Sots Art - art politique en Russie de 1972 à aujourd’hui
Mais qu’est-ce donc le Sots Art ? Encore une nouvelle lubie du monde artistique ? La réinterprétation d’œuvres loufoques ? Rien de tout cela. Le terme Sots Art - à partir des mots ...
Art et socialisme – ainsi dénommé par analogie avec le Pop Art, nous provient de la lointaine Russie. Il désigne un mouvement qui, élaboré sous l’impulsion de deux artistes moscovites,Vitaly Komar et Alexander Melamid à partir du début des années 70, s’est affirmé comme le premier mouvement original en Russie depuis les avant-gardes des années 1920.
En plein cœur d’un régime politique parfois adulé, souvent critiqué, la voix des artistes s’élève pour amplifier les effets. Entre la démarche de dénonciation de la première génération des artistes « non-conformistes », le Sots Art propose une autre voie, celle de l’appropriation des images et des slogans de la propagande pour la rendre grotesque. Emergent dans les années 70, le Sots Art devient un style dominant de la Pérestroïka aussi bien dans le domaine des arts plastiques que dans l’architecture, le design ou le cinéma. La Maison Rouge nous invite à la découverte de ces œuvres emblématiques, vues et admirées à travers le monde, provenant pour la plupart des collections de la galerie moscovite Tretiakov.
Quelque 160 oeuvres retraçant les développements du « Sots Art », le premier mouvement artistique soviétique né dans les années 1970, « sont parties à Paris lundi, mais une dizaine d’oeuvres ont été finalement retirées de la liste », a indiqué Mme Tian.
La porte-parole de la galerie moscovite, où l’exposition a été présentée en mars dernier, n’a toutefois pas pu préciser qui parmi les responsables russes pouvait être à l’origine de l’interdiction des oeuvres qui devaient être présentées à la Maison rouge à Paris.
Lundi, le ministre russe de la Culture, Alexandre Sokolov, avait dénoncé la future « exposition comme une honte pour la Russie », tout en ajoutant qu’il s’agissait de « son avis personnel ». Cité mardi par le quotidien Kommersant, M. Sokolov a estimé que l’exposition présentait « des oeuvres pornographiques dont celle représentant deux policiers qui s’embrassent ».
Selon Mme Tian, parmi les oeuvres qui sont finalement restées à Moscou figure justement le photo-collage « Ere de charité » créé par le duo « Nez bleus » (Viatcheslav Misine et Alexandre Chabourov) en 2004, montrant deux policiers s’embrassant sur la neige dans une boulaie.
Un autre photo-collage interdit représente le président ukrainien Viktor Iouchtchenko et l’égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko, tous les deux nus.
« Sots Art », dénommé ainsi par analogie avec le Pop Art, à partir des mots art et socialisme, s’approprie les images et les slogans de la propagande pour les rendre grotesques. Clandestines à l’époque soviétique, elles étaient des manipulations ludiques de la rhétorique du pouvoir.
LA MAISON ROUGE - Fondation Antoine de Galbert
10, boulevard de la Bastille
75012 PARIS
Métro : Bastille

Infos 24H/24
Diplomatie
Economie
Orthodoxie
Politique
Société
Corruption
Tribune libre
Agenda culturel
Cinéma russe et soviétique
Gastronomie
Histoire de la Russie
Liens utiles
Littérature
Livres
Musique
Théâtre
Alphabet cyrillique
Carte de France
Le Russe par département
Livres bilingues
Etudier le russe à Paris
Préparation au voyage
Agences spécialisées
Infos pratiques
Sites Patrimoine de l'Unesco
Moscou et les environs
Saint-Pétersbourg
Les traditions russes
La Russie administrative
Le Birobidjan
Les Kraïs
Les Oblats
Les Républiques autonomes
Les Territoires autonomes
Adresses utiles
Carte de France
Les villes jumelées
Approche du marché russe
Salons et Foires
Financements
Certification
Antiquités russes
Espace Emploi
Page d'accueil
Artisanat russe
Contact
Forum de discussion
Liens utiles
Petites annonces
Tribune libre
RU
Version imprimable
