Les ministres européens des Affaires étrangères cherchent la façon d’améliorer leurs relations avec Moscou lors de leur sommet avec le président russe Vladimir Poutine le 26 octobre au Portugal.
Les trois derniers sommets UE-Russie - devenus bi-annuels - ont été très tendus. Les désaccords entre Moscou et l’Union européenne, élargie depuis 2004 à plusieurs ex-satellites soviétiques, se sont multipliés, allant du projet de bouclier antimissile américain au statut du Kosovo en passant par l’énergie ou l’empoisonnement en Grande-Bretagne d’Alexandre Litvinenko, ex-agent russe devenu opposant au Kremlin.
La Russie et l’UE sont liées par un accord de partenariat depuis 1997. Elles veulent lancer des négociations pour l’élargir, en ajoutant notamment un volet énergétique jugé clé par des Européens inquiets de leur dépendance envers les hydrocarbures russes. Mais la Pologne s’y oppose et réclame d’abord la levée d’un embargo russe sur ses produits agricoles qu’elle juge politiquement motivé.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont reconnu que les relations UE-Russie étaient devenues un casse-tête, mais soulignent que Moscou constituait un partenaire stratégique incontournable pour les Européens : "En Russie, beaucoup de choses sont très, très complexes : démocratie, droits de l’Homme, il y a des rechutes, c’est vrai. Mais stratégiquement, on fait une grande faute si on pousse la Russie vers l’est, vers la Chine, la Russie, l’Inde ou l’Iran, et on a intérêt, même si c’est très difficile, à l’avenir avec la Russie".