J’attire votre attention sur le sujet important que constituent les relations avec la Russie.
Je saisis l’occasion pour vous distribuer la déclaration qui a été faite en marge du Sommet franco-britannique la semaine dernière, à propos de la Russie. Je voudrais en faire un bref commentaire : "La France qui est à l’origine de l’Acte Fondateur des relations OTAN/Russie en 1997 entend répondre au choix stratégique du président Poutine qui est un choix de modernisation. Cette réponse, nous l’apportons au niveau bilatéral mais aussi dans différentes enceintes internationales, à l’Union européenne, à l’OTAN, dans le G8. Elle ne concerne donc pas que l’OTAN. En ce qui concerne l’OTAN, nous sommes néanmoins d’accord pour des contacts avec la Russie à 20. Cette nouvelle enceinte ne doit pas être purement symbolique comme avant, mais doit correspondre à une véritable relation nouvelle qui porte sur des sujets de substance et qui puisse donner lieu à des co-décisions avec la Russie. Quels sujets ? Cela pourrait être des sujets militaires et de défense, qui sont au cœur des compétences de l’OTAN : désarmement, maîtrise des armements, évaluation de la menace balistique, renforcement des instruments de lutte contre la prolifération balistique. Cela pourrait être aussi la question des défenses antimissiles de théâtre, voire les aspects militaires du contre-terrorisme (échanges de renseignements, protection des forces, infrastructures militaires). S’agissant des opérations, on pourrait envisager la planification et la conduite de véritables opérations conjointes OTAN/Russie (planification opérationnelle et direction stratégique à 20, participation de la Russie à la chaîne de commandement)".
Porte-parole du ministère des Affaires étrangères