Les ministres du Groupe de contact (Allemagne, Etats-Unis, France, Italie, Royaume-Uni, Russie) se sont réunis hier à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette réunion a permis de confirmer l’unité de vue des six pays membres du Groupe de contact quant au processus sur le statut du Kosovo.
Les ministres ont exprimé leur entier soutien à l’action de la troïka, et salué la décision d’organiser dès aujourd’hui à New York une rencontre directe entre les délégations de Belgrade et de Pristina.
Saluant l’engagement des parties à s’abstenir de tout acte ou déclaration pouvant nuire aux négociations, les ministres les ont encouragés à saisir cette opportunité de parvenir à un règlement négocié. Ils ont rappelé que le statu quo n’est pas tenable et que le processus ne pourra être bloqué unilatéralement par l’une ou l’autre des parties.
Les ministres ont souligné que le règlement du statut devait être acceptable pour le peuple du Kosovo, assurer la stabilité de la région, ainsi que la mise en oeuvre des normes nécessaires au maintien d’un Kosovo multi-ethnique. Les ministres du Groupe de contact ont également rappelé que les propositions de l’envoyé spécial Martti Ahtisaari restaient sur la table, et se sont cependant dits prêts à soutenir toute proposition alternative qui recueillerait l’accord des deux parties.
Les ministres ont exprimé leur espoir que les élections du 17 novembre au Kosovo se tiennent dans le calme et la sécurité, avec une participation de toutes ses communautés.
(Est-ce que vous pouvez nous expliquer lorsqu’on parle de soutenir toute proposition alternative qui recueillerait l’accord des deux parties ? A quelle proposition alternative vous faites allusion ?)
Ce seraient des propositions qui viendraient des parties, qui seraient des solutions ou des propositions agréées par elles. Dans cette déclaration, nous disons que sommes prêts à examiner et à soutenir des propositions qui émaneraient des parties dans ces conditions.
(Y compris la partition du Kosovo ?)
Vous verrez que le mot ne figure pas dans la déclaration.
(Est-ce que la France considère que la résolution 1244 de 1999 concernant le Kosovo permet une indépendance du Kosovo sans l’autorisation de Belgrade ?)
Nous nous situons dans le cadre d’aujourd’hui qui est celui des négociations qui sont engagées et qui se poursuivent, avec un rendez-vous important aujourd’hui à New York sous l’égide de la Troïka, avec un rendez-vous le 10 décembre pour examiner le résultat que nous espérons positif de ces discussions. Voilà la perspective dans laquelle nous nous plaçons.
(Vous êtes satisfaits des discussions que vous avez eues avec les Russes ? Vous avez noté un progrès dans la position russe ?)
Si vous relisez la déclaration que je viens de faire, il est souligné que la réunion qui s’est tenue hier a permis de confirmer l’unité de vue des six membres du Groupe de contact. Ce qui signifie que l’ensemble des membres du Groupe de contact souscrit au contenu de cette déclaration. Et c’est important.