire aux négociations.
Nous les appelons à continuer de travailler dans cet esprit constructif.