Des milliers de Géorgiens ont manifesté vendredi devant le parlement, dans une des plus importantes démonstrations de rejet du président depuis son arrivée au pouvoir en 2003.
La situation s’est tendue en Géorgie où l’ex-ministre de la Défense Irakli Okrouachvili a été arrêté après avoir porté de graves accusations d’assassinats commandités contre le président Saakachvili.
Des milliers de Géorgiens ont manifesté vendredi devant le parlement, dans une des plus importantes démonstrations de rejet du président depuis son arrivée au pouvoir en 2003.
Irakli Okrouachvili, ancien personnage clé du gouvernement géorgien pro-occidental, a été arrêté jeudi après avoir accusé M. Saakachvili d’avoir par le passé ordonné le meurtre de personnalités.
M. Okrouachvili a affirmé n’avoir pas obtempéré aux ordres du président.
Des responsables gouvernementaux géorgiens ont rejeté ces accusations, les qualifiant de "sans fondement et fausses".
Les critiques de M. Saakachvili ont accusé de leur côté le président de tenter de réduire au silence un rival potentiel. Ils ont estimé que l’arrestation de M. Okrouachvili, qui dirige un tout nouveau parti d’opposition, le Mouvement pour une Géorgie unie, ternissait la réputation de démocrate réformateur dont jouit à l’étranger le président géorgien.
Mikheïl Saakachvili a prononcé mercredi à la tribune de l’ONU un discours enflammé où il a accusé la Russie de "subversion" en Géorgie et a vanté le bilan de son gouvernement en matière de démocratie.
Pour Giorgi Khaindrava, un ministre limogé en 2006, l’arrestation d’Okrouachvili montre que la Géorgie est en crise politique et que des élections anticipées devraient être organisées.
"Une organisation criminelle dirigée par Saakachvili est au pouvoir en Géorgie", a-t-il affirmé, "la seule solution serait une démission du président, la dissolution du Parlement et des élections anticipées".